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Essais sur l'imaginaire classique. Pascal - Racine - Précieuses et moralistes - Fénelon
Sellier Philippe
CHAMPION
11,00 €
Épuisé
EAN :9782745312402
La littérature du XVIIe siècle a peu sollicité les critiques de l'imaginaire, si l'on excepte les tragédies de Racine et les Contes de Perrault et de Mme d'Aulnoy. L'imagination créatrice s'y est pourtant déployée aussi bien dans la poésie lyrique que dans les ?uvres soucieuses de vraisemblable ou dans la floraison du merveilleux. La plupart des vingt-cinq essais réunis dans le présent volume s'inspirent de la critique thématique, issue de Proust et de Bachelard, illustrée par un Jean-Pierre Richard ou un Michel Collot, et dont Gilbert Durand a proposé une théorie. Le recours à la psychanalyse s'y limite au "symbolisme", c'est-à-dire aux représentations universelles reconnues par Freud (rêves typiques, fantasmes originaires...). Ils procèdent par monographies d'écrivains (Pascal, La Rochefoucauld, Racine, Boileau, La Bruyère), voire d'?uvres (Le Cid, Le Comte de Gabalis, La Princesse de Clèves, "La Belle au bois dormant", Les Aventures de Télémaque); par la considération de scénarios mythiques (Don Juan) ou légendaires (la Madeleine). Ils posent aussi des questions théoriques d'importance: "Qu'est-ce qu'un mythe littéraire?", "Le merveilleux vraisemblable", "fonction de la mythologie", ou "Imaginaire et catégories esthétiques du Grand Siècle". Un appel est ainsi lancé à l'essor des enquêtes sur l'imagination créatrice à l'âge classique.
Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas", la haine de soi, le divertissement, le pari... Tous ces thèmes pascaliens font presque partie des conversations courantes, mais éclipsent aussi d'autres textes, les traités scientifiques et les oeuvres mystiques notamment. Cette anthologie propose un parcours réfléchi et enrichi de l'ensemble du corpus de Pascal, des Provinciales aux Pensées. Un parcours thématique articulé autour de questions centrales: l'apologie du christianisme, le rapport entre science et théologie, la misère et la grandeur de l'homme, l'homme dans le monde, le mysticisme pascalien.
Port-Royal constitue l'un des grands mythes historiques de la culture française, mythe en ce sens que sa réalité s'enveloppe d'une aura fascinante. Célébré par le critique le plus pénétrant du XIXe siècle avec Baudelaire, Sainte-Beuve, dans son monumental Port-Royal (1840-1859), le monastère est apparu dans le clair-obscur de son expérience et la riche galerie de ses personnalités. Restaient cependant à approfondir les interférences exceptionnelles entre littérature et sentiment religieux, entre théologie et création ; l'influence de la Bible sur l'écriture mème d'un Pascal ; le socle augustinien des Provinciales et des Pensées comme de nombreuses oeuvres de l'époque classique ; la genèse de la maîtrise formelle chez un théologien qui répudie la sécheresse des scolastiques. Tout ce livre est centré sur Pascal, qui apparaît - selon la formule de Jean Laporte en 1923 - comme "le fer de lance" du groupe littéraire et théologique de Port-Royal. Après ce premier volume, consacré à la singularité pascalienne, l'exploration s'élargira à des problèmes généraux et à d'autres écrivains marquants comme La Rochefoucauld, Mme de Lafayette et Racine.
Résumé : Port-Royal constitue l?un des grands mythes historiques de la culture française, mythe en ce sens que sa réalité s?enveloppe d?une aura fascinante. Célébré par le critique le plus pénétrant du XIXe siècle avec Baudelaire, Sainte-Beuve, dans son monumental Port-Royal (1840-1859), le monastère est apparu dans le clair-obscur de son expérience et la riche galerie de ses personnalités. Restaient cependant à approfondir les interférences exceptionnelles entre littérature et sentiment religieux, entre théologie et création; l?influence de la Bible sur l?écriture même d?un Pascal; le socle augustinien des Provinciales et des Pensées comme de nombreuses ?uvres de l?époque classique; la genèse de la maîtrise formelle chez un théologien qui répudie la sécheresse des scolastiques. Tout ce livre est centré sur Pascal, qui apparaît ? selon la formule de Jean Laporte en 1923 ? comme " le fer de lance " du groupe littéraire et théologique de Port-Royal. Après ce premier volume, consacré à la singularité pascalienne, l?exploration a été élargie à des problèmes généraux et à d?autres écrivains marquants comme La Rochefoucauld, Mme de Lafayette et Racine (Champion, 2000).
Résumé : "Le XVIIe siècle est le siècle de saint Augustin." Cette formule énoncée par Jean Dagens en 1951 s'est trouvée largement confirmée, notamment avec la parution de Pascal et saint Augustin en 1970. Longtemps on a cru que l'auteur des Pensées, ignorant en théologie, n'avait été que le "secrétaire de Port-Royal". S'efforçant d'adopter l'esprit même de Pascal pour lire saint Augustin, Philippe Sellier, professeur de littérature française à la Sorbonne, a montré l'originalité théologique de l'auteur des Provinciales. Depuis lors, il est impossible de sous-estimer le Pascal théologien, de négliger la manière dont il a repensé l'héritage augustinien et de méconnaître combien il a contribué à transmettre une vision du monde et un certain christianisme qui dominèrent l'Eglise latine pendant près d'un millénaire et demi et marquèrent d'innombrables oeuvres littéraires jusqu'à celles de Baudelaire, Mauriac ou Julien Green.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.