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Le défi ecclésial. Une voix protestante pour la réalisation de l'Eglise
Siegwalt Gérard
CERF
37,40 €
Épuisé
EAN :9782204113304
Ces textes circonstanciels (d'une période de plus de 50 ans, marquée en particulier par Vatican II) sur l'Eglise et ainsi sur l'oecuménisme interecclésial, sont publiés après les Ecrits sur le défi interreligieux, le défi monothéiste, le défi scientifique. Cela tient au fait que l'Eglise s'égare lorsqu'elle se place au centre : elle n'a sa raison d'être qu'en relation avec l'humanité dans laquelle elle a sa vocation particulière. C'est au milieu des défis auxquels l'humanité est confrontée que se profile à la fois la vérité, à savoir la proposition de vie qu'est l'Eglise (à cause de l'Evangile qui la fonde), et la réalité empirique de l'Eglise faite d'opacités de toutes sortes, pas seulement humaines mais aussi idéologiques. La crédibilité de l'Eglise tient à la reconnaissance et à l'effort constant de dépassement de ces véritables contre-témoignages, et cela grâce d'une part à l'interpellation critique réciproque entre les Eglises, dans un esprit de vérité et de fraternité, d'autre part à leur ressourcement à leur source de jouvence toujours la même et toujours neuve : leur relation vivante au Vivant qui les fonde. Cela étant, la crédibilité de l'Eglise tient à sa conscience que la présence et l'action de ce Dieu vivant ne sont pas limitées à elle mais s'étendent à toute la création et à toute l'humanité.
La réinvention du nom de Dieu Cet écrit est l'essai de penser l'ébranlement de notre civilisation de l'oubli de Dieu, d'une part, la conscience de la présence agissante de Dieu dans le cours du monde, d'autre part. Oubli de Dieu : Dieu n'appartient pas à la réalité du temps présent. Non seulement les sciences de la nature n'en ont pas besoin pour expliquer l'origine et l'évolution du monde ; de manière tout empirique, la plupart de nos contemporains (sous nos latitudes) mènent leur vie sans aucune référence à Dieu. Et dans notre civilisation où tout parait faisable, il n'y a pas de place pour Dieu. Ebranlement de notre civilisation : par le choc du réel. Il concerne la terre, la société, les personnes. Il se traduit par un cri. Notre génération : la génération du cri. Quelle est la signification de ce cri, par-delà son appel à un sens de la vie, à la justice entre les humains, à un salut - une résilience - dans la perdition ? Le cri est ici interprété comme un nouveau commencement, à portée oecuménique et donc pour toute la terre habitée, en train de se produire. Il tient à la réinvention du nom de Dieu.
L'Eglise, une Eglise au pluriel, les Eglises donc, tenaient hier, jusqu'au début voire jusqu'au milieu du XXe siècle, peu importe, une place dominante dans la société occidentale, celle de la religion de référence. Progressivement, ici un peu plus tôt et là un peu plus tard, elles ont perdu cette importance. Tel est un premier constat, qui, on le sait, ne date pas d'aujourd'hui. Un autre s'y ajoute, celui de la place nouvelle d'autres religions dans la société anciennement chrétienne. Dans ce livre, qui réunit des conférences données depuis une trentaine d'années, l'approche n'est pas tant historique et sociologique que théologique : est posée la question de Dieu en référence aux différents aspects abordés, à savoir l'Eglise, les religions, la culture dominante, la laïcité. L'ébranlement de notre civilisation suscite des vagues de fond qui font du dialogue interculturel et interreligieux une exigence théologique colossale. Le présent livre est une contribution à la fois pour préciser cette exigence théologique et pour y répondre dans le sens d'un commencement. Gérard Siegwalt est professeur honoraire de théologie dogmatique à la Faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg.
Quatrième de couverture Avec la première partie de la Cosmologie théologique (III/1), Gérard Siegwalt abordait la question de la nature telle que l'appréhende la raison. Dans ce deuxième volume, la nature est traitée à la lumière de la foi. Fondamentalement, quel sens y a-t-il aujourd'hui à concevoir la nature comme lieu d'irruption de la création et, dans cette perspective, comment y articuler les questions du miracle, de la justice divine ou de la prière ? Dans le premier chapitre, l'auteur analyse les attestations bibliques de la création du monde, à commencer par le récit de la création de la Genèse, pour les relier à la figure du Christ dont la foi chrétienne proclame qu'en lui se récapitule toute la création. Peut-on encore penser dans ces catégories ? L'auteur affirme qu'une nouvelle vision du réel est possible à cette enseigne. Dans le deuxième chapitre, il est question de la création invisible, soit la réalité démoniaque et la réalité angélique auxquelles nombre de nos contemporains continuent à croire. Pour la théologie chrétienne, ce monde figure l'arrière-plan invisible de la création. Il atteste de la création toujours en cours dans ce monde et il invite à la mobilisation et au discernement. Enfin, au troisième chapitre, l'auteur identifie les liens qui se tissent entre mondes visible et invisible. C'est dans cette dynamique que prend place la question centrale de la Providence dont il est notamment dit qu'elle est " l'enjeu dernier et concret de la foi dans le Dieu créateur ". " La doctrine chrétienne de la création doit être pensée à frais nouveaux " (C. Westermann). C'est ce qui est tenté ici.
Après le volume consacré à L'Eglise chrétienne dans la société humaine, ce 2e volume de l'Ecclésiologie porte sur Les médiations. D'abord, l'Eglise est médiatrice elle-même ; l'unique médiation du Christ implique celle de l'Eglise. Ensuite, et fondamentalement, il y a les moyens de grâce, la Parole et les sacrements, dont le commun auteur et contenu est le Christ. La Parole : actualisation du Christ par la prophétie et l'enseignement. Avec la Cène du Seigneur, sacrement de communion de l'Eglise, sont évoqués les actes qui prolongent l'eucharistie : la communion apportée aux malades, l'agape, l'hospitalité, les actes d'amour. A propos du baptême, sacrement d'initiation à l'existence chrétienne, sont développés les actes d'actualisation pré- et post-baptismaux : catéchuménat, chrismation et confirmation, onction des malades, pénitence (confession et absolution), et également mariage et funérailles. Le ministère de la Parole et des sacrements dans ses différentes explications constitue le service ministériel du Christ dans l'Eglise. Cette Dogmatique pour la catholicité évangélique dépasse les oppositions du XVIe siècle. Ouvrant critiquement, au nom de la plénitude de l'évangile biblique, le protestantisme non seulement à sa diversité confessionnelle mais aussi à l'Orthodoxie et au catholicisme romain, elle invite à un renouveau de communion, au nom de la vérité et de l'amour du Christ.
Présenter simplement la pensée riche et complexe du Réformateur, théologien fécond, tel est l'objet de cette introduction à la pensée de Martin Luther. Tout en exposant les grands thèmes philosophiques, théologiques et pastoraux qui traversent son oeuvre, il s'agit de démêler cette pensée de celle de ses collègues théologiens et successeurs, notamment Philippe Mélanchthon. Sont abordés également les débats, en particulier avec les catholiques, qu'a suscités jusqu'à nos jours la pensée luthérienne ainsi que la lecture renouvelée de Luther, proposée récemment par différents spécialistes de sa théologie. Une occasion de redécouvrir cette grande figure non seulement du Protestantisme mais aussi de l'histoire de l'Occident.
Une étude complète nous est proposée sur l'histoire et l'actualité du ministère pastoral. Elle prend en compte ses évolutions récentes (sa féminisation) et des questions actuelles (les conditions matérielles, l'homosexualité), à partir de témoignages de pasteurs des Eglises luthériennes et réformées des pays francophones d'Europe. L'ouvrage voudrait également inscrire les potentialités et la crise du pastorat dans " le temps long " de la réflexion historique et théologique, tout en étant attentif aux questions les plus contemporaines. Son ambition est de parler de la réalité du ministère pastoral, afin de sortir des deux travers que sont son idéalisation et sa dévalorisation, lesquelles contribuent à perdre de vue l'originalité, mais aussi la vulnérabilité de ce métier vocationnel. Il suggère enfin des pistes pour mieux vivre le pastorat et aider à la croissance des Eglises, en étant attentif à l'écoute de soi et des autres, ainsi qu'à la diversité des dons et des ministères. L'ouvrage est illustré par des dessins de Tiki, théologien, caricaturiste et figure connue des médias allemands.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, BERNARD COTTRET occupe la chaire d'histoire des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale à l'Institut universitaire de France. Il est, entre autres, l'auteur de La2000), d'un Calvin, biographie (Payot) traduit en cinq langues et d'une toute récente Histoire de la révolution américaine (Perrin, 2003).
Sarah et Angelina Grimké, actives militantes de la lutte contre l'esclavage au XIXe siècle, jouèrent un rôle majeur au sein du féminisme naissant aux Etats-Unis. Les arguments bibliques et théologiques qui leur permettent de défendre les droits du Noir face au Blanc servent ainsi à promouvoir la femme. Dans ces Lettres sur l'égalité des sexes, elles condamnent avec une cinglante ironie les traditions masculines et se livrent en particulier à une analyse libre et nouvelle d'un certain nombre de passages bibliques sur les relations entre l'homme et la femme.