Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lumières de Joseph Czapski
Silberstein Jil
NOIR BLANC
15,20 €
Épuisé
EAN :9782882501387
En 1975, Jil Silberstein est un jeune intellectuel. C'est alors que, par des amis, il fait une rencontre qui va affecter durablement sa vie. Il s'agit de Joseph Czapski, une personnalité hors du commun. Né en 1896 dans une famille polonaise aristocratique, il est à la fois peintre et écrivain, polonais et citoyen du monde, pacifiste et officier, témoin engagé majeur de son époque, attentif aux faits et gestes de son temps, retiré pourtant dans son repaire de Maisons-Laffitte. Entre le vieux peintre et le jeune écrivain le courant passe instantanément. Rapidement, ils s'enthousiasment sur les mêmes auteurs, échangent des lettres, se retrouvent dans une admiration commune autour de Norwid, Hoffmansthal, Cézanne, Van Gogh, Nicolas de Staël, Degas, ou encore Tsvetaïeva. Jil Silberstein s'émerveille devant la force et la luminosité intense des peintures de son ami. Fasciné par la bonté et l'attention extrême dont fait preuve Czapski envers lui, il sollicite son avis sur ses écrits et repart souvent muni de suggestions ou d'exhortations précieuses. Nourrie de leurs rencontres successives s'esquisse une chronique très personnelle, une sorte de portrait d'un être d'exception, anxieux, hanté par les enjeux de son travail, rudoyé par le grand âge et doté d'une ferveur spirituelle et d'une humilité inhabituelle. En cette année du dixième anniversaire de la disparition de Joseph Czapski, ce texte est à lire comme un vibrant hommage.
Résumé : Fin juin 1941. Iasi, alors troisième ville de Roumanie, devient le lieu d'un carnage auquel collaborent, aux côtés des troupes roumaines et allemandes, toutes les classes de la population. Quelque treize mille Juifs y trouvent la mort. Aboutissement d'une séculaire tradition antisémite ? Eclipse de la raison ? Phase finale d'un plan élaboré au plus haut niveau ? Petit-fils d'un natif des lieux, présent à la commémoration des soixante-dix ans du massacre, Jil Silberstein décide de se reporter aux origines de l'ancienne capitale de la principauté moldave et de retracer pas à pas l'aventure de la communauté juive. Mêlant quête personnelle et panorama historique, l'auteur s'appuie sur de nombreuses archives, tout comme sur la parole des derniers témoins. Au gré des bons et mauvais traitements infligés par les souverains locaux, au fil d'une histoire riche en luttes d'influence opposant Sublime Porte, Russie et Autriche-Hongrie, la communauté d'origine se verra peu à peu rejointe par un flot grossissant de coreligionnaires étrangers fuyant les pogromes. Dès les années 1830, elle subira l'instauration de premières lois discriminatoires imposées par les Russes. La situation s'aggravera au fil des décennies, jusqu'au déchaînement de l'horreur antisémite en 1941. Il y avait à lasi quarante mille Juifs dans les années 1930. Il n'en reste plus aujourd'hui que trois cents. Célébration d'un monde qui disparaît, Les Voix de lasi ressuscite dans son sillage une vaste et fascinante fresque : celle d'une Europe orientale en perpétuelles convulsions.
A Saint-Pétersbourg, les bolcheviks ont déjà gagné la guerre civile. Mais en Sibérie, à l'extrême est de la Russie, les Iakoutes résistent et tentent un dernier assaut contre l'Armée rouge. En 1922, le général Anatoli Pepeliaïev, poète à ses heures, défenseur de la justice et de la liberté, rassemble les soldats dispersés de l'Armée blanche et met sur pied un détachement de volontaires pour soutenir l'insurrection iakoute. Face à lui se dresse un commandant de l'Armée rouge, Ivan Strod, anarchiste et futur écrivain à succès. Lui aussi est une figure énigmatique de la révolution de 1917. Les deux hommes, guidés par des idéaux très proches, sont devenus ennemis par la force du destin. Dans cet épisode méconnu de la guerre civile russe, Youzefovitch dépeint les passions humaines : l'amour et la souffrance individuelle qui se cachent derrière les idéologies, la soif de justice, mais aussi l'ambivalence des personnages, tout à la fois oppresseurs et victimes. Au coeur du récit, la rivalité tragique des deux héros, dans les neiges de Sibérie, se révèle comme une captivante histoire de vie, d'amour et de mort.
Résumé : Mikhaïl Chichkine, qui s'était donné pour mission d'adapter le modernisme "à la Joyce" aux lettres russes, se révèle ici au lecteur dans une simplicité et une intimité nouvelles. Qu'il évoque les relations entre la Suisse et la Russie, l'importance du mot ou le destin de l'écrivain, ses textes sont émaillés de détails biographiques qui leur confèrent la saveur toute personnelle du souvenir. Le texte sur Robert Walser, auquel il voue une grande admiration, est un chef-d'oeuvre : c'est, selon Paul Nizon, l'hommage éblouissant d'un écrivain à un autre écrivain. Une enfance soviétique, une jeunesse rebelle, la haine de la violence ordinaire, l'appel de la littérature, l'exil, qui lui fit craindre de perdre sa langue maternelle, puis le rapprocha de "sa" langue d'écrivain et de la littérature russe : on trouve, dans ce recueil, le "code" de tous les livres de Mikhaïl Chichkine, ses sources d'inspiration autant que ses obsessions.
Résumé : En 2012, La Terre est l'oreille de l'ours s'offrait comme une célébration du Vivant où notations en forêt, spéculations et remémorations se conjuguaient avec une mosaïque de lectures brassant sciences naturelles, environnement, éthologie, psychologie, poésie, spiritualité et anthropologie. Cinq ans plus tard, L'île où les hommes implorent s'attache, le temps de quatre saisons, à inventorier les éléments constitutifs d'une rapide dégradation des conditions de vie sur la planète Terre. D'où son sous-titre : " Chronique d'un désastre amorcé ". Mû par une inquiétude que chaque mois s'emploie à confirmer, l'auteur n'en ressent que plus fort l'urgence d'explorer la palette des prodiges recelés par le monde qui s'étiole ? ce à travers quatre entités géographiques : le territoire traditionnel des Innus du Québec-Labrador, l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, l'île cycladique de Sifnos et la campagne vaudoise où l'ancien Parisien a choisi de s'établir. De lieux en peuples aimés, Jil Silberstein dit la splendeur d'un rituel particulier aux Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver, les prouesses d'une araignée (le Pholque phalangide), les enjeux du Pléistocène, l'exploration du Pacifique. Il s'initie à la dérive des continents. Sonde les motifs d'un marbre antique du sanctuaire de Delphes. Retrouve au coeur de la forêt subarctique le peuple innu dépossédé par le colonialisme. Célèbre l'écrivaine américaine Annie Dillard, le Tao te king et son cher Joachim Du Bellay. D'une telle démarche " tous azimuts " résulte l'irrésistible goût d'observer à son tour. Et de chérir ce qui peut l'être encore.
Les quatre romans de Goran Petrovic que l'on peut lire en français sont tous portés par un souffle épique. Ce choix de nouvelles de Tout ce que je sais du temps donne à voir un autre aspect de son univers narratif, plus intime, autobiographique, autofictionnel. Si ses romans nous restituent sa merveilleuse imagination, ces nouvelles nous font davantage découvrir l'homme qui les a imaginées. Nous le suivons dans une multitude d'événements, petits ou grands, cocasses ou tragiques, de son enfance à son âge mûr. Nous apprenons de sa bouche tout ce qu'il sait du temps et de bien d'autres choses apparemment simples mais si mystérieuses, et assistons même à ses rencontres avec les Vierges... Par un après-midi de l'année 1988, j'ai ôté de mon poignet ma montre-bracelet. Plus précisément, par un après-midi nuageux du mois d'avril, aussitôt après avoir terminé la lecture d'un livre de Borgázar que l'on m'avait prêté et qui parlait des chronâtres, créatures parasites qui se nourrissent de temps humain. Goran Petrovic, né en 1961, est l'un des écrivains serbes contemporains les plus lus et les plus estimés dans son pays. Ses ?uvres sont traduites dans une vingtaine de langues4e de couverture : Les quatre romans de Goran Petrovic que l'on peut lire en français sont tous portés par un souffle épique. Ce choix de nouvelles de Tout ce que je sais du temps donne à voir un autre aspect de son univers narratif, plus intime, autobiographique, autofictionnel. Si ses romans nous restituent sa merveilleuse imagination, ces nouvelles nous font davantage découvrir l'homme qui les a imaginées. Nous le suivons dans une multitude d'événements, petits ou grands, cocasses ou tragiques, de son enfance à son âge mûr. Nous apprenons de sa bouche tout ce qu'il sait du temps et de bien d'autres choses apparemment simples mais si mystérieuses, et assistons même à ses rencontres avec les Vierges... Par un après-midi de l'année 1988, j'ai ôté de mon poignet ma montre-bracelet. Plus précisément, par un après-midi nuageux du mois d'avril, aussitôt après avoir terminé la lecture d'un livre de Borgázar que l'on m'avait prêté et qui parlait des chronâtres, créatures parasites qui se nourrissent de temps humain. Goran Petrovic, né en 1961, est l'un des écrivains serbes contemporains les plus lus et les plus estimés dans son pays. Ses ?uvres sont traduites dans une vingtaine de languesNotes Biographiques : Goran Petrovic, né en 1961, est l'un des écrivains serbes contemporains majeurs. Il a remporté les plus hautes distinctions littéraires dans son pays. Ses ?uvres sont traduites dans une vingtaine de langues, dont trois en français : Soixante-neuf tiroirs, Le Rocher, 2003 ; Le Siège de l'église Saint-Sauveur, Seuil, 2006 ; Sous un ciel qui s'écaille, Les Allusifs, 2010, qui ont reçu un accueil très laudatif de la part de la critique française.