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Amitiés d'enfance. Littérature et cinéma (XIXe et XXIe siècles)
Letort Delphine ; Servoise Sylvie
RAISON PUBLIQUE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782900337110
Qu'est-ce que l'amitié ? Cette question en soulève mille autres, comme en témoignent la longue tradition de la "philia" grecque ou de l' "amitia" latine et le regain d'intérêt qu'elle suscite depuis une vingtaine d'années dans le champ des sciences humaines et sociales. Participant de cet intérêt renouvelé pour le thème de l'amitié, le présent ouvrage invite plus précisément à porter attention à un certain type d'amitié, les amitiés d'enfance et de jeunesse, telles que les représentent, configurent et reconfigurent, la littérature et le cinéma. De "Harry Potter" de J. K. Rowling à "L'Amie prodigieuse" d'Elena Ferrante, les amitiés nouées à l'âge dit "tendre" sont en effet au coeur de nombreuses oeuvres, à destination des jeunes et des moins jeunes, et soulèvent plusieurs questions : que font l'enfance et l'adolescence à l'amitié? Y a-t-il, dans ces relations, de groupe ou à deux, souvent fusionnelles, parfois éprouvantes et toujours déterminantes pour la construction de soi, des éléments singuliers de nature à en faire un type de relation interpersonnelle à part entière ?
Le 28 octobre 1971, les habitants du plateau du Larzac apprennent à la télévision par la voix duministre des Armées, Michel Debré, la décision officielle de l?extension du camp militaire du Larzac. Les paysans décident alors de s?engager dans une lutte pour défendre leurs terres en mobilisant autour d?eux un large mouvement animé par des comités de soutien répartis dans toute la France. En 1981, la promesse du candidat François Mitterrand, élu, est tenue. Il renonce à l?extension du camp militaire. Mais le Larzac ne s?arrête pas là. Un « après Larzac » se met en place, qui poursuit un développement agricole et culturel basé notamment sur la gestion collective des terres, le renforcement des solidarités locales, nationales et internationales. De 1971 à 1981, en 10 années de création et de diffusion, le Larzac a peu à peu dessiné l?image d?un combat à valeur de symbole. Ces centaines d?affiches réalisées dans l?enthousiasme ou dans la rage parfois ont eu le mérite de mettre à jour une formidable énergie créative. Les affiches et documents iconographiques réunis dans ce livre n?ont pas été uniquement choisis pour leurs qualités esthétiques, mais aussi en fonction de leurs messages. Parfois très belles, signées de grands noms, souvent anonymes, elles permettent de suivre l?évolution de 10 ans de lutte.
Présenté sous forme d'un prologue, évoqué à travers le générique, intégré à la première séquence, développé dans un flash-back, occulté dans un fondu au noir, l'incipit qui ouvre un roman pose sans doute la première énigme narrative et le premier souci de mise en scène au réalisateur dont le projet filmique repose sur l'adaptation d'une écriture littéraire. L'incipit affiche les codes fictionnels qui permettent d'établir le contrat de lecture entre l'auteur et son lecteur ; il participe à la connivence dont le mode autobiographique se nourrit, annonce la transgression des codes dans des oeuvres dites " postmodernes ". Si l'incipit précise la nature de l'écrit, permet un classement du genre, quelles stratégies sont déployées à l'écran pour faciliter ou non l'entrée dans le récit ? Quelles répercussions ces choix ont-il sur la structure narrative et dramatique de l'adaptation ? Cet ouvrage aborde l'adaptation cinématographique à travers la perspective des " premières pages - premiers plans " et pose la question du " contrat d'adaptation ", illustrée dès l'incipit d'un film alors que génériques et premières séquences scellent le contrat de lecture de l'oeuvre.
Adoptez un enfant, prenez vos fonctions à l'institution ou bien au service d'étage, livrez-vous à un souper fin, nous nous occupons de tout, y compris de vous offrir un portrait souvenir ! Et comme notre époque se montre ennuyeuse, usons de décors fanés et de clichés jaunis pour ces quelques histoires mortifères.
Résumé : Les expérimentations de pratiques de la philosophie avec les enfants se développent partout dans le monde depuis une quarantaine d'années, bouleversant les représentations traditionnelles à la fois de la discipline mais aussi de l'enfant. Les collections de " philosophie avec les enfants " se multiplient dans le monde de l'édition. Existe-t-il alors une philosophie mineure, au sens où Kant définissait la minorité ? Comment penser les liens qui unissent l'enfant, la littérature et la philosophie ? Comment la fiction peut-elle servir de médiation pour permettre aux jeunes enfants et/ou aux adolescents de mieux comprendre la complexité du monde et les grandes questions qui interrogent la condition humaine ?
Résumé : L'éveil à la philosophie dès le plus jeune âge - qui se développe sous des formes diverses partout dans le monde depuis plus de cinquante ans - dépasse largement la seule nécessité de démocratiser l'accès à la discipline scolaire mais interroge les conditions même d'une éducation émancipatrice. Les ateliers de philosophie pourraient préfigurer un paradigme de ce que devrait être l'école et l'éducation : une "oasis de pensée", un lieu et un temps de développement de l'esprit critique, de la coopération intellectuelle et de l'acceptation de sa vulnérabilité pour entrer en résonance avec soi et le monde. L'idée de la philosophie avec de jeunes enfants peut toutefois susciter des débats, voire des réticences, au sein des institutions elles-mêmes. Cet ouvrage questionne le rôle que peut jouer la philosophie dans la formation de l'esprit critique et d'une citoyenneté éclairée dès le plus jeune âge. Comment ces pratiques expérimentales permettent-elles de renouveler l'idéal émancipateur de la philosophie à l'école et dans la Cité ? Quels sont aussi les apports du pragmatisme et de la Théorie critique pour penser la philosophie avec les enfants ? A partir des théories de l'émancipation, de la reconnaissance et de la résonance, l'ouvrage propose de penser l'exercice philosophique dès le plus jeune âge à la fois comme une pratique, une expérience pouvant servir de paradigme au processus éducatif et d'en restituer les enjeux politiques.
On pourrait retracer une histoire politique et philosophique des frontières qui séparent ce que je dois de ce qui m'est dû, et ce qui m'appartient de ce à quoi j'appartiens. Ces frontières prennent un relief particulier dans la succession de crises - politique, écologique, économique, sanitaire - qui marquent le paysage culturel, intellectuel et social depuis les années 2000. Désirant examiner la possibilité d'interpréter le contemporain à la lumière d'un paradigme "fiduciaire" où prédominent les notions de crédit et de confiance, Emmanuel Bouju, Loïse Lelevé et Mazarine Pingeot ont proposé à un ensemble de chercheurs et écrivains de réfléchir ensemble aux notions de propriété et d'appropriation, de dette et d'imposture, dans la littérature et les arts contemporains, comme en sociologie, en philosophie ou en économie. Ce livre est le fruit de leur travail commun.