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La Bible
Sellier Philippe
POINTS
9,09 €
Épuisé
EAN :9782757807576
Le Livre des livres est le plus souvent un livre qu'on ne lit pas. Associé à la pratique religieuse et à la foi, la Bible est absente de notre culture générale. Les textes proposés ici incitent à la lecture de l'Ancien et du Nouveau Testaments, en montrant comment ils se trouvent au fondement de la civilisation occidentale tout entière, de son art, de son imaginaire comme de sa philosophie. Une anthologie de quatre-vingt-trois textes qui donne accès aux paraboles, récits et prophéties qui ont marqué la culture occidentale. Chacun des Livres de la Bible bénéficie d'une présentation claire et synthétique ; leurs épisodes les plus illustres sont commentés et expliqués. L'articulation principale se fait entre : l'Ancien Testament (la Création, la première Alliance conclue entre Dieu et son peuple, Abraham, Moïse, David...) et le Nouveau Testament (Jésus-Christ, le Fils de Dieu, et sa doctrine qui donnera naissance à la religion chrétienne).
Résumé : Port-Royal constitue l?un des grands mythes historiques de la culture française, mythe en ce sens que sa réalité s?enveloppe d?une aura fascinante. Célébré par le critique le plus pénétrant du XIXe siècle avec Baudelaire, Sainte-Beuve, dans son monumental Port-Royal (1840-1859), le monastère est apparu dans le clair-obscur de son expérience et la riche galerie de ses personnalités. Restaient cependant à approfondir les interférences exceptionnelles entre littérature et sentiment religieux, entre théologie et création; l?influence de la Bible sur l?écriture même d?un Pascal; le socle augustinien des Provinciales et des Pensées comme de nombreuses ?uvres de l?époque classique; la genèse de la maîtrise formelle chez un théologien qui répudie la sécheresse des scolastiques. Tout ce livre est centré sur Pascal, qui apparaît ? selon la formule de Jean Laporte en 1923 ? comme " le fer de lance " du groupe littéraire et théologique de Port-Royal. Après ce premier volume, consacré à la singularité pascalienne, l?exploration a été élargie à des problèmes généraux et à d?autres écrivains marquants comme La Rochefoucauld, Mme de Lafayette et Racine (Champion, 2000).
Port-Royal constitue l'un des plus grands mythes historiques de la culture française. L'effervescence littéraire de ce "groupe" prestigieux reste dans une large mesure, même après le monumental Port-Royal (1840-1859) de Sainte-Beuve, à mettre en pleine lumière. Les quarante-quatre études réunies dans ces deux volumes ambitionnent d'y contribuer. Le tome I était consacré à Pascal, ce tome II aborde deux problèmes généraux (littérature et théologie, le jansénisme littéraire), avant de présenter la Bible de Port-Royal, celle-là même sur laquelle rêvaient encore Hugo et Rimbaud. De là l'ouvrage passe à la considération d'écrivains majeurs : La Rochefoucauld, l'auteur des Lettres portugaises, Mme de Lafayette, dont l'amie intime, Mme de Sévigné, aura été croisée dans "Qu'est-ce que le jansénisme ? ". Après une section sur Racine, deux nouvelles vues d'ensemble sont proposées, sur l'augustinisme littéraire, l'une à l'époque classique, l'autre au moment de l'essor romantique. L'ouvrage se clôt sur le premier Index biblique de Racine (Esther et Athalie).
La littérature du XVIIe siècle a peu sollicité les critiques de l'imaginaire, si l'on excepte les tragédies de Racine et les Contes de Perrault et de Mme d'Aulnoy. L'imagination créatrice s'y est pourtant déployée aussi bien dans la poésie lyrique que dans les ?uvres soucieuses de vraisemblable ou dans la floraison du merveilleux. La plupart des vingt-cinq essais réunis dans le présent volume s'inspirent de la critique thématique, issue de Proust et de Bachelard, illustrée par un Jean-Pierre Richard ou un Michel Collot, et dont Gilbert Durand a proposé une théorie. Le recours à la psychanalyse s'y limite au "symbolisme", c'est-à-dire aux représentations universelles reconnues par Freud (rêves typiques, fantasmes originaires...). Ils procèdent par monographies d'écrivains (Pascal, La Rochefoucauld, Racine, Boileau, La Bruyère), voire d'?uvres (Le Cid, Le Comte de Gabalis, La Princesse de Clèves, "La Belle au bois dormant", Les Aventures de Télémaque); par la considération de scénarios mythiques (Don Juan) ou légendaires (la Madeleine). Ils posent aussi des questions théoriques d'importance: "Qu'est-ce qu'un mythe littéraire?", "Le merveilleux vraisemblable", "fonction de la mythologie", ou "Imaginaire et catégories esthétiques du Grand Siècle". Un appel est ainsi lancé à l'essor des enquêtes sur l'imagination créatrice à l'âge classique.
La culture occidentale est enracinée dans la Bible bien plus profondément que clans la pensée grecque et le droit romain, qui n'étaient étudiés que par les élites. La Bible a au contraire imprégné la totalité de la société et ses axes sont devenus universellement populaires: sens de l'histoire, absolu de la personne humaine image de Dieu , d'où dérivent les droits de l'homme, intérêt pour les démunis, séduction de la personnalité du Christ, révélation de l'amour comme secret et, malgré tout, idéal de nos existences. Si certains des soixante-treize livres bibliques peuvent, par leur éloignement dans le temps, donner l'impression d'une forêt, leur message devient de plus en plus lumineux à mesure qu'on s'élève vers les sommets. Ce sont des cimes couronnées de neiges éternelles qui sont proposées ici au cheminement du lecteur. Il s'agit à la fois de comprendre l'univers au sein duquel nous vivons, de ne pas avancer comme des aveugles, et surtout de respirer un air plus vif: l'air des hauteurs.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.