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Enfances dystopiques. Romans et récits (XXe-XXIe siècles)
Servoise Sylvie
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753587885
Les dystopies, de 1984 à La Servante écarlate en passant par Hunger Games ou Le Passeur, connaissent aujourd'hui un grand succès. Adossées à un imaginaire puissant de la catastrophe, elles seraient le symptôme le plus visible de la fi n de l'âge des utopies politiques bien sûr, mais également scientifiques et philosophiques. Elles off riraient le miroir déformant de notre époque en même temps que des angoisses et fantasmes qui la travaillent. Ce succès suscite une attention soutenue de la critique littéraire et artistique, mais aussi des sciences humaines et de la philosophie. Au sein de cette thématique en plein essor, Enfances dystopiques propose cependant un décentrement inédit du regard. Il s'agit en effet de porter l'attention sur une figure apparemment secondaire de la fiction dystopique classique : la figure de l'enfant et de l'adolescent. Cette figure est pourtant essentielle, à la fois parce qu'elle incarne ; tous les fantasmes de "l'homme nouveau" à construire, à éduquer ou à rééduquer, et parce qu'elle occupe une place grandissante dans les dystopies contemporaines, et notamment dans le champ en pleine expansion de la littérature pour la jeunesse. Avec le soutien de Le Mans Université
Le roman et le fait démocratique entretiennent une relation privilégiée. C'est là une idée couramment admise, que viennent étayer à la fois leur date de naissance commune et la capacité supposée du roman à faire de tout un chacun un héros ou une héroïne. Mais qu'en est-il à l'heure de la crise de la démocratie que nous connaissons aujourd'hui ? Elle donne à penser que roman et démocratie ont désormais aussi en commun de faire face à une crise profonde de la représentation qui engage tant la capacité à dire quelque chose du réel que la légitimité à revendiquer une position de représentant. Telle est l'hypothèse que veut explorer cet ouvrage. Portant à la fois sur la représentation de la crise démocratique telle qu'elle est racontée dans le roman contemporain et sur la crise du roman lui-même en tant que genre démocratique, cet essai fait le pari d'une homologie entre démocratie et roman : sans aller jusqu'à prêter à la littérature le pouvoir de résoudre tous les problèmes de la démocratie, il postule que l'exploration romanesque de la crise démocratique et les stratégies littéraires pour la surmonter peuvent ouvrir à la pensée et à l'expérience de nouvelles formes de vie démocratiques.
Que signifie le changement historique ? Comment savoir quand commence, quand finit une époque ? Comment prendre la mesure, au présent, de ce qui nous arrive ? Ces interrogations ne sont pas nouvelles mais résonnent fortement dans une époque comme la nôtre où la question de la transformation sociale et des effets réels des révolutions passées se pose avec une acuité singulière. C'est précisément en cela - c'est du moins l'hypothèse que défend cet ouvrage - que Le Guépard, ce roman de G. Tomasi di Lampedusa publié en 1958, nous concerne aujourd'hui : ce livre, qui fut le premier best-seller italien et dont Luchino Visconti tira un film remarqué, nous parle en effet de notre temps, ou plutôt de notre rapport au(x) différents régimes de temporalité. Mettant en scène un individu (Don Fabrizio), une famille (les Salina) une classe sociale (l'aristocratie), pris dans la tourmente de l'histoire (le Risorgimento) et finalement défaits par elle, le roman donne à voir, autant qu'à penser, le changement historique. Ce faisant, il nous offre aussi un éclairage singulier sur les enjeux politiques du temps et les formes de l'engagement littéraire.
Dans ce livre publié fin 2020, le grand historien américain Philip Nord aborde la façon dont la Déportation a été commémorée en France de 1945 à nos jours. Il établit comment la mémoire de la Déportation a d'emblée été politisée, dans un contexte national et international changeant, et surtout comment elle a donné lieu à un récit polyphonique aux motifs multiples, provenant de voix diverses - juive, catholique, communiste et gaulliste -, tantôt concurrentes, tantôt en dialogue les unes avec les autres. Envisageant la mémoire de la Déportation au croisement de l'histoire politique et de l'histoire culturelle, l'auteur s'intéresse aussi bien aux histoires racontées par et sur les déportés après la guerre qu'à la façon dont la littérature, l'art, le cinéma, les monuments et les cérémonies leur ont donné forme.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.