Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Auschwitz. 1940-1945
Sessi Frediano ; Cavana Katarina ; Mesnard Philipp
KIME
21,00 €
Épuisé
EAN :9782841746453
Vite construit en 1940 en adaptant et en agrandissant une caserne de l'armée polonaise, Auschwitz est transformé en moins de deux ans en camp de concentration et en centre de mise à mort principalement destiné aux Juifs d'Europe, mais aussi aux Tsiganes, aux prisonniers de guerre soviétiques sur lesquels ont été expérimentés les premiers gazages et aux déportés jugés trop faibles pour travailler. Après des recherches dans les archives du Musée d'Auschwitz, à l'aide de témoignages et en dialoguant avec les études des historiens les plus qualifiés, Frediano Sessi reconstitue la vie quotidienne dans ce complexe de terreur sans pareil comprenant le camp principal (Auschwitz I), Birkenau (Auschwitz II) et Buna-Monowitz (Auschwitz III). Cette étude, à la fois détaillée et accessible à tous les publics, répond aux exigences fixées par Primo Levi : chaque homme est tenu de savoir qu'Auschwitz a existé et ce qui y a été perpétré, car si comprendre est impossible, connaître est nécessaire.
Le changement esthético-poétique qui se produit dans les années 1970 dans l'oeuvre de Jànos Pilinszky trouve une partie de son origine en France grâce aux nombreux séjours qu'il y effectue à cette époque, mais aussi grâce aux trois domaines qui retiennent son attention lors de ces visites : d'abord l'oeuvre de Simone Weil (dont une réception tardive de grande envergure se trouve dans l'oeuvre de Pilinszky), ensuite le renouveau liturgique qui servira de modèle à sa conception du théâtre, et finalement la prise de connaissance du théâtre de Robert (Bob) Wilson. Sous l'égide de l'idée de Simone Weil sur le rapport opposé de la personne et du sacré, Pilinszky découvre, à notre sens, en 1971 dans Le Regard du sourd de Bob Wilson, la mise en scène de sa propre poétique de l'immobilité qui convient à l'état décréé du scribe, voire la mise en image de la durée qui est partie constituante de son état naturel d'acte d'attention. Cette mise en scène du processus de dépassement du moi est un théâtre de la Pensée, dans le sens mallarméen, un "théâtre de papier", pour reprendre les expressions de Jânos Pilinszky. Quant aux écrits pour le théâtre, Pilinszky a beaucoup puisé dans les techniques éminemment uniques de ses propres poèmes, voire a élaboré une poétique théâtrale plutôt qu'une théâtrologie. Sa dramaturgie, selon les résultats de l'analyse exposée dans ce livre, se nourrit de Simone Weil, un peu de Grotowski, et beaucoup du jeune Robert Wilson.
Le matin où mon père m'a tuée Si la vie n'était qu'un laps de temps entre le jour où tout commence et celui où tout finit, ce serait bien trop simple. D'où je viens ? Où je vais ? Qui je suis ? Sixtine n'a pas la prétention de répondre au grand questionnement qui a donné naissance à la philosophie. Mais elle a quand même sa petite idée ; surtout depuis ce premier matin d'été, lorsque son père balaie, d'une phrase assassine, son unique espoir : vivre. Comme dans la chanson, "la vie sépare ceux qui s'aiment", mais... elle ne dit jamais son dernier mot. Alors qui est Sixtine, la petite fille qui voulait absolument vivre ? Qui est véritablement mère Agnès, alias Andréa Dejanlis ? Et cet homme désabusé et résigné qui vient lui rendre visite dans son couvent ?
Un document exceptionnel : le premier témoignage sur Guantanamo, la prison la plus secrète du monde. Le parcours hallucinant d'un jeune des Minguettes pris dans la tourmente de la " guerre contre le terrorisme "... Vénissieux, juin 2001. A vingt et un ans, Nizar Sassi est un jeune homme sans histoires. Ni politisé ni particulièrement religieux, il n'a jamais entendu parler de Ben Laden ni d'Al-Qaida. En revanche, il a soif d'aventures, et une véritable passion pour les armes. Un jour, sa route croise celle d'un homme qui, jouant habilement sur ses rêves et ses frustrations, le convainc de passer quelques semaines en Afghanistan, où même les enfants ont leur kalachnikov. Nizar hésite, puis franchit le pas. Au terme d'un périple qui le mène de Lyon à Londres, puis au Pakistan et en Afghanistan, il se retrouve à Kandahar, au c?ur d'un camp d'entraînement d'Al-Qaida. Il est alors trop tard pour faire marche arrière : d'abord, on ne quitte pas facilement l'Afghanistan des taliban. Ensuite, survient le 11 Septembre : le Pakistan boucle les frontières, et la nasse se referme... Commence alors pour Nizar une véritable descente aux enfers - la guerre, le bombardement de Tora Bora, la fuite vers le Pakistan - qui s'achèvera à Guantanamo, dans une cellule du camp de prisonniers le plus secret et le plus décrié au monde, où il connaîtra les traitements les plus brutaux et les plus dégradants. Après deux ans et demi de détention, Nizar Sassi sera remis à la France. Il passera encore dix-huit mois en prison avant d'être libéré au début 2006. Il attend à présent le non-lieu qui le blanchira définitivement.
Que faut-il manger pour ne pas subir la faim et le manque d'énergie ? Comment gérer son hydratation et son sommeil en période estivale ? De quelle manière peut-on pratiquer une activité physique à cette période ? Pourquoi ressentons-nous autant de fatigue et de désagréments durant ce mois sacré ?". Tant de problématiques soulevées durant le jeûne du mois de Ramadan qui trouveront enfin leurs réponses dans cette réédition à travers de nombreux conseils alliant Islam, science et naturopathie. Cet ouvrage complet s'adresse non seulement à la communauté musulmane (bienfaits spirituels et thérapeutiques du jeûne y sont remis en avant, tel qu'il est pratiqué dans l'Islam), mais également à toute personne souhaitant prendre soin de sa santé.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.