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La maison du Bosphore
Selek Pinar ; Kerem Sibel
LEVI
11,50 €
Épuisé
EAN :9782867467653
A Yedikule, un des plus anciens quartiers d?Istanbul, quatre jeunes épris de liberté cherchent leur place dans une société figée depuis le coup d?état de septembre 1980. La condition des femmes et des minorités, les conventions sociales, l?oppression politique : tout leur pèse. Sema la rêveuse voudrait entrer à l?université. Salih l?apprenti menuisier cherche à perpétuer son art là où il a grandi tandis qu?Hasan le musicien aimerait faire vivre le sien sur les routes du monde. Seule Elif opte pour la voie périlleuse de la révolution. Quatre parcours, mais une même devise : Il nous reste un demi-espoir? Hommage à une ville et à ses communautés, réflexion sur l?appartenance, leçon d?humanité, ce premier roman de Pinar Selek est celui de toute une génération qui cherche sa voie entre la Turquie d?hier et celle de demain.
Réédition en poche de ce livre d'entretiens avec cette sociologue, féministe et écrivaine exilée en France, une des plus grandes int ellectuelles turques contemporaines avec Asli Erdogan. Elle revient sur son parcours, ses engagements auprès des minorités et son soutien à diverses contestations. Elle témoigne surtout de son désir de décloisonner les luttes et d'élargir les coopérations au-delà des frontières.
Résumé : Lorsque Pinar Selek rencontre le célèbre journaliste arménien de Turquie Hrant Dink, qui sera assassiné en 2007, celui-ci la surnomme affectueusement "L'insolente". Il avait raison : elle est insolente, partout, en Turquie, en France. Sociologue, écrivaine, militante antimilitariste, féministe et libertaire, Pinar Selek est surtout connue en raison de la répression dont elle est victime depuis plus de 20 ans de la part de la justice turque. Dans ce livre, elle revient sur son parcours, son enfance, ses combats auprès des opprimées : avec les enfants des rues d'Istanbul, les prostituées, les Kurdes, les Arméniennes. Elle raconte la torture et la prison, mais aussi la création d'un atelier des artistes de rue, d'une coopérative féministe ou d'une plateforme d'écologie sociale. Aujourd'hui exilée en France, elle poursuit ses recherches universitaires, mais elle continue avant tout son combat pour décloisonner les luttes et ouvrir des voies créatives vers une autre société. Guillaume Gamblin, qu'elle a connu à Lyon dans le milieu alternatif et qui est devenu son ami, nous invite, à partir d'entretiens, à rencontrer cette "femme aux mille vies" à l'énergie contagieuse.
A Nice, Azucena est au coeur de plusieurs groupes constitués en réseaux informels, d'amitiés et de résistances. Avec les Paranos, elle distribue légumes et graines bio, comme s'il s'agissait de contrebande ou de produits illicites. Avec Luna, elle exfiltre des chiens ayant fui leurs maîtres autoritaires ou violents pour commencer une nouvelle vie. Tout autour d'elle gravite une foule hétéroclite de doux rêveurs qui ne renonceraient pour rien au monde à la mise en pratique de leurs idéaux. Quelques-uns sont, tout comme elle, un peu cabossés, mais trouvent dans les liens qui les unissent des raisons d'espérer. Parce que l'espoir n'est pas une option. Tous, comme autant de fourmis invisibles et obstinées creusant des tunnels pour faire déraper, sans violence, notre vieux monde, oeuvrent ainsi à en créer un nouveau, plus libre et lumineux, plus solidaire et plus juste. "Au premier regard, on ne voyait pas, usées à force de passages, les frontières de cette ville de l'exil et du tourisme, ni les chemins empruntés par les Italiens, les Russes et les Anglais, suivis par les Arméniens, les Arabes, les Juifs, les peuples des Balkans et de l'Afrique. Nice, comme les autres villes, ne fait pas entendre sa voix tant qu'on ne s'est pas blotti contre sa poitrine pour pleurer au moins une fois, tant qu'on ne s'est pas couché dans ses bras. Par bonheur, les Zinzins avaient été nombreux à l'entendre : Gouel le Chanteur des rues, Alex le Prince des poubelles, Manu la fondatrice des Paranos et Azucena la Zinzine aux chaussures rouges, celle qui vient de se présenter comme "Bleue"" . P. S.
Caloz-Tschopp Marie-Claire ; Selek Pinar ; Insel A
Ce livre réunit des contributions de chercheuses et chercheurs en philosophie et sciences humaines de plusieurs nationalités, lieux, continents, et de plusieurs générations. Il se consacre à une réflexion sur la politique, la violence, la civilité, contemporaines dans leurs dimensions politiques, philosophiques, et anthropologiques, en s'efforçant de réunir une diversité d'expériences et d'approches et de les rapporter aux enjeux de l'actualité. La préface de Marie-Claire Caloz-Tschopp, du Collège International de Philosophie (Paris-Genève), " Que peut nous apprendre la Turquie ? ", est un appel au déplacement, à la curiosité, au plaisir de la réflexion collective, ici et là-bas. C'est un précieux outil de travail collectif du réseau de lecture international. Il s'adresse à un large public appelé à lire, à débattre de textes et matériaux, en préparant le colloque international organisé à Istanbul du 7 au 11 mai 2014: " Violence politique, exil/des-exil dans le monde d'aujourd'hui ". Il contient trois textes : les textes de Pinar Selek et Ahmet Insel amènent des éléments concrets et théoriques de réflexion à partir de ce qui se passe en Turquie ; le texte d'Etienne Balibar formule des questions philosophiques pour lancer la réflexion sur le thème " Violence, Politique, Civilité ".
Résumé : L'avenir est à réinventer dans cette vallée coincée entre des montagnes de granit. Une départementale bordée par les carcasses des filatures abandonnées mène à des villages silencieux, un no man's land aux confins de l'Italie. Pour Marina, vingt-deux ans, un corps et une voix de déesse, le futur se joue résolument ailleurs. Sur les plateaux de télé qui métamorphosent les starlettes de province en divas. Pour Andrea, fils d'une famille de notables, l'Eldorado est à portée de main. Dans la ferme d'alpage de son grand-père. Mais les rêves de ces deux héros contemporains se cognent à l'amour impossible qui les unit depuis l'adolescence. Silvia Avallone se montre une fois encore incroyablement douée pour cerner les failles de notre époque et les doutes de sa génération. Avec une profonde empathie pour ses personnages, elle compose un deuxième roman fougueux autour des thèmes de l'enracinement et de l'abandon.
Il y a la Méditerranée, la lumière, l'île d'Elbe au loin. Mais ce n'est pas un lieu de vacances. C'est une terre sur laquelle ont poussé brutalement les usines et les barres de béton. Depuis les balcons uniformes, on a vue sur la mer, sur les jeux des enfants qui ont fait de la plage leur cour de récréation. La plage, une scène idéale pour la jeunesse de Piombino. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent en chefs de bandes, les filles en starlettes de la télévision. De quoi oublier les conditions de travail à l'aciérie, les mères accablées, les pères démissionnaires... Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, sont les souveraines de ce royaume cabossé. Ensemble, elles jouent de leur éclatante beauté, rêvent d'évasion et parient sur une amitié inconditionnelle pour s'emparer de l'avenir.
Y a-t-il plus chouette cadeau de Noël qu'une nuit dans une isba au milieu des bois enneigés, ou bien un tour en ville sur un tank immaculé? Cela semble parfait, féérique, tout à fait charmant. Mais dans l'Ukraine un peu folle d'Andreï Kourkov, les choses peuvent vite dégénérer, votre promise se retrouver nue sur scène, votre tour opérateur s'avérer un adepte du tourisme extrême et la Révolution orange contrecarrer vos projets pour les fêtes... Avec ces nouvelles inédites, Kourkov se joue du genre avec brio pour offrir trois fables de Noël empreintes de bizarrerie et d'optimisme.
Pour tromper sa solitude, Victor Zolotarev a adopté un pingouin au zoo de Kiev en faillite. L'écrivain au chômage tente d'assurer leur subsistance tandis que le manchot déraciné traîne sa dépression entre la baignoire et le frigidaire vide. Alors, quand le rédacteur en chef d'un grand quotidien propose à Victor de travailler pour la rubrique nécrologie, il saute sur l'occasion. Un boulot tranquille et lucratif. Sauf qu'il s'agit de rédiger des notices sur des personnalités... encore en vie. Et qu'un beau jour, ces personnes se mettent à disparaître pour de bon. Une plongée dans le monde impitoyable et absurde de l'ex-URSS. Un roman culte.