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Youssef ou la fidélité à soi - Une enquête sur l'engagement, la violence et l'exil
Siméant-Germanos Johanna
ANAMOSA
24,00 €
Épuisé
EAN :9782381911489
Fin 1978, Youssef Sassi est contrôlé à Marseille. Il est gravement violenté au commissariat. Malgré les mobilisations, il est expulsé en Tunisie, où il sera torturé, avant d'obtenir l'asile politique en Suède. Fin 1978, Johanna Siméant-Germanos a 9 ans ; de ce souvenir d'enfance, la politiste tire une enquête incarnée et passionnante sur l'engagement, la violence et l'exil. Fin 1978, Youssef Sassi est contrôlé à Marseille. Ce jeune Tunisien, arrivé en France comme saisonnier agricole en 1972, encarté à la CGT et proche de l'extrême gauche, marié depuis peu à une Française, exprime fortement son indignation. Amené au commissariat, il y est violenté. Après sa garde à vue, il porte plainte ; une mobilisation s'organise : c'est " l'affaire Youssef Sassi ". Il est expulsé six mois plus tard, et subit la torture en Tunisie. Une fois libéré, il gagne l'Europe du Nord et obtient l'asile politique en Suède. Fin 1978, Johanna Siméant-Germanos a 9 ans. De ce souvenir d'enfance, la politiste tire un récit passionnant. Retraçant la trajectoire de Youssef, elle raconte son histoire, à la fois extraordinaire et " banale ", tout en s'intéressant aux contextes et mondes sociaux qu'il traverse. L'ouvrage aborde ainsi les transformations de l'immigration de travail en France dans la seconde moitié du xxe siècle, comme les violences policières et l'expérience du racisme subi par les immigrés. Le livre, véritable plongée dans les mondes militants des années 1970, donne également à percevoir les différents environnements nationaux dans lesquels Youssef est amené à vivre. Johanna Siméant-Germanos, dont la voix se mêle à celle de Youssef, livre une enquête incarnée sur l'engagement, la violence et l'exil.
Résumé : Depuis 2006, de jeunes Africains partent en pirogue pour tenter d'atteindre l'Europe, dans un contexte où les politiques migratoires européennes contribuent à faire de la Méditerranée un cimetière. Cet ouvrage adopte le point de vue de la mobilisation féminine contre l'émigration au Sénégal, en analysant comment des femmes ont pris en charge le deuil et la perte d'un fils, en saisissant ce que les conditions de félicité de cette mobilisation devaient au monde du développement, aux formats médiatiques internationaux, au fait de se positionner contre l'émigration. L'enquête est d'ampleur avec près de 300 entretiens, 15 mois de terrain sur place, la constitution de différentes bases de données. L'articulation de la sociologie des mobilisations, du genre, du clientélisme, du Sénégal et du développement démontre que se mobiliser n'équivaut pas à protester, et que s'enfermer dans une telle conception légitimiste de la "bonne" mobilisation et du "bon" mouvement social tend mécaniquement à invisibiliser des formes de revendications et de prise en charge du malheur social particulièrement investies par les femmes.
Daho Grégory ; Pouponneau Florent ; Siméant Johann
Le 11 janvier 2013, dans une allocution télévisée, le président François Hollande annonçait que la France intervenait militairement pour venir en aide au Mali, alors que des groupes armés qualifiés de terroristes semblaient se diriger vers la capitale, Bamako. Cela marquait le début de l'opération Serval. Quoi de plus proche, en apparence, d'une décision souveraine et individuelle que cette annonce ? Le propos de cet ouvrage, appuyé sur un travail de terrain de plusieurs années (sources ouvertes, archives classifiées, entretiens, prosopographie...), est pourtant à rebours d'une perspective qui prétendrait isoler des moments discrets de la décision en en faisant une substance, saisissable et traçable : il s'attache à déplier ce que sont toutes les conditions plus générales de possibilité d'une entrée en guerre, et à identifier les luttes politiques et bureaucratiques au sein de l'appareil d'Etat dans lesquelles elle s'encastre. Il entend aussi montrer que l'on peut travailler empiriquement sur les sommets de l'Etat, fût-ce dans des domaines que l'on imagine verrouillés par le "secret défense" , et que les relations internationales relèvent, en cela, du travail ordinaire des sciences sociales.
Ravelli Quentin ; Siméant-Germanos Johanna ; Bonin
Résumé : Partie de la contestation de la taxe carbone, la re ? volte des Gilets jaunes a fait converger, en un mouvement d'opposition radicale a` l'E ? tat, de nombreuses revendications fiscales et sociales parmi les classes populaires franc ? aises. De`s le 17 novembre 2019, par l'occupation de milliers de ronds-points, puis l'instauration de manifestations sans corte`ges, le mouvement se de ? marque par des moyens d'action inhabituels. Au-delà` de cette originalite ? tactique, ce livre collectif de 21 chapitres regroupe ? s en 6 parties cherche a` explorer les ambivalences politiques qui rendent ce mouvement inclassable : ambivalences vis-a`-vis des syndicats, liens versatiles avec l'extre^me-droite organise ? e, formes diverses de re ? pression, judiciaire et policie`re, ambivalences du traitement me ? diatique, entre prescription et censure, puis ambivalences sociologiques qui permettent au mouvement de s'ancrer dans des milieux socioprofessionnels distincts, voire oppose ? s. L'ouvrage s'inte ? resse aussi aux limites temporelles du mouvement - qui qui a commence ? par le mouvement Cole`re de`s le mois de janvier 2018 et ne s'est jamais clairement termine ? - et à ses limites ge ? ographiques - a` partir de deux exemples mal connus : la Belgique et l'i^le de la Re ? union. Chaque contribution pre ? sente une e ? tude de cas ancre ? e dans des mate ? riaux empiriques et localise ? s, rassemble ? s lors d'enque^tes de terrain minutieuses, au long cours, dans des re ? gions diffe ? rentes, mais au service d'une conceptualisation de la notion d'ambivalence, si importante pour comprendre les formes contemporaines de contestation.
Résumé : Les activités technologiques d'alimentation permettent de mettre en application des notions étudiées dans plusieurs matières (hygiène, microbiologie, nutrition, alimentation...) avec différents objectifs : - Appliquer les techniques de base de la cuisine française ; - Mettre en valeur une préparation sur ses qualités organoleptiques ; - Justifier des transformations physico-chimiques en fonction des étapes culinaires ; - Adapter les proportions à des situations physiologiques : enfant, adolescent, femme enceinte, personne âgée... ; - S'adapter à la cuisine en collectivité ; - Rédiger le bon de commande et les fiches techniques ; - Maîtriser le risque sanitaire. Cette matière importante est présentée de manière détaillée. Les exigences de l'examen sont également abordés. - Dans chacun des 17 chapitres, les auteurs présentent tout d'abord : - L'ingrédient (composition, propriété, techniques de cuisson, proportion ...) ; - Puis plusieurs recettes sont décrites et illustrées pas à pas ; - Au total, le lecteur trouvera plus de 120 recettes illustrées de photos des résultats attendus ; - Mais aussi des conseils et astuces pour mieux comprendre et réussir la préparation ; - Un QUIZZ en fin de chapitre permet de faire le point sur les notions essentielles à retenir. - 7 TP corrigés : - Ils correspondent tous à des sujets types d'examens ; - Pour chacune des applications professionnelles les auteures indiquent les chapitres référents du livre ; - Dans chaque cas, 2 recettes sont à réaliser + le bon de commande + la fiche technique. - Des annexes fournissent de nombreuses données complémentaires (liste de matériel, calendrier de saison, modèle de fiche, etc.).
Les seins des femmes sont-ils le siège visible, désigné, ressenti du féminin ? Ils sont en tous cas au coeur de tensions à la fois intimes et sociales, voire politiques, enjeu de l'assignation des femmes à des normes immémoriales et lieu d'une émancipation revendiquée. Cet essai en dévoile les mille et un signaux à travers une enquête où les femmes livrent leur expérience vécue. Ronds, fermes et hauts, ni trop petits ni trop gros, à la fois sexy et nourriciers, les seins des femmes sont l'objet d'assignations, d'injonctions et de fantasmes innombrables. Or l'expérience de chacune et de chacun est bien loin de se conformer à ces idéaux. Ces standards sont donc fréquemment vécus comme un poison et les seins réels invisibilisé. Camille Froidevaux-Metterie a mené une enquête auprès de femmes de tous âges, qui déroulent le fil de leur existence au prisme de leurs seins : de leur apparition au port du soutien-gorge, de la séduction au plaisir sexuel, du poids des normes esthétiques à la transformation volontaire ou contrainte par la chirurgie, de l'allaitement à la maladie... Grands oubliés des luttes féministes, appartenant à la fois à la sphère intime et à la sphère sociale, les seins condensent le tout de l'expérience vécue du féminin contemporain, soit ce mixte paradoxal d'aliénation et de libération. Ce constat s'inscrit dans une dynamique puissante que l'autrice appelle "tournant génital du féminisme", mouvement de réappropriation du corps des femmes dans ses dimensions les plus intimes : mieux connaître les organes génitaux et leur fonctionnement, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, revendiquer l'accès à une sexualité libre et égalitaire placée sous le signe du consentement. Dans la pluralité de leurs formes et la liberté de leur condition, les seins participent de ce mouvement. Au cours de son enquête, l'autrice a réalisé des portraits des seins des femmes qui évoquent avec force en regard des verbatims et de l'analyse de cette "expérience vécue des seins".
Christian Sarton du Jonchay, Ernest Wrentmore, Marina Yurlova, Rudolf Höss, Jack Cornwell... Ces jeunes Français, Américain, Russe, Allemand ou Anglais sont nés entre 1899 et 1904 ; ce sont des combattants juvéniles, dont l'historienne Manon Pignot est allée chercher la trace dans les archives d'Europe et d'Amérique du Nord. Bien souvent camouflés, du fait du caractère illicite de leur engagement au sein des armées régulières, trouver ces "ado-combattants" relève du jeu de piste, tant les sources sont parcellaires, dissimulées. L'auteure interroge les raisons comme les modalités de l'engagement de ces adolescents, les obstacles aussi qu'ils ont dû surmonter et la manière, s'ils ont survécu, dont cette expérience de guerre les a marqués. Patriotisme, transgression et filiation, désir d'aventure et désir de guerre... C'est une histoire délicate à écrire, tant elle touche à nos conceptions contemporaines de l'enfance et de l'adolescence. Avec ce travail pionnier, Manon Pignot s'attaque à un angle mort de l'historiographie contemporaine.
Si le "dire vrai" et le "faire science" sont vitaux dans nos sociétés traversées par de multiples crises, des controverses sur les innovations technologiques au Covid-19, les mésusages de la science prolifèrent pourtant. Assumant à la fois sa charge polémique et un attachement à la connaissance scientifique pour elle-même, cet essai renoue avec un idéal éthique de la science. La " science " évoque des réalités très contrastées. Le mot est encore doté d'un certain prestige dans les sociétés où sa pratique a été mise en avant à raison. En ce sens, il dénote une recherche de la vérité qui, depuis l'essor des institutions scientifiques modernes tout au long du 19e siècle, n'ont pas cessé d'inspirer des communautés savantes toutes disciplines confondues. Ce sens n'en est pas moins relativisé aujourd'hui, car il sert à tout et n'importe quoi, notamment à faire passer des opinions pour plus vraies qu'elles ne le sont ou à faire prospérer le commerce d'usurpateurs. Sociologue des sciences et techniques, Arnaud Saint-Martin rétablit la pertinence de lieux communs et d'idées fondatrices de la science telle que nous devrions l'entendre. A partir d'exemples choisis, de la pratique de l'astronomie et d'autres sciences, il explique pourquoi il n'a jamais été aussi important de défendre l'établissement de vérités et de connaissances robustes sur le monde qui nous entoure. Cette recherche revêt en plus une grande valeur culturelle et appelle un certain sens du partage, les connaissances scientifiques constituant un patrimoine commun à entretenir quoi qu'il en coûte. On comprendra à la lecture que la défense et illustration de cette recherche sans fin est solidaire d'une politique de la science.
Santolaria Nicolas ; Chiara Matthieu ; Rufo Marcel
Après avoir mis sens dessus dessous le monde du travail de sa plume acérée dans Le Syndrome de la chouquette, Nicolas Santolaria, observateur perplexe de lui-même, s'intéresse dans ces nouvelles chroniques à la parentalité. Et si nos relations aux enfants était une des dernières aventures encore possibles dans la société du XXIe siècle ? Du choix d'un prénom qui en met plein la vue au casse-tête du changement de couche au radar en pleine nuit, des vertus éducatives de l'apéro aux goûters d'anniversaires pharaoniques qui finissent par ravager votre appartement, des résolutions intenables (" non, pas d'écran ! ") aux confinements qui font monter la pression (" qui m'a piqué mon ordi ? ") : la condition de parent est loin d'être un long fleuve tranquille, et chacune pourra se retrouver dans ces instantanés tendres et hystériques de la vie de famille. Observant à la fois ses deux fils en train de grandir et lui-même dans son apprentissage de la parentalité, Nicolas Santolaria, papa hélicoptère parfois au bord de la crise de nerfs, nous livre aussi en filigrane un portrait de nos sociétés, où l'enfant est devenu l'objet d'un culte narcissique sans précédent. Face à la tentation d'une éducation un peu trop " positive ", voire programmatique, qui répondrait préventivement à tous les maux du monde et serait devenue votre nouvelle carte de visite, il est grand temps d'accepter, avec humour, cette fatalité : malgré les chauffe-biberons connectés et les guides pour devenir de " Super Papas ", nous serons toujours des parents imparfaits. Alors relax ! Si vous avez oublié de lui faire réviser sa table de 3 et que votre enfant n'est pas le futur prix Nobel d'économie, ce n'est pas une raison pour le priver de Champomy. " (...) cet ouvrage servira, je suis sûr, à tous les professionnels de l'enfance, car le normal permet d'éclairer le pathologique. Voilà enfin de l'optimisme, de l'humour, une culture non pédante, inscrite dans le quotidien et le génie de l'enfance (...). " Marcel Rufo, extrait de la postface