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L'amour circoncis. 4ème édition
Serhane Abdelhak
PARIS MEDITERRA
15,45 €
Épuisé
EAN :9782842720964
Ce livre est dérangeant. Il enfreint la loi du silence, l'hypocrisie qui prévaut généralement dès lors qu'on évoque la pratique sexuelle en pays musulman. L'érotisme raffiné des Mille et une nuits, la langueur délicieusement inquiétante des harems, sont autant de clichés que l'Amour circoncis s'emploie, par l'exemple, à faire tomber. Car l'heure n'est plus à ménager la susceptibilité des uns et à flatter les fantasmes orientalisants des autres. Devant la formidable révolution des mentalités qui se prépare au Maghreb, l'auteur préfère jouer cartes sur table au risque d'encourir les foudres des docteurs de la " loi ". Circoncision, apartheid sexuel, cantonnement de la femme dans un statut de soumission au mâle, homosexualité, prostitution, zoophilie : les expériences complexes de l'acteur social marocain sont décrites sans complaisance ni faux-fuyant, en tant que phénomènes sociaux qui conduisent le sujet à intérioriser une conception tronquée, passive, culpabilisante, de la sexualité. Et c'est lorsque l'individu a fait son deuil de tout accomplissement personnel dans et par l'amour humain, que la religion propose son secours providentiel ! Mais l'Amour circoncis n'est pas seulement un essai sur la sexualité. Si Serhane " met à nu " cette question, c'est surtout pour approcher et définir le processus d'identification de l'individu dans la société marocaine.
Le silence est déjà trop tard est un long poème d'une grande intensité, un chant d'amour à l'amour et à la femme, mais, avant tout, à la parole et au poème. Véritable torrent, cet hymne à la poésie fracasse le silence et entreprend la longue quête des mots proférés qui libèrent par ce long poème qui ne finit pas.
Résumé : Nous étions quatre s?urs. Chassées de chez nous par notre propre père, un homme brutal et pourtant trop faible pour résister à la tyrannie de sa nouvelle épouse, nous nous sommes retrouvées seules face à notre destin. A la croisée des chemins, nous nous sommes séparées, après avoir juré que, dix ans plus tard, jour pour jour, nous reviendrions pour raconter au père ce que le sort nous aurait réservé... Dix ans plus tard, nous ne sommes plus que trois s?urs. Le père vient de mourir. C'est à son cadavre déjà rongé par les mouches que nous faisons le récit de nos diverses infortunes. Histoires hallucinées, toutes placées sous le signe de la fatalité, traversées tantôt tragiques, tantôt grotesques d'un pays livré à l'arbitraire, à la misère et à la corruption, nos récits sont emplis de vacarme de la vie. La vérité ultime n'est-elle pas cependant dans le silence de la quatrième s?ur, le silence de plomb de celle qui a manqué le rendez-vous ?
Nous sommes au Maroc, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1912, le pays vit sous le régime du protectorat. Les deux héros de ce roman, le narrateur et son double, Moha Ou Hida, à peine sortis de l'enfance, n'ont pas connu d'autre réalité. Ils doivent subir le poids des traditions ancestrales que viennent sans cesse contredire les séductions des "protecteurs". Et puis que restera-t-il de leur existence quand la grande Histoire sera passée? Une légende, peut-être, mais une légende vraie celle qui retrace les exploits de Abdelkrim, le héros de la guerre du Rif. En interrogeant cette période occultée de l'histoire à travers le regard de deux adolescents, Abdelhak Serhane nous donne à lire un véritable roman de formation. Comment grandir entre l'orgueil des origines et l'humiliation de la soumission, entre la légende héroïque et la lâcheté quotidienne? Au-delà des individus, c'est toute la société marocaine d'aujourd'hui qui est ici passée au crible de sa douloureuse genèse.
Cela commence à la manière d'un journal de guerre intestine. Des voix se relaient, elles évoquent, elles s'incarnent, elles assaillent leur héros - l'homme, l'écrivain, l'amant, l'époux, le fils, l'ami, le père, le militant et même, qui sait, l'inconnu. Procès réel ou possible, il ne cesse de hanter Aïn. Comme ne le lâche pas d'une ombre un certain Hdiddane, aussi inventif que futé, caricaturiste impénitent, prompt à la réplique : faisant d'Aïn un personnage de son cru, il récrit des scènes, apostrophe, se prétend l'avocat obstiné de la fiction, cette grande tentatrice. Son " Epître sur la luxure " n'est pas la moindre de ses provocations. L'homme du journal, lui, a décidé, coûte que coûte, de mettre sa vie à l'épreuve de la vérité. Un pays peut-il en cacher un autre ? Un homme peut-il en cacher un autre ? De Paris à Rabat, sans oublier Fès, la ville natale, cette traversée des miroirs brise les images trop vite figées. Un bel exemple de littérature vécue comme aventure, une aventure dont la poésie est le diapason essentiel, relié aux convulsions du monde.
Qui ne connaît ta ville la Porte du Vent, passage obligé pour tous les égarés, les paumés ? Ouverte aux vents marins, aux vents de pluie, aujourd'hui fermée à l'avenir. Accueillante aux brises, elle l'était jadis également aux hommes. Au voyageur arrivé par l'Ouest, elle offrait en prélude un lacis de ruelles étourdissantes ; en titubant, le nouveau venu se mettait sous la protection de son marabout ; il pouvait se désaltérer à la fontaine de la cour intérieure de sa vieille mosquée et y reprendre son souffle. Neuf siècles inscrits dans la chaux et la pierre. Tant d'étrangers sont entrés par là, qui ne sont plus jamais repartis. " Du regard croisé de deux femmes à la fois différentes et très proches, l'une, Selma, rivée à sa ville, à l'emprise de laquelle elle rêve d'échapper, l'autre, Hélène, revenue recoller les " morceaux de sa vie " dans son pays natal dévasté par une guerre sournoise, et d'un narrateur qui prend leur relais pour s'adresser à elles, émerge l'histoire de Bab-Errih - dont on ne saura jamais si elle réelle et transfigurée ou lieu métaphorique - et des destins chaotiques de ceux qui la peuplent...
Idjerouidene Arezki ; Beniada Frédéric ; Dilem Ali
Résumé : Ce destin à tire d'aile est le récit bouleversant du parcours d'un homme parti de rien, élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur, qui grâce à des valeurs fondamentales, telles que l'intégrité, le travail et la solidarité a été une véritable figure de l'entreprenariat en France et en Algérie. Mère décédée à sa naissance, père ouvrier agricole, il aura pour seule amie, une chèvre, sa vraie nourrice pendant son enfance. Arezki connaîtra la guerre d'indépendance, la répression, la guerre civile, et créa l'un des principaux groupes de transport mondiaux, GoFast Transport (aujourd'hui Weaving Group) qui racheta Aigle Azur en 2001 pour en faire la seconde compagnie aérienne française. Celui qu'on appelait Monsieur Arezki, est une véritable source d'inspiration pour les jeunes.