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Gratia
Seyvos Florence
OLIVIER
12,20 €
Épuisé
EAN :9782879290362
Dans la maison aux quarante-trois fenêtres, Gratia fait les poussières, secoue les couvertures, regonfle les oreillers, panse les plaies - du moins le croit-elle - et remonte les réveils de sa patronne. De son lit qu'elle ne quitte jamais, Mouche, la vieille femme impotente, distille oracles et méchancetés. " Vous êtes épuisée moralement, Gratia, et c'est la mauvaise pente. " Mauvaise pente des mauvaises pensées qui hantent cette demeure : dans l'escalier, on trouve le corps tordu de Martin. Martin, le petit-fils lumineux, est mort. D'autres morts vont suivre, inéluctables. Comme dans les Dix petits nègres d'Agatha Christie, les monologues de Gratia, ses déambulations, chiffon à la main, sont le contrepoint inquiétant de banalité d'une tragédie feutrée. Pourquoi tous les enfants meurent-ils ? Et Nine, la jeune fille terne de la maison, quel est son rôle ? " II faut que je vous apprenne les limites, dit Mouche, d'autant que je ne suis pas éternelle. " Ce faux roman policier qui évoque Hawthorne et rappelle, par sa tension et sa maîtrise, Le Grand Cahier d'Agota Kristof, est une fable morale sur la volonté de puissance, ou tout simplement la mort d'une maison. Gratia, pendant ce temps, fait les vitres. Et Florence Seyvos, de sa voix claire et retenue, dit ce qu'elle a vu.
Lorsque la narratrice arrive à Hollywood pour y effectuer une recherche biographique sur Buster Keaton, elle ne sait pas encore que son enquête va bifurquer dans une direction très personnelle, réveillant le souvenir d'Henri, ce frère " différent " qui l'a accompagnée pendant toute son enfance. Quel rapport entre ce garçon dont le développement mental s'est interrompu, et le génie comique qui deviendra l'un des inventeurs du cinéma ? Henri semble perpétuellement ailleurs. Encombré d'un corps dont il ne sait que faire, il doit subir la rééducation musculaire quotidienne que lui impose son père, et qui ressemble à une suite ininterrompue de tortures. Joseph Frank Keaton Jr, dit " Buster ", naît un siècle plus tôt dans une famille de saltimbanques dont il devient bientôt la vedette, lorsque son père découvre qu'il semble insensible à la douleur. En effet, Keaton père a inventé un numéro de music-hall dans lequel son fils est soumis à une série de chocs extrêmement violents tout en gardant un visage impassible. De cette enfance maltraitée naîtra, des années plus tard, une ?uvre cinématographique où le burlesque se mêle à une poésie d'une infinie subtilité.
Thomas a rendez-vous avec le docteur Zblod qui ne l?ausculte pas, ne regarde ni sa gorge ni ses oreilles. Ce n?est pas ce genre de docteur. C?est un spécialiste des angoisses et des cauchemars. On peut lui dire tout ce qui nous passe par la tête, a dit maman. Thomas craint que cette phrase n?agisse comme une malédiction, et que n?importe quoi, absolument n?importe quoi lui passe par la tête. « - Les cauchemars que tu fais le jour, est-ce que ce sont toujours les mêmes? a demandé le docteur. - Il y en a plusieurs sortes. Mais il y en a un qui revient plus souvent que les autres. - Est-ce que je peux te demander de quel cauchemar il s?agit, si ce n?est pas indiscret? C?était un moment important, parce que j?allais prononcer le nom qui compte le plus dans ma vie. » Le nom qui compte le plus dans la vie de Thomas, depuis qu?il a vu le film, c?est celui de Nanouk l?Eskimo.
Résumé : Suzanne et Thomas passent chaque été dans la famille de leur mère. Dans une maison qui est comme une présence, une maison aux portes closes. Derrière l'une de ces portes, leur arrière-grand-mère agonise. (Sur le mur du salon, Ariane, chaque jour, fait évader Thésée du Labyrinthe.) Seule Odette, qui est presque une simple d'esprit, se préoccupe des enfants. Suzanne est une petite fille obsédée par le sacré et par le blasphème, et par la permanence du passé. Il lui semble que le Mal s'insinue, se développe, se transmet comme par contagion. Elle est fascinée par sa cousine tyrannique, qui ment tout le temps, et pourtant dit la vérité. Tandis que leurs parents préparent leur divorce, Suzanne et Thomas sont comme des objets que l'on pose ici ou là, ou que l'on consigne dans une chambre. Ils se lancent parfois dans des équipées qui leur font peur et dont ils ne parlent à personne. Parmi les adultes qui les entourent, une mère follement autoritaire, un oncle veule, un maître d'école sadique. Des personnes dont la toute-puissance se délite au fil des années.
Je n'ai qu'une certitude dans la vie. En vivant assez longtemps on se met à perdre des choses. On finit par se les faire voler : d'abord on perd sa jeunesse, et puis ses parents, et puis on perd ses amis, et puis finalement on se perd soi-même. "Ainsi s'ouvre Le Livre de Sarah, ou le roman de Scott. Car Scott McClanahan est le personnage principal et le narrateur de cette chronique d'un naufrage. Celui de son mariage avec Sarah, la mère de ses deux enfants, mais aussi de l'homme lui-même, alcoolique notoire, autodestructeur et paranoïaque sur les bords.Situé au c?ur d'une petite ville déshéritée des Appalaches qui laisse peu de place au rêve, ce récit d'une sincérité bouleversante au style syncopé est sans doute le plus beau chant d'amour qu'on ait lu depuis longtemps. Le plus beau, le plus triste... et aussi le plus drôle.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
Dublin, de nos jours. Frances et Bobbi, deux anciennes amantes devenues amies intimes, se produisent dans la jeune scène artistique irlandaise comme poètes-performeuses. Un soir, lors d'une lecture, elles rencontrent Melissa, une photographe plus âgée qu'elles, mariée à Nick, un acteur. Ensemble, ils discutent, refont le monde, critiquent le capitalisme comme les personnages de Joyce pouvaient, en leur temps, critiquer la religion. Ils font des photographies, ils écrivent, ils vivent. C'est le début d'une histoire d'amitié, d'une histoire de séduction menant à un " mariage à quatre " où la confusion des sentiments fait rage : quand Frances tombe follement amoureuse de Nick et vit avec lui une liaison torride, elle menace soudainement l'équilibre global de leur amitié.Mais Conversations entre amis n'est pas qu'une banale histoire d'adultère : c'est avant tout le portrait attachant, empathique, des jeunes gens contemporains, ces millenials qui ne parviennent pas à trouver leur place dans le monde que leur ont laissé leurs aînés. La voix de Frances, poétique, désinvolte, parfois naïve, d'une extraordinaire fraîcheur est, par de multiples aspects, celle de sa génération.
Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers " keretien ", où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.
Résumé : Décembre 1930, vacances de Noël. Gibbsville, petite bourgade tranquille de Pennsylvanie, est en pleine effervescence. On y danse et on y boit, dans les bars louches comme dans le milieu très fermé de l'élite locale. Parmi les membres de cette élite se trouvent Julian et Caroline English. En pleine réception, Julian lance le contenu de son verre à la figure de Harry Reilly, sans raison apparente... simplement par agacement. Sans qu'il le sache, ce geste impulsif vient de précipiter Julian English dans une spirale autodestructrice qui va durer quarante-huit heures : après avoir cherché secours dans l'amour de sa femme et de ses amis, dans l'alcool, dans la fuite, il aura finalement à se rendre à ce " rendez-vous à Samarra ", qui est un rendez-vous avec la mort.