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L'Algérie au passé lointain. De Carthage à la Régence d'Alger
Simon Jacques
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296139640
L'histoire de l'Algérie ne débute pas en 1830 et le régime algérien actuel n'est pas le retour à la Régence, après la fermeture de la parenthèse coloniale. Tout commence avec Carthage dont le millénaire a imprégné les royaumes berbères dans tous les domaines : la langue, l'économie, l'organisation de l'Etat, l'urbanisation, les arts et les techniques, les coutumes et la religion, avec le dieu principal Ba'al Hammon, version punique de l'Adonaï hébreu, les pratiques religieuses, les temples et le clergé. Carthage détruite, son héritage sera conservé par les cités puniques et les royaumes berbères de Jugurtha et Massinissa. L'Afrique romaine connut la prospérité et une intense urbanisation. A partir des Sévères, l'Afrique affirme son identité berbère dans la vie sociale, politique, municipale, militaire et religieuse avec la diffusion du culte de Saturne, simple romanisation du Ba'al-Hammon/Adonaï. Le christianisme s'implanta et prospéra avant d'être rejeté quand Augustin fit appel à l'administration pour combattre le judaïsme, les hérésies, le paganisme, le donatisme et les révoltes des circoncellions. L'occupation vandale et byzantine fut éphémère et ce sont Koseila et la Kahena, les chefs des tribus berbères christianisées et judaïsées, qui combattirent les Arabes. L'islamisation et l'arabisation qui suivirent, ne furent acceptées que remodelées pour s'intégrer dans le creuset berbère. Le Maghreb connut une certaine "renaissance", mais après l'invasion hilalienne, la coupure de la Méditerranée en deux blocs hostiles et la Reconquista d'Al-Andalus, le Maghreb se fragmente. Menacée par les Espagnols, Alger fit appel aux corsaires turcs, les frères Barberousse. La Régence d'Alger qu'ils créèrent prospéra avec l'industrie de la course, sans jamais devenir un Etat assurant les différentes fonctions régaliennes : l'administration, l'économie, la monnaie, l'éducation et tous les services publics. Plaquée sur le pays réel, la Régence disparut après la première bataille et c'est le monde berbère arabisé ou non qui s'opposera à la conquête française. Il survivra ensuite en s'adaptant pour resurgir, quand les Kabylies et les Aurès devinrent les bastions de la révolution algérienne. L'Histoire n'est pas finie.
En mai 1958, quand de Gaulle arrive au pouvoir par un pronunciamento qu'il a piloté, il entend redresser la France et la débarrasser de l'Union française comme du boulet algérien, pour lui redonner sa Grandeur. L'État fort installé, de Gaulle reprend le contrôle de l'armée liée aux Français d'Algérie, lance le plan de Constantine et propose "la paix des braves'. Le 16 septembre 1959, il se prononce pour l'autodétermination, qu'il ne cherchera jamais à appliquer. En effet tandis qu'il charge Challe de gagner la guerre, il informe le GPRA de sa préférence pour une Algérie autonome au sein de la Communauté africaine. Pour la réaliser, il pousse les Pieds-Noirs à la révolte (semaine des barricades). Soutenu par la métropole, de Gaulle rétablit l'ordre. Il renforce ses pouvoirs, épure l'administration et la hiérarchie militaire et parle d'une"Algérie algérienne."En mars 1960, les conditions existaient pour que le peuple algérien (Européens et Musulmans) choisisse son destin par un référendum. L'autodétermination était acceptée par la grande masse des Algériens, les chefs de l'ALN intérieure (Si Salah) et le MNA. Mais de Gaulle préféra s'entendre avec le GPRA coupé de l'intérieur et qui avait perdu la guerre. L'abandon de l'Algérie annoncé à Melun provoque la révolte des anciens chefs de l'armée. Le putsch des généraux réduit, les négociations reprennent à Evian I, à Lugrin, aux Rousses puis à Evian le 19 mars 1962 où de Gaulle accepte toutes les conditions du GPRA. Commence alors l'exode massif de toute la population européenne et des milliers de harkis. En s'appuyant sur une importante documentation et le témoignage de plusieurs acteurs français et algériens, Jacques Simon s'est efforcé de comprendre les raisons d'une guerre si longue et si désastreuse, alors qu'une solution pacifique et démocratique était possible, dès 1959. Biographie de l'auteur Jacques Simon est né à Palat (Algérie) en 1933. Lycéen à Tiaret, Mascara et Alger, puis étudiant à Paris (Lettres et Droit). Il participe en 1956 à la création de l'Union Syndicale des Travailleurs Algériens (USTA) qui sera soutenue par la Fédération de l'Éducation Nationale, la gauche socialiste, A. Breton, A. Camus, E. Morin... Jacques Simon a dirigé plusieurs journaux et revues (L'Étincelle, Tribune algérienne, Libre Algérie, Cirta). Docteur en histoire, il préside le Centre de Recherche et d'Etude sur l'Algérie contemporaine (CREAC)."
Dès 1927, l'Etoile Nord-Africaine, portée par le prolétariat algérien émigré en France, préconisait l'élection au suffrage universel par tous les habitants de l'Algérie d'une Assemblée constituante pour fonder une nation algérienne démocratique. Pendant la Révolution, le FLN l'emportera sur le MNA qui défendait la Constituante. Le FLN édifiera un Etat fondé sur le parti unique. Donc aujourd'hui, la Constituante reste d'une actualité brûlante.
Messali Hadj est né en 1898 à Tlemcen dans une famille modeste dont le père est un Koulougli, membre de la confrérie des Derkaoua. Messali fréquente l'école de façon intermittente car il doit gagner sa vie en exerçant de petits métiers. Mobilisé en 1917 à Bordeaux, il s'intéresse à la révolution russe, au Congrès des peuples de l'Orient de Bakou, aux victoires de Mustapha Kemal, allié de Lénine, au congrès de Tours. En 1923, de retour à Tlemcen, Messali refuse la condition sociale et politique d'indigène. En octobre, il se rend à Paris. Là, il trouve un emploi, rencontre son épouse et se passionne pour la vie politique. En 1926, il adhère à la CGTU, au PCF et à l'Étoile Nord-Africaine. Devenu permanent du PCF et secrétaire général de l'Etoile, Messali la représente en février 1927 au Congrès international de la Ligue anti-impérialiste de Bruxelles, où il prononce un discours radical qui fonde le nationalisme algérien. Contesté puis combattu par le PCF et le Komintern, Messali et ses partisans, surtout des ouvriers kabyles, refondent l'Etoile en liant le problème de l'indépendance à l'élection d'une Assemblée constituante, à l'émancipation totale du peuple algérien et à l'unité des peuples du Maghreb. Pour réaliser ce programme, l'Etoile participe à tous les combats de la classe ouvrière française. Ce livre de Jacques Simon est le bienvenu pour une étude sur les origines, la nature du nationalisme algérien et l'histoire longue de son immigration, composante positive de l'identité française.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.