Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Biographes de Messali Hadj
Simon Jacques
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296098688
Le 16 septembre 1959, le général de Gaulle prononçait un discours sur le droit du peuple algérien à l'autodétermination. Le lendemain, Messali Hadj se réjouissait de voir la France reconnaître au peuple algérien, le droit de se constituer en nation souveraine à travers un processus constituant. Cinquante ans plus tard, le peuple algérien n'a toujours pas élu d'Assemblée constituante, aucun point du programme nationaliste n'a été réalisé et le pays reste toujours dirigé par un régime militaro policier avec l'Islam comme religion d'Etat. La confiscation de la révolution algérienne par " la mafia des généraux " n'est pas tombée du ciel. Elle s'inscrit au contraire dans la lutte politique puis dans la guerre menée depuis 1927 par une coalition de forces réactionnaires, françaises, algériennes et internationales contre l'homme qui a incarné l'aspiration des masses algériennes à leur émancipation totale : Messali Hadj. A l'aide de résumés, de documents, de témoignages et de biographies d'acteurs et d'historiens de Messali Hadj, Jacques Simon s'est efforcé d'en faire la démonstration, dans chacune des parties, du mouvement nationaliste, de l'Etoile nord-africaine à l'indépendance. Il montre ensuite, avec une étude critique des deux biographes les plus connus du Zaïm algérien : Mohammed Harbi et Benjamin Stora, que leur action militante pour la signature d'un traité d'amitié entre les Etats algérien et français, assorti par une repentance de la France pour les crimes de la colonisation, s'est accompagnée d'une amnésie, allant parfois jusqu'à une interprétation très subjective et très critiquable de Messali Hadj.
En 1972, Aklouf (Jacques Simon), syndicaliste enseignant, ancien cadre de l'Union syndicale des travailleurs algériens (USTA) et Mustapha Ben Mohamed, ancien responsable du Mouvement national algérien (MNA) ont rencontré Pierre Lambert, dirigeant de l'Organisation communiste internationaliste (OCI). A l'issue de la réunion, la décision fut prise de regrouper tous les militants trotskystes d'Algérie et de France dans une même structure, rattachée à l'OCI, disposant d'une autonomie totale pour s'organiser et développer ses propres analyses sur la situation politique en Algérie et au Maghreb, en Afrique, au Moyen Orient et, en accord avec l'OCI, sur l'émigration en France. La tâche du Comité de liaison des trotskystes algériens (CLTA), regroupant une vingtaine de militants, était de tirer le bilan de la révolution algérienne, d'élaborer un programme politique sur l'Algérie en la replaçant dans le jeu des relations internationales, de former des cadres et d'intervenir dans la lutte des classes en Algérie et dans l'émigration. Pour se construire, le CLTA a publié Tribune Algérienne, organe d'analyse, d'agitation et de propagande sur le mot d'ordre de l'Assemblée Constituante Souveraine, une revue théorique, l'Étincelle et plusieurs brochures. Chaque année, le CLTA tenait une Assemblée générale qui tirait le bilan de l'activité menée, discutait de la situation politique, élaborait un plan d'orientation et d'action, précisait les tâches et élisait une direction. Dans ce livre, l'auteur, régulièrement élu à la direction, responsable de l'Étincelle, du travail syndical et de l'école de formation, montre comment le CLTA, à travers les batailles qu'il a menées, en France et en Algérie, a permis de faire passer le noyau initial au groupe puis à l'organisation. Après son affiliation au Comité pour la reconstruction de la Quatrième internationale (CORQI), le CLTA devient à son Congrès de l'été 1980, l'Organisation socialiste des travailleurs (OST) puis le Parti des Travailleurs, actuellement dirigé par Louisa Hanoune. Avec ce livre, Jacques Simon qui s'est appuyé sur la très importante documentation en sa possession, fournit une précieuse contribution à l'écriture de l'histoire sociale, politique et culturelle de l'émigration algérienne, en même temps qu'il établit que le CLTA constitue la matrice du Parti des Travailleurs, dont l'influence est réelle en Algérie.
Né en 1933 dans une famille juive d'Algérie, l'auteur parle de son enfance marquée par les lois antijuives de Vichy. Devenu un indigène et chassé de l'école française, il poursuit avec sa mère institutrice, sa scolarité dans une école juive de Tiaret, jusqu'à la fin de l'Algérie pétainiste. En 1945, la victoire des Alliés n'efface pas Dresde, Hiroshima, Sétif et Guelma, et l'Holocauste. Jacques Simon passe à Alger ses "bacs" et devient trotskyste pour combattre l'antisémitisme, produit de la putréfaction du mode de production capitaliste. L'étudiant à Paris suit la crise du MTLD et après le congrès d'Hornu s'engage en Algérie dans le combat du MNA pour une Assemblée constituante. Retour en France, fin 1955, il milite au PCI et dans le syndicat algérien l'USTA. Mobilisé, témoin à Alger de la "révolution du 13 mai, le tribunal militaire d'Alger le condamne et l'expédie dans une section spéciale à Ben Zireg (Sahara). Libéré en 1960, il est meurtri par l'abandon de l'Algérie au FLN, l'exode massif des Européens et le massacre des harkis. Journaliste à Alger en 1963, l'instauration d'un régime policier à coloration islamique l'effraie. En 1980, il soutient le printemps berbère, dirige avec Ali Mécili Libre Algérie et passe un doctorat d'histoire avec une thèse sur Messsali Hadj. A la suite de rencontres, de réflexions sur son vécu, d'articles et des 25 livres écrits, l'auteur estime que le judaïsme qui fut, depuis Carthage une composante de l'identité berbère, ne peut disparaître. C'est pourquoi il a rejoint le combat libérateur actuel des peuples berbères en défendant dans le congrès amazigh (CMA) les valeurs universelles du judaïsme.
Jacques Simon a dirigé Libre Algérie, fondé par Me Ali Mécili en 1986, sur la base des Accords de Londres, signés par Ahmed Ben Bella et Hocine Aït Ahmed. Il s'agissait de répondre à la répression de plus en plus massive contre les universités, les associations, les artistes et la jeunesse de Kabylie. Journal d'informations, d'analyses et forum pour un libre débat, Libre Algérie, tiré à 5 000 exemplaires, fut bien diffusé en Algérie et en France. Jacques Simon a regroupé dans quatre rubriques ses articles qui furent discutés dans les associations, par les étudiants, enseignants, syndicalistes et militants pour la démocratie en Algérie. La documentation apportée et les analyses faites leur ont été utiles pour comprendre les problèmes de l'Algérie, de l'immigration et du monde pendant les trois années qui ont précédé l'explosion sociale et politique d'Octobre 1988. Un numéro spécial de l'été 1987 comprenant 12 articles fournit une analyse fouillée des régimes de Ben Bella, Boumediene et Chadli. Une chronologie couvrant les années 1962-1986 complète avec des repères indispensables la compréhension de cette période. A un moment où l'écriture de l'histoire mixte franco-algérienne commence à s'effectuer, l'auteur a voulu faire œuvre utile en publiant cet ouvrage, à l'occasion du vingtième anniversaire de la parution du mensuel Libre Algérie.
L'histoire de l'Algérie ne débute pas en 1830 et le régime algérien actuel n'est pas le retour à la Régence, après la fermeture de la parenthèse coloniale. Tout commence avec Carthage dont le millénaire a imprégné les royaumes berbères dans tous les domaines : la langue, l'économie, l'organisation de l'Etat, l'urbanisation, les arts et les techniques, les coutumes et la religion, avec le dieu principal Ba'al Hammon, version punique de l'Adonaï hébreu, les pratiques religieuses, les temples et le clergé. Carthage détruite, son héritage sera conservé par les cités puniques et les royaumes berbères de Jugurtha et Massinissa. L'Afrique romaine connut la prospérité et une intense urbanisation. A partir des Sévères, l'Afrique affirme son identité berbère dans la vie sociale, politique, municipale, militaire et religieuse avec la diffusion du culte de Saturne, simple romanisation du Ba'al-Hammon/Adonaï. Le christianisme s'implanta et prospéra avant d'être rejeté quand Augustin fit appel à l'administration pour combattre le judaïsme, les hérésies, le paganisme, le donatisme et les révoltes des circoncellions. L'occupation vandale et byzantine fut éphémère et ce sont Koseila et la Kahena, les chefs des tribus berbères christianisées et judaïsées, qui combattirent les Arabes. L'islamisation et l'arabisation qui suivirent, ne furent acceptées que remodelées pour s'intégrer dans le creuset berbère. Le Maghreb connut une certaine "renaissance", mais après l'invasion hilalienne, la coupure de la Méditerranée en deux blocs hostiles et la Reconquista d'Al-Andalus, le Maghreb se fragmente. Menacée par les Espagnols, Alger fit appel aux corsaires turcs, les frères Barberousse. La Régence d'Alger qu'ils créèrent prospéra avec l'industrie de la course, sans jamais devenir un Etat assurant les différentes fonctions régaliennes : l'administration, l'économie, la monnaie, l'éducation et tous les services publics. Plaquée sur le pays réel, la Régence disparut après la première bataille et c'est le monde berbère arabisé ou non qui s'opposera à la conquête française. Il survivra ensuite en s'adaptant pour resurgir, quand les Kabylies et les Aurès devinrent les bastions de la révolution algérienne. L'Histoire n'est pas finie.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.