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Assise devant la mer
Silvain Pierre
VERDIER
14,20 €
Épuisé
EAN :9782864325857
Un homme se souvient de son enfance marocaine, tout entière captive de l'amour inquiet et jaloux qu'il voue à sa mère - elle-même séparée de son fils par ses rêves mélancoliques, ses attentes vides, et plus tard les secrets de l'adolescent. Désir, effroi, tendresse et provocation peuplent moins leurs paroles que leurs silences, car rien de ce qui constitue leur jeu, dans ce qu'il pourrait avoir de trouble et de cruel, ne saurait passer par le langage. Mais - complicité des enfances qui ignorent l'espace et les générations - c'est auprès de la fillette que fut sa mère, dans les étés de La Geneytouse, qu'il trouve grâce et apaisement. Le trajet amont dans le temps que le narrateur accomplit cette fois face à l'irréversible - sa mère vient de s'éteindre - opère paradoxalement en lui une métamorphose qui lui permet de dire je, tu - nous enfin réunis, confondus. Après Julien Letrouvé colporteur, Pierre Silvain nous livre ici, dans une langue très maîtrisée, un récit construit sur une étrange et fascinante mise en abyme.
Nul ne sait d?où vient cet homme qui marche - Julien Letrouvé, colporteur, fut un enfant abandonné - nul ne sait non plus où il va, sinon, peut-être, rejoindre, au bout de son errance, une femme qui l?attend dans son imagination égarée : celle qui lit les livres. z Car la première des deux rencontres éblouissantes et décisives qui nous sont contées dans le récit est celle d?une paysanne dont la voix et la présence, dans la chaleur souterraine de l?écreigne, enchanta les veillées de son enfance tandis qu?elle faisait la lecture, à une petite assemblée de femmes occupées à filer, des petits livres de colportage de la Bibliothèque bleue. La seconde aura lieu près du champ de bataille de Valmy - dans les premières années de la République, menacée sur ses frontières, et déjà saisie par le sombre pressentiment de la Terreur -, cette fois avec un jeune homme, déserteur de l?armée prussienne. Elle fera basculer son destin.
Quatrième de couverture Pierre Loti fut cet enfant sérieux et chimérique de Rochefort et je l'ai été bien des années après lui au Maroc, où dans son âge d'homme il voyagea. Sa sensualité, sa mélancolie, son goût du décor ont décidé de sa passion pour le vieux pays retranché de l'Europe, mais déjà menacé et bientôt investi par elle. J'ai chevauché avec lui des territoires vierges où la réalité se dissout dans l'éblouissement de la lumière ou l'abondance des pluies, comme dans son rêve vain d'un temps à jamais suspendu. Cette aventure maghrébine a aussi sa face secrète. Elle m'enseigne combien importent les commencements d'une vie, en ce qu'ils impriment à celle-ci sa vérité irrévocable. Et que c'est cette vérité-là qui rend le désir des retours tellement plus impérieux que l'injonction des départs. - P.S.
Résumé : Piaf avait besoin de la scène comme support du grand rêve, comme retour incessant et ennoblissant au bonheur d'exister. " C'est sur la scène, affirmait-elle, et sur la scène uniquement, que je vis d'amour. Parce que tous ces gens réunis pour m'écouter m'enlacent, me soutiennent, me couvrent de baisers. " Cette femme exprimait, avec toutes les vibrations de son corps, le tonnerre de sa voix, une sublimation charnelle, une danse d'amour sur les volcans. D'un homme à l'autre, elle devait lutter contre le froid qui l'habitait. Aurait-elle pu se manifester si ardente, si tendre sur scène, si le désir avait été exprimé ailleurs ? " Il n'y a que ma voix qui chante ", disait celle qui aura tout donné à la chanson, au théâtre, à son public et, bien sûr, aux hommes qui ont traversé sa vie. De Belleville à Carnegie Hall, et de la misère à la gloire, Silvain Reiner retrace l'existence passionnée de la " môme Piaf ", qui avait fait de la chance une partenaire.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.