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Politiques du temps. Le Guépard de Lampedusa dans l'histoire
Servoise Sylvie
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753565234
Que signifie le changement historique ? Comment savoir quand commence, quand finit une époque ? Comment prendre la mesure, au présent, de ce qui nous arrive ? Ces interrogations ne sont pas nouvelles mais résonnent fortement dans une époque comme la nôtre où la question de la transformation sociale et des effets réels des révolutions passées se pose avec une acuité singulière. C'est précisément en cela - c'est du moins l'hypothèse que défend cet ouvrage - que Le Guépard, ce roman de G. Tomasi di Lampedusa publié en 1958, nous concerne aujourd'hui : ce livre, qui fut le premier best-seller italien et dont Luchino Visconti tira un film remarqué, nous parle en effet de notre temps, ou plutôt de notre rapport au(x) différents régimes de temporalité. Mettant en scène un individu (Don Fabrizio), une famille (les Salina) une classe sociale (l'aristocratie), pris dans la tourmente de l'histoire (le Risorgimento) et finalement défaits par elle, le roman donne à voir, autant qu'à penser, le changement historique. Ce faisant, il nous offre aussi un éclairage singulier sur les enjeux politiques du temps et les formes de l'engagement littéraire.
Le roman et le fait démocratique entretiennent une relation privilégiée. C'est là une idée couramment admise, que viennent étayer à la fois leur date de naissance commune et la capacité supposée du roman à faire de tout un chacun un héros ou une héroïne. Mais qu'en est-il à l'heure de la crise de la démocratie que nous connaissons aujourd'hui ? Elle donne à penser que roman et démocratie ont désormais aussi en commun de faire face à une crise profonde de la représentation qui engage tant la capacité à dire quelque chose du réel que la légitimité à revendiquer une position de représentant. Telle est l'hypothèse que veut explorer cet ouvrage. Portant à la fois sur la représentation de la crise démocratique telle qu'elle est racontée dans le roman contemporain et sur la crise du roman lui-même en tant que genre démocratique, cet essai fait le pari d'une homologie entre démocratie et roman : sans aller jusqu'à prêter à la littérature le pouvoir de résoudre tous les problèmes de la démocratie, il postule que l'exploration romanesque de la crise démocratique et les stratégies littéraires pour la surmonter peuvent ouvrir à la pensée et à l'expérience de nouvelles formes de vie démocratiques.
Qu'est-ce que l'amitié ? Cette question en soulève mille autres, comme en témoignent la longue tradition de la "philia" grecque ou de l' "amitia" latine et le regain d'intérêt qu'elle suscite depuis une vingtaine d'années dans le champ des sciences humaines et sociales. Participant de cet intérêt renouvelé pour le thème de l'amitié, le présent ouvrage invite plus précisément à porter attention à un certain type d'amitié, les amitiés d'enfance et de jeunesse, telles que les représentent, configurent et reconfigurent, la littérature et le cinéma. De "Harry Potter" de J. K. Rowling à "L'Amie prodigieuse" d'Elena Ferrante, les amitiés nouées à l'âge dit "tendre" sont en effet au coeur de nombreuses oeuvres, à destination des jeunes et des moins jeunes, et soulèvent plusieurs questions : que font l'enfance et l'adolescence à l'amitié? Y a-t-il, dans ces relations, de groupe ou à deux, souvent fusionnelles, parfois éprouvantes et toujours déterminantes pour la construction de soi, des éléments singuliers de nature à en faire un type de relation interpersonnelle à part entière ?
Résumé : Des proses éblouissantes du Paysan de Paris à La Semaine sainte, des Beaux Quartiers à En étrange pays dans mon pays lui-même, Louis Aragon n'a cessé de chanter Paris. Il intègre ainsi la famille de tous les écrivains amoureux de la Ville lumière et décide de sa filiation en donnant à relire, comme en surimpression, les tableaux parisiens de Baudelaire, les poèmes d'Apollinaire, le Paris de Francis Carco et de Robert Desnos. Mais Paris est également le théâtre où se joue l'histoire d'un amour écrit aux portes de la légende : celui que Louis voue à Elsa. A travers Elsa, il retrouve l'empreinte affective que le temps a laissée sur les murs de la capitale. Et lorsqu'il écrit : "Arrachez-moi le coeur vous y verrez Paris", nous comprenons, bien sûr : "Il ne m'est Paris que d'Elsa".
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.