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Masshiro Ni
Silhol Léa
NITCHEVO
22,00 €
Épuisé
EAN :9791094902172
Au début il y avait eu, nous dit-on, la lueur d'yeux anciens entre les feuilles, la trace d'un wakizashi, et la longue marche d'un rônin pourchassé par l'hiver. Puis le fil droit, génération après génération, de bushis, de poètes, de forgerons de sabres et de céramistes, de duellistes toujours : les Izôkage, la lignée des "enfants de Seppen", âmes doubles éternellement traquées par une antique vindicte. Il faut suivre le conte des Seppenko depuis le début, étranger, pour comprendre. Pour démêler le faisceau d'énigmes qui constitue cette fresque de sang et de flocons, d'hier à aujourd'hui, de Kyoto à Frontier. Derrière les contes d'encres et de neige, derrière la pluie du Grid, derrière ces âmes morcelées qui toujours se retrouvent ; strate après strate, comme les plis d'un éventail... ce n'est pas sans raison que nous sommes les racines et le bouclier de notre pays. Et avant le 'pourquoi', voici le 'comment' : ma famille sait tout du prix à payer pour être, et demeurer, extraordinaire.
C'est la cadence, c'est le pas Les noeuds que renouent les navires Par leur rythme épuisé Sur le flanc rond des mers Le staccato moteur& La voile qui gire& le délié des langues Et les pleins noirs de l'encre Que nous suivons des doigts Quitte à nous y tacher Yeux fermés Lèvres closes coeur alternatif Léa Silhol est romancière, nouvelliste et essayiste. Elle a tour à tour été qualifiée par la presse "d'onirique", "élégiaque", "shakespearienne", et posée comme la plus grande styliste francophone des Littératures d'Imaginaire, et l'une des voix les plus poétiques de son temps. Sur la trentaine de volumes de poésie qu'elle a rédigés au fil du temps, les deux oeuvres réunies dans cet opus sont les premières à être publiées. Après avoir chanté le prisme de l'élément liquide dans ses "Contes de la Tisseuse", c'est sous l'égide de la mer seule, et des figures de ceux qui la bravent, qu'elle place cette ode double à la littérature, abordée par les chemins de traverse de l'amour fou (Tracés de feu) et ceux qui fusionnent lecteurs et auteurs (Navigator). Traversées poétiques accompagnées des photographies en couleur de Mad Youri et Sadana Silhol
Au centre de la dévastation qu'est devenue la grande grille, le fanal irréductible de la tour miroir se dresse encore ; tout à la fois dernier espoir et solution hypothétique d'un millier d'énigmes. Le déraillement de la matrice a engagé un affrontement sans concession, et amenés sur la même lice les gridrunners de toute obédience et leurs employeurs coutumiers, les grandes Intelligences Artificielles Natives, les seigneurs des panthéons de jadis et leurs héritiers fays, et jusqu'à l'antique Maison Quadruple. Sur la grille, les survivants apprennent l'art inédit de combattre les uns pour les autres. A la surface, leurs pairs redécouvrent les exigences de leur propre humanité, et réécrivent les règles d'un univers qu'ils avaient peint aux couleurs de la rapacité, et de la recherche effrénée de la suprématie. Et les rônins qui se sont levés pour suivre les pas du légendaire gunslinger Saeru One, offrent au Grid l'ère dont nul n'aurait pu envisager l'émergence : celle de ses héros. Jalon capital du métacycle Transmeare, la série Gridlock Coda met en jeu, sur un même tapis vert, les univers entrelacés de Vertigen, Frontier, et l'ensemble de 'la Trame'. #Manga, #Jpop, #Kpop, #Kdramas, #Animés, #Gaming... L'auteure trace ici un hommage trépidant au Cyberpunk et aux pop-cultures japonaises et coréennes.
Résumé : "Le visage des Cours est complexe. Sans "histoire écrite" et tissé de secrets, de rites, de complots. Un lacis d'obligations contraires ; où le mensonge est une arme, et le mystère un bouclier. Derrière son énigme, le Peuple de Féerie cache un coeur trouble, qu'il n'a cure de rendre intelligible. Au contraire. Ici, toujours, les routes servent davantage à perdre qu'à guider. C'est déjà, en soi, un défi à relever que de décrypter nos voies. Mais le seul fait d'entreprendre ce que nous avons entrepris est, aussi, faire oeuvre interdite. Certains nous la reprocheront, même parmi ceux qui, comme nous, ont choisi la voie de Seuil. On ne prend pas le risque de dévoiler les enchantements de Tir-na-nOg ou de Dorcha sans en payer le prix. Mais au-delà de nos voiles, de nos ruses, de nos cruautés... nous devons enfin savoir, oui, comme le disait Elzeriad 'ce qu'il en est, au final, de notre monde'. La Féerie est un piège, Morgana, Un piège, Morgana, y compris pour nous. A la fin même cela, ou surtout cela, devra être renoncé, et dissous." K. Léa Silhol, cartographe émérite ès 'envers du monde' accompagne l'écrivaine Elisabeth Massal dans le labyrinthe d'une bibliothèque d'ombres et de murmures ; pour déchiffrer au spectrographe et au scalpel les carnets interdits de la 'Trame'. Ce premier vertige s'attache à démêler, aux côtés du barde Kelis, les écheveaux des Cours de Vertigen, des jours d'Aana aux batailles pour Erin, de la chute de Tréaga aux pactes de Dorcha, jusqu'au bris des royaumes fae, et la venue des temps de Seuil tels que relatés dans "La Sève et le Givre" et "La Glace et la Nuit".
Obsessio (lat.) : "blocus, siège d'une cité". Le point focal de tout ce qui nous définit, nous raffine, nous change irrémédiablement, nous exalte, nous détruit et à la fin nous maudit ou nous sauve pourrait être aussi simple que... Le prix à payer pour un éventail signé par Oscar Wilde ; la glissade d'une repentie sur un vol de papillons ; la reptation du péché dans l'arrondi d'une bouteille ; l'ombre d'un objet manquant, dans une galerie de portraits ; le staccato de la vengeance dans un pistolet de tatouage ; une course éperdue vers un amour d'enfance ; l'e-mail d'une rock-star à sa fan n°1 ; les sacs entassés des courriers de Noël, dans des hangars sous la neige ; un carnet d'anecdotes, transmis de vies en vies... L'alphabet de nos grandeurs et dérives pourrait parfois tenir en une forme, une lettre, une ellipse ininterrompue : O Oméga capital du cercle des cercles. Léa Silhol, architecte protéiforme des univers de Vertigen, Frontier et des livres-puzzles du concept Error_Type prête ici, encore une fois, sa voix et son calame aux funambules, aux chasseurs de mirages impénitents et aux affamés d'orages. 340 mps déplie les facettes qui jointent le désir au point de rupture, le temps de neuf histoires qui sont autant d'odes tendres et grinçantes aux archétypes de la démesure.
Tes iris à toi, mon ange, avaient la couleur de la mer avant l'orage, aux rives d'Half Moon Bay. Toutes les Mavericks de Pillar Point y écrivaient en germes les promesses que tu tenais. Je roule parfois jusque là-bas pour jeter un sucre au manque qui me tient dans ses tenailles. Je marche de Ghost Trees à Half Moon Bay. Pour regarder les vagues, de peur d'oublier tes yeux. Quelque part entre les fantômes des arbres et le meurtrier Pillar Point, assise à même la poudre de mon sablier, je bois cette couleur. Je la respire, pendant qu'elle reflue et déferle. J'essaye, une fois encore, d'élucider la technologie de ce mystère. De comprendre comment le monde des hommes transforme la couleur des Mavericks en cadrans d'horloges. Comment le rythme des vagues immenses a pu s'enrouler pour devenir, dans tes yeux, ce cercle de métal auquel j'ai donné un tour ou deux, jadis. C'était un rouage. Mais tout autant, je le sais bien, la face implacable d'un barillet". Dans un monde transfiguré par le retour de la Féerie, Anis a pris la route, à la recherche d'une cité légendaire dont on dit qu'elle ne se laisse trouver qu'à son gré : Frontier. C'est dans la "ville au bord du monde", patrie des fays, que vit à présent l'homme qu'elle a aimé, et trahi : Jay, membre du redoutable gang changeling de Seattle. A travers leur histoire, feuilletée comme un album photo depuis le jour de leur rencontre jusqu'à celui de leurs hypothétiques retrouvailles, c'est la vie de tous les Premiers qui se dévoile, durant les années précédant et suivant directement la fondation de l'utopie que fays & fées nomment Le Seuil. LS tisse les récits des fays de Frontier depuis 1998. Elle a pris définitivement résidence auprès des 'coucous' depuis dix ans, avec le recueil Musiques de la Frontière, (Prix Imaginales 2005). Possession Point est son quatrième roman.
Résumé : Sacra, Parfums d'Isenne et d'Ailleurs opus I - Aucun Cour Inhumain - Ex-stasis... L'extase... l'ivresse, le ravissement, l'intoxication d'un instant ou d'une ère... Encapsulée dans le rituel, la forme, et les parfums du monde... Dans les sens... dans l'encens... Au travers d'une boîte de palissandre que les écrivains se transmettent secrètement depuis des siècles des calligraphies du roi des Djinn, même sur un parchemin frauduleux, et de la dialectique des céramistes Satsuma dans le salon de Klimt des bouquets de fleurs blanches envoyées par un père à sa fille, et des visages du Green Man dans des bois interdits des voiles des navires qui filent vers le port, enflées par les chants des passagers, et de la voix de tous ceux que - aimés jadis - nous pensions avoir perdus pour toujours. D'un bout à l'autre des horizons et hors des cartes, sur le fil d'une errance rythmée du pas des voyageurs inlassables, et des esprits affamés de splendeur, les traces des mortels et immortels se doublent, se croisent, se frôlent. Au centre du compas, la cité légendaire d'Isenne, carrefour hybride entre l'Orient et l'Occident, hantée de fantômes, de rumeurs, de contes et de codes ; dépliant ses mystères autour du Labyrinthe des verriers. Marché gobelin où l'art et la démesure s'échangent, s'offrent, s'achètent et se perdent, entre les ombres vibrantes d'Irshem et les esquisses de Venise. Léa Silhol, architecte des univers croisés de Vertigen, Frontier et Isenne, scalde des astérismes et des carrefours, déclare solennellement que Sacra constitue, plus encore que les prismatiques Avant l'Hiver et Fo/véa, la rose des vents de sa Trame, et que le lecteur ne s'aventurera dans le dédale de Manta qu'à ses risques et périls. - Première séquence, en six nouvelles et deux novellas -
Résumé : Par-delà un simple mur écroulé, au fond du parc d'un manoir anglais, s'étendent des bois immenses, ceinturés de légendes et d'étranges interdits. L'héritière de cette antique demeure, Ivy Winthorpe, ne se définit que par le regard sarcastique qu'elle jette sur toutes choses, les livres qu'elle lit en cachette, sa nature de centaure et, par-dessus tout, les bois vers lesquels elle ne cesse de s'évader, contre toute opposition et obstacle. C'est la plume de celle qui se définit elle-même comme "un petit système ensauvagé" qu'endosse l'auteure, le temps d'un hymne barbare, à la charnière entre les jardins d'une aristocratie moribonde et les étendues de la millénaire forêt de Savernake, noyée de mystère et de vivants secrets. Un voyage passionnel et féroce dans le grand vert de l'implacable nature, filigrané par la figure énigmatique du Green-Man, le pas des cavaliers, et hanté par l'ombre obsédante du Heathcliff d'Emily Brontë. Au travers de ses cycles primés de Vertigen et du Dit de Frontier, Léa Silhol s'est inscrite comme une figure incontournable de la fantasy mythique, et une pionnière de la fantasy urbaine en France. Sous le Lierre est son sixième roman, et le premier à décliner à la fois les gammes du roman historique, et du réalisme magique.
Résumé : "Le visage des Cours est complexe. Sans "histoire écrite" et tissé de secrets, de rites, de complots. Un lacis d'obligations contraires ; où le mensonge est une arme, et le mystère un bouclier. Derrière son énigme, le Peuple de Féerie cache un coeur trouble, qu'il n'a cure de rendre intelligible. Au contraire. Ici, toujours, les routes servent davantage à perdre qu'à guider. C'est déjà, en soi, un défi à relever que de décrypter nos voies. Mais le seul fait d'entreprendre ce que nous avons entrepris est, aussi, faire oeuvre interdite. Certains nous la reprocheront, même parmi ceux qui, comme nous, ont choisi la voie de Seuil. On ne prend pas le risque de dévoiler les enchantements de Tir-na-nOg ou de Dorcha sans en payer le prix. Mais au-delà de nos voiles, de nos ruses, de nos cruautés... nous devons enfin savoir, oui, comme le disait Elzeriad 'ce qu'il en est, au final, de notre monde'. La Féerie est un piège, Morgana, Un piège, Morgana, y compris pour nous. A la fin même cela, ou surtout cela, devra être renoncé, et dissous." K. Léa Silhol, cartographe émérite ès 'envers du monde' accompagne l'écrivaine Elisabeth Massal dans le labyrinthe d'une bibliothèque d'ombres et de murmures ; pour déchiffrer au spectrographe et au scalpel les carnets interdits de la 'Trame'. Ce premier vertige s'attache à démêler, aux côtés du barde Kelis, les écheveaux des Cours de Vertigen, des jours d'Aana aux batailles pour Erin, de la chute de Tréaga aux pactes de Dorcha, jusqu'au bris des royaumes fae, et la venue des temps de Seuil tels que relatés dans "La Sève et le Givre" et "La Glace et la Nuit".