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Entrer en guerre au Mali. Luttes politiques et bureaucratiques autour de l'intervention française
Daho Grégory ; Pouponneau Florent ; Siméant Johann
ULM
21,00 €
Épuisé
EAN :9782728807697
Le 11 janvier 2013, dans une allocution télévisée, le président François Hollande annonçait que la France intervenait militairement pour venir en aide au Mali, alors que des groupes armés qualifiés de terroristes semblaient se diriger vers la capitale, Bamako. Cela marquait le début de l'opération Serval. Quoi de plus proche, en apparence, d'une décision souveraine et individuelle que cette annonce ? Le propos de cet ouvrage, appuyé sur un travail de terrain de plusieurs années (sources ouvertes, archives classifiées, entretiens, prosopographie...), est pourtant à rebours d'une perspective qui prétendrait isoler des moments discrets de la décision en en faisant une substance, saisissable et traçable : il s'attache à déplier ce que sont toutes les conditions plus générales de possibilité d'une entrée en guerre, et à identifier les luttes politiques et bureaucratiques au sein de l'appareil d'Etat dans lesquelles elle s'encastre. Il entend aussi montrer que l'on peut travailler empiriquement sur les sommets de l'Etat, fût-ce dans des domaines que l'on imagine verrouillés par le "secret défense" , et que les relations internationales relèvent, en cela, du travail ordinaire des sciences sociales.
Initié dans le cadre du programme de recherche Sorbonne War Studies, cet ouvrage collectif, inédit en langue française, réunit une dizaine d'universitaires autour de la question de l'évolution de l'usage et des rôles des forces armées. 'Il contribue à renouveler la teneur des débats sur le contrôle démocratique des forces armées en promouvant un cadre analytique interdisciplinaire (Droit, Histoire, Science politique et Sociologie), et une démarche comparative (Franèe, Allemagne, Etats-Unis, Royaume-Uni). Le présent ouvrage insiste, en outre, sur la dimension méthodologique et empirique du travail d'enquête sur les politiques de défense et de sécurité.
Résumé : Qui connaît aujourd'hui Barthélemy Thimonnier, tailleur et inventeur de la machine à coudre ? Ses premières mécaniques furent détruites par des ouvriers. Ses brevets détournés. Thimonnier, qui croyait au siècle industriel, n'aura fait que le subir et sera effacé par le triomphe commercial de l'américain Singer. Le roman retrace cette contradiction, celle d'un homme qui rêvait de prospérité et que la croissance du capitalisme a précipité dans la misère et l'oubli. A la machine est aussi l'histoire d'une machine à coudre, achetée dans les années 60 en Algérie, qui accompagna la mère de l'auteure dans son exil en France.
Résumé : Blagues, dictons, citations, perles d'élèves, quiz spécial prof? Amusez-vous grâce à ce florilège indispensable ! * Tu sais que tu es prof quand? Pour toi l'année commence le 1er septembre. Une heure dure 50 ou 55 minutes. Tu es capable de mémoriser une centaine de prénoms en à peine quelques heures. Chez toi, tu n'as que des stylos rouges.
Est-il possible d'interroger des spécialistes de la discrétion ? Dans les mondes pluriels de la sécurité où le secret est à la fois une règle de conduite intériorisée et un dispositif administratif ordonné et réglementé, la question se pose avec acuité. Souvent, le secret, dans toutes ses formes, est évoqué comme une des difficultés principales dans l'investigation sociologique et l'usage des approches qualitatives : la recherche s'arrêterait là où le secret s'impose avec force et de manière non négociable. A l'encontre de cette forme de défaitisme méthodologique, qui fait du secret un obstacle incommensurable et une limite objective à la recherche dans les mondes de la sécurité, ce numéro de Cultures & Conflits entend montrer au contraire comment il est possible d'interroger les interactions au sein de ces lieux difficiles d'accès et "faire parler" ces professionnels de la confidentialité. Par des enquêtes empiriques originales, ce numéro de la revue expose les stratégies de recherche mises en place et offre une compréhension plus ordinaire du secret, de la confidentialité et de leurs effets sur les acteurs et les espaces institutionnels étudiés.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.