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L'Amour en toutes lettres. Questions à l'abbé Viollet sur la sexualité (1924-1943)
Sevegrand Martine
ALBIN MICHEL
29,15 €
Épuisé
EAN :9782226315083
Dans la première moitié du siècle, le discours sur la sexualité semblait, au sein de l'Eglise, confisqué par les clercs. Seuls les évêques, et d'abord celui de Rome, pouvaient énoncer le bon usage du sexe. Mais derrière les prêches, quelle était donc la pratique des couples catholiques ? Entre 1924 et 1943, des femmes et des hommes, catholiques fervents, ont écrit à l'abbé Viollet, directeur de l'Association du mariage chrétien et grand spécialiste de la morale conjugale, pour lui livrer leurs questions, leurs difficultés et, finalement, leur vie sexuelle. Voici donc exposé le sexe catholique tel qu'il fut vécu et pensé par des laïcs. Martine Sevegrand, historienne, auteur des Enfants du bon Dieu, nous livre 120 lettres de femmes et d'hommes ordinaires, de tous âges et de tous milieux sociaux, reproduites intégralement. Ecrites dans une langue à la fois prude et crue, ces lettres disent la fidélité candide à l'Eglise et la sourde révolte, l'angoisse et les désirs réfrénés, l'amour rescapé ou brisé. Elles constituent un témoignage exceptionnel, et même unique, sur les mentalités et les moeurs des catholiques français de l'entre-deux-guerres, qui, au temps de la contraception, de l'avortement et du sida, pourra éclairer la confrontation toujours d'actualité entre l'Eglise et la sexualité.
Aucune époque n'a vu, connue le XXe siècle, l'Eglise catholique se polariser autant sur la question de la sexualité. Une des caractéristiques de la modernité est précisément de constituer la sexualité en savoir et en problème. L'Eglise n'a pas échappé à cette logique que Martine Sevegrand, spécialiste d'histoire religieuse, perçoit à travers son analyse de l'enseignement catholique sur la procréation et la morale conjugale, mais aussi de la pratique réelle des fidèles. Notre siècle est ponctué de textes pontificaux qui rythment l'évolution des moeurs jusqu'à la polémique autour de l'encyclique "Humanae vitae" promulguée en pleine révolution sexuelle (1968). Mais il est aussi — et le livre de Martine Sevegrand a le grand mérite de nous restituer cette histoire — marqué par un renouveau intense de la réflexion des théologiens, d'une prise de parole sans précédent des médecins et des laïcs en général, au point de se demander si le laïc "moderne" ne naît pas de ces débats souvent tendus. Le pontificat de Jean-Paul II, après celui de Paul VI, paraît atteindre le point culminant d'une crise d'incompréhension mutuelle entre hiérarchie catholique et laïcs. Martine Sevegrand replace ce malaise dans une période suffisamment longue pour que l'on se souvienne et médite les impasses et les chances de la morale catholique.
Anna est une jeune femme sans histoire à première vue. Etouffée par les habitudes familiales, elle traverse alors une crise existentielle majeure dont l'ampleur met en péril son couple. Soutenue par une amie frivole, Anna passe par des épisodes drôles, douloureux. Elle amorce un travail sur elle-même, avec l'aide d'une psychologue. Ce voyage intérieur est le point de départ d'une prise de conscience de son désir de liberté. Madelaine quant à elle rayonne. Insouciante, elle profite pleinement du bonheur que lui offre la vie. Mariée à Luc depuis peu, elle connaît la plénitude de la maternité, soutenue par sa mère - que son mari trouve bien envahissante -, son couple à elle, respire la joie de vivre. Il existe pourtant bien un lien entre ces deux jeunes femmes que tout oppose a priori. Oui, un événement terrible les unit et va bouleverser leurs vies.
D ? resser pour le XXe siècle un bilan de l'Eglise catholique en France sur le plan de la morale sexuelle, tel est le projet de cet ouvrage. Le XXe siècle se décompose en trois moments évidents : le triomphe de la morale sexuelle traditionnelle dans la première moitié du siècle, avec une valorisation démesurée de la chasteté et de la fécondité du mariage. Le deuxième moment entre 1950 et 1978 est une longue période de crise de la doctrine traditionnelle que Paul VI tenta en vain d'étouffer. Mais le célibat sacerdotal et la condamnation de l'avortement et de l'homosexualité sont remis en cause. Cette dernière question qui n'émerge que tardivement sera abordée grâce au témoignage exceptionnel d'un prêtre homosexuel et pédophile. La tentative de Jean-Paul II de restaurer la morale sexuelle traditionnelle constitue une troisième phase. Comme chacun le sait, le pape n'a pas ramené les fidèles catholiques au respect des enseignements d'une éthique considérée par eux comme archaïque.
La crise du clergé est un aspect majeur d'une "crise catholique" qui commence à faire l'objet de recherches. Tarissement des vocations puis "départs" massifs de prêtres, tels sont les phénomènes spectaculaires d'un long déclin dont Martine Sevegrand a recherché les origines dans les années quarante. Après les études déjà anciennes du sociologue et prêtre Julien Potel, voici des statistiques précises non seulement sur le nombre des vocations mais aussi sur le phénomène largement occulté des défections. En moins de vingt ans, des milliers de prêtres ont démissionné ou ont été privés de leur ministère. Grâce à des documents restés souvent confidentiels, ce livre suit la crise de l'intérieur de l'institution ecclésiale et pose une question: pourquoi la hiérarchie n'a-t-elle pas voulu réformer le statut du clergé séculier, car experts, sociologues, pasteurs et même quelques théologiens ont, très tôt, sonné l'alarme? La deuxième partie de l'ouvrage permet de suivre les événements dans l'espace d'un diocèse, celui de Dijon, qui a vu partir, en quinze ans, plus de 10 % de son clergé. Pour la première fois, on y suivra, concrètement, le déploiement de la crise, du début des années soixante à la fin du pontificat de Paul VI, en 1978. Pour la première fois aussi, un historien donne la parole aux prêtres qui ont choisi de partir. A l'heure où chaque diocèse de France n'ordonne plus, en moyenne, un prêtre par an, cette étude historique apporte bien des éclaircissements.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin