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Innu à la rencontre des Montagnais du Québec-Labrador
Silberstein Jil
ALBIN MICHEL
24,25 €
Épuisé
EAN :9782226100009
Les Indiens Montagnais -- qui se nomment Innus, "les êtres humains", dans leur propre langue - forment la plus grande nation autochtone du Québec où ils occupaient un territoire qui s'étend jusqu'au Labrador, à peu près aussi grand que la France. Après plus d'un an passé sur leurs réserves et leurs territoires de chasse, Jil Silberstein, grand voyageur et auteur d'une douzaine d'ouvrages, a écrit ce livre pour donner à voir, écouter, entendre la réalité indienne dans sa globalité, entre les injustices, les violences de l'Histoire et la détresse ou les espoirs d'aujourd'hui. Rédigé à la manière d'une chronique, cet ouvrage qui n'est ni un pamphlet ni une étude nous fait découvrir une culture de l'intérieur (vie quotidienne, traditions, récits et légendes...). Dans des situations concrètes - sous la tente, à l'affût du caribou ou au café Bla-bla -, des hommes et des femmes témoignent de leur existence au jour le jour, évoquent la déréliction, les combats politiques, les crises d'identité, la réappropriation culturelle. Mais Innu, par la parole des Anciens, restitue aussi les pratiques séculaires de ces habitants des forêts subarctiques et le lien viscéral qui les attache au monde naturel, animal et végétal. Un récit dense, bruissant de voix intimes et chaleureuses, qui plus qu'un ouvrage de spécialiste, trouve sa place parmi les grands documents culturels et humains.
Résumé : En 2012, La Terre est l'oreille de l'ours s'offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L'île où les hommes implorent s'attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d'une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D'où son sous-titre : " Chronique d'un désastre amorcé ". Mû par une inquiétude que chaque mois s'emploie à confirmer, l'auteur n'en ressent que plus fort l'urgence d'explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s'étiole ? ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, l'île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l'ancien Parisien a choisi de s'établir. De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d'un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver, les prouesses d'une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l'exploration du Pacifique. Il s'initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d'un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au coeur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l'écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay. D'une telle démarche " tous azimuts " résulte l'irrésistible goût d'observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l'être encore.
Résumé : En 1975, Jil Silberstein est un jeune intellectuel. C'est alors que, par des amis, il fait une rencontre qui va affecter durablement sa vie. Il s'agit de Joseph Czapski, une personnalité hors du commun. Né en 1896 dans une famille polonaise aristocratique, il est à la fois peintre et écrivain, polonais et citoyen du monde, pacifiste et officier, témoin engagé majeur de son époque, attentif aux faits et gestes de son temps, retiré pourtant dans son repaire de Maisons-Laffitte. Entre le vieux peintre et le jeune écrivain le courant passe instantanément. Rapidement, ils s'enthousiasment sur les mêmes auteurs, échangent des lettres, se retrouvent dans une admiration commune autour de Norwid, Hoffmansthal, Cézanne, Van Gogh, Nicolas de Staël, Degas, ou encore Tsvetaïeva. Jil Silberstein s'émerveille devant la force et la luminosité intense des peintures de son ami. Fasciné par la bonté et l'attention extrême dont fait preuve Czapski envers lui, il sollicite son avis sur ses écrits et repart souvent muni de suggestions ou d'exhortations précieuses. Nourrie de leurs rencontres successives s'esquisse une chronique très personnelle, une sorte de portrait d'un être d'exception, anxieux, hanté par les enjeux de son travail, rudoyé par le grand âge et doté d'une ferveur spirituelle et d'une humilité inhabituelle. En cette année du dixième anniversaire de la disparition de Joseph Czapski, ce texte est à lire comme un vibrant hommage.
Résumé : Jadis dénommés " Caraïbes " ou " Galibis ", les Kali'na comptent parmi les six nations amérindiennes qui vivent sur le sol français. Ces " Indiens de France " sont-ils à part entière des citoyens de la République ? Depuis le XVIIe siècle, date de leur première rencontre avec les Français, ils ont vécu une histoire tissée de violences, de préjugés, de discriminations et de malentendus qui perdurent encore aujourd'hui. Leur univers et leur culture demeurent méconnus. Jil Silberstein, l'auteur de Innu, nous ouvre l'intimité d'une famille kali'na d'aujourd'hui, les Thérèse. Emblématiques du conflit permanent qui oppose tradition et modernité, les voix de ces hommes et femmes nous révèlent le portrait pudique d'une culture - celle du bassin amazonien -, ses traditions et cérémonies, ses valeurs et sa conception de l'existence. Ces voix disent aussi les souffrances, les difficultés, mais surtout une fierté retrouvée, un combat pour la reconnaissance des droits ancestraux d'un peuple sur sa propre terre.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin