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Vers une Eglise sans prêtres. La crise du clergé séculier en France (1945-1978)
Sevegrand Martine
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782868479631
La crise du clergé est un aspect majeur d'une "crise catholique" qui commence à faire l'objet de recherches. Tarissement des vocations puis "départs" massifs de prêtres, tels sont les phénomènes spectaculaires d'un long déclin dont Martine Sevegrand a recherché les origines dans les années quarante. Après les études déjà anciennes du sociologue et prêtre Julien Potel, voici des statistiques précises non seulement sur le nombre des vocations mais aussi sur le phénomène largement occulté des défections. En moins de vingt ans, des milliers de prêtres ont démissionné ou ont été privés de leur ministère. Grâce à des documents restés souvent confidentiels, ce livre suit la crise de l'intérieur de l'institution ecclésiale et pose une question: pourquoi la hiérarchie n'a-t-elle pas voulu réformer le statut du clergé séculier, car experts, sociologues, pasteurs et même quelques théologiens ont, très tôt, sonné l'alarme? La deuxième partie de l'ouvrage permet de suivre les événements dans l'espace d'un diocèse, celui de Dijon, qui a vu partir, en quinze ans, plus de 10 % de son clergé. Pour la première fois, on y suivra, concrètement, le déploiement de la crise, du début des années soixante à la fin du pontificat de Paul VI, en 1978. Pour la première fois aussi, un historien donne la parole aux prêtres qui ont choisi de partir. A l'heure où chaque diocèse de France n'ordonne plus, en moyenne, un prêtre par an, cette étude historique apporte bien des éclaircissements.
D ? resser pour le XXe siècle un bilan de l'Eglise catholique en France sur le plan de la morale sexuelle, tel est le projet de cet ouvrage. Le XXe siècle se décompose en trois moments évidents : le triomphe de la morale sexuelle traditionnelle dans la première moitié du siècle, avec une valorisation démesurée de la chasteté et de la fécondité du mariage. Le deuxième moment entre 1950 et 1978 est une longue période de crise de la doctrine traditionnelle que Paul VI tenta en vain d'étouffer. Mais le célibat sacerdotal et la condamnation de l'avortement et de l'homosexualité sont remis en cause. Cette dernière question qui n'émerge que tardivement sera abordée grâce au témoignage exceptionnel d'un prêtre homosexuel et pédophile. La tentative de Jean-Paul II de restaurer la morale sexuelle traditionnelle constitue une troisième phase. Comme chacun le sait, le pape n'a pas ramené les fidèles catholiques au respect des enseignements d'une éthique considérée par eux comme archaïque.
Dans la première moitié du siècle, le discours sur la sexualité semblait, au sein de l'Eglise, confisqué par les clercs. Seuls les évêques, et d'abord celui de Rome, pouvaient énoncer le bon usage du sexe. Mais derrière les prêches, quelle était donc la pratique des couples catholiques ? Entre 1924 et 1943, des femmes et des hommes, catholiques fervents, ont écrit à l'abbé Viollet, directeur de l'Association du mariage chrétien et grand spécialiste de la morale conjugale, pour lui livrer leurs questions, leurs difficultés et, finalement, leur vie sexuelle. Voici donc exposé le sexe catholique tel qu'il fut vécu et pensé par des laïcs. Martine Sevegrand, historienne, auteur des Enfants du bon Dieu, nous livre 120 lettres de femmes et d'hommes ordinaires, de tous âges et de tous milieux sociaux, reproduites intégralement. Ecrites dans une langue à la fois prude et crue, ces lettres disent la fidélité candide à l'Eglise et la sourde révolte, l'angoisse et les désirs réfrénés, l'amour rescapé ou brisé. Elles constituent un témoignage exceptionnel, et même unique, sur les mentalités et les moeurs des catholiques français de l'entre-deux-guerres, qui, au temps de la contraception, de l'avortement et du sida, pourra éclairer la confrontation toujours d'actualité entre l'Eglise et la sexualité.
Histoire du journal créé en 1937 par Jacques Maritain et François Mauriac après la disparition de "Sept", le journal des dominicains. Tribune d'une génération catholique regroupant Gabriel Marcel, François Perroux, Pierre Emmanuel, le journal se déclarait au-dessus des partis. L'auteure met en avant la rupture éditoriale avec la droite conservatrice et l'engagement du journal contre le nazisme et l'antisémitisme.
Anna est une jeune femme sans histoire à première vue. Etouffée par les habitudes familiales, elle traverse alors une crise existentielle majeure dont l'ampleur met en péril son couple. Soutenue par une amie frivole, Anna passe par des épisodes drôles, douloureux. Elle amorce un travail sur elle-même, avec l'aide d'une psychologue. Ce voyage intérieur est le point de départ d'une prise de conscience de son désir de liberté. Madelaine quant à elle rayonne. Insouciante, elle profite pleinement du bonheur que lui offre la vie. Mariée à Luc depuis peu, elle connaît la plénitude de la maternité, soutenue par sa mère - que son mari trouve bien envahissante -, son couple à elle, respire la joie de vivre. Il existe pourtant bien un lien entre ces deux jeunes femmes que tout oppose a priori. Oui, un événement terrible les unit et va bouleverser leurs vies.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.