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20 000 lieues sous les mers
Séguin François ; Compère Daniel ; Melmoux-Montaub
INVENIT
14,00 €
Épuisé
EAN :9782376801115
Ce catalogue accompagne et prolonge l'exposition que le musée de Picardie consacre à Vingt mille lieues sous les mers, roman fascinant dont Jules Verne a amorcé la rédaction courant 1865, et dont le succès, immédiatement après sa publication en 1869, ne s'est jamais démenti, ainsi en témoignent les rééditions, traductions, adaptations et hommages qu'il a suscités. A quels dispositifs tient donc la réussite d'une oeuvre, à quoi doit-elle son immense retentissement ? Jules Verne, à l'évidence, connaissait son sujet, et entretenait des liens privilégiés avec l'environnement marin : c'est précisément au Crotoy, en baie de Somme, que l'écrivain a conçu cette gigantesque fresque ; c'est là aussi que sont nés le professeur Aronnax et le capitaine Nemo, sans oublier le sous-marin Nautilus, traité comme un personnage à part entière. Alliant documentation scientifique et prouesses imaginatives, l'écrivain compose un récit haletant où l'esprit d'aventure le dispute au savoir encyclopédique et à l'information technique. Vingt mille lieues sous les mers est autant un précis de géographie qu'un roman récréatif, et si Jules Verne sait où il va, son éditeur Pierre-Jules Hetzel parfois lui ouvre de nouveaux horizons. Quant à son exigence scripturaire, elle saute aux yeux à la moindre page du manuscrit original (prêté pour l'occasion par la Bibliothèque nationale de France) : Jules Verne prise les phrases nerveuses, renseignées toujours, et toujours divertissantes. Rien d'étonnant donc si des artistes fameux tels Alphonse de Neuville ou Edouard Riou se sont plu à illustrer ce roman, contribuant ainsi à élaborer son inoubliable identité visuelle.
Rohou Julie ; Séguin François ; Crépin-Leblond Thi
En 1908, le peintre Albert Maignan lègue à la ville d'Amiens sa remarquable collection, patiemment constituée au cours d'une vie menée en amateur d'art. Au sein de cet ensemble, un trésor archéologique de trente-quatre bijoux du milieu du XVIe siècle fait l'admiration des érudits. Chapelets, reliquaires, bijoux de senteur, chaînes d'or et d'argent, enseignes à chapeaux, boutons et boucles de ceintures offrent un aperçu fidèle de ces "bijoux du quotidien" destinés à une clientèle bourgeoise et dont presque aucun exemple n'est parvenu jusqu'à nous. Pourtant, faute d'étude ou d'intérêt, ces bijoux sombrent rapidement dans l'oubli. A l'occasion du dépôt du trésor Maignan par le musée de Picardie au musée national de la Renaissance, c'est donc une véritable redécouverte que cette publication souhaite mettre à l'honneur. Celle d'un ensemble inédit et unique dans les collections publiques françaises, mais aussi, à travers lui, de tout un pan de l'histoire du bijou et de la culture matérielle de la Renaissance.
Parent pauvre du cinéma européen, la cinématographie espagnole a dû subir à la fois la censure de la dictature et celle, plus subtile, d'une intelligentsia qui, condamnant le régime, vouait aux gémonies toute l'expression culturelle d'un peuple. La bouffée d'air frais qu'a représentée l'arrivée de la démocratie constitue alors un indéniable atout. Cet ouvrage tente de faire découvrir la richesse de ce cinéma, du muet à nos jours, en mettant en relief les caractéristiques formelles des périodes les plus inventives.
Résumé : Cet ouvrage n'a pas pour vocation de critiquer les croyants mais simplement de les mettre devant la réalité. J'ai commencé à l'écrire en 2009, après avoir pris mon temps pour analyser ce paradoxe que sont les religions. Pour m'approcher au plus près de la vérité, je me suis beaucoup documenté, je n'ai rien imaginé et je n'ai fait que retranscrire des faits réels et incontestables. Je sais très bien que je ne serais pas approuvé par tous ceux qui croient en l'existence de dieux, à la vie éternelle, à la résurrection, au paradis et à l'enfer, aux soixante vierges qui attendent là-haut, à la virginité de Marie, à la résurrection du Christ et à l'alimentation de cinq mille personnes avec quatre pains et cinq poissons. A tous ces gens, je dis : écoutez les scientifiques, les historiens, les astronomes, tous ceux qui nous apprennent notre histoire et celle de l'univers, en contradiction avec les élucubrations mystiques. N'écoutez plus les prophètes, les gourous, et autres diffuseurs de fausses vérités. Francis Seguin est né en 1935. Après avoir publié Laurent Decker et le virus du fou en mars?2021, il publie aujourd'hui un essai sur les religions : un réquisitoire très documenté et d'une condamnation sans concession de toutes les croyances.
Quand un journal intime, déroutant de beauté, devient une terre de liberté. La Séparation est le récit, tragique et drôle, d'une vie au bord de la rupture. Après une séparation amoureuse, une femme tient le journal intime de ce qui lui arrive, sans souci de tomber. Ce texte, qui est la première oeuvre publiée de Sophia de Séguin, est extrait d'un journal commencé il y a neuf ans à la suite d'une rupture amoureuse. Son existence nous a été révélée par accident ; l'humour tragique de certaines pages, la beauté crue d'autres nous ont fait espérer qu'elles soient publiées. L'auteur y a consenti, précisant toutefois que ces pensées étaient partiales et, désormais, d'un autre monde.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.
Agnès Dubart a choisi pour médium essentiel la gravure, un art du multiple dont la nature généreuse convient particulièrement à cette artiste ouverte sur le monde. En explorant les deux registres que sont la gravure à l'eau-forte et la gravure sur bois, elle développe deux univers particuliers ; dans le premier, aérien, sa pointe légère accroche des éléments fugaces par une écriture vive ; dans le second, tellurique et plus physique, elle dit tout son attachement à la matière. Là se situe l'artiste, qui déclare trouver son propre équilibre entre l'air et la terre à travers un art dont elle veut faire son lien au monde. "La presse c'est mon ancre sur terre, un moyen de fixer le volatile". Les personnages qu'Agnès Dubart fait vivre sont portés par l'onde ; ils volent, s'enracinent, irradient. Dans son oeuvre, elle dit la recherche de soi, mettant en image un monde à la fois intérieur et heureusement trivial, par l'expression du corps.
Une Compositwn de Serge Poliakoff , peinte en janvier 1954, est entrée dès l'année suivante dans les collections du musée des Beaux-Arts de Lille. Elle est à la fois singulière dans la trajectoire du peintre et caractéristique de son travail. L'évocation de sa découverte par un adolescent qui deviendra l'auteur de ce texte, la description minutieuse de l'imbrication de ses formes et de ses couleurs, et un parcours de ses divers avatars devraient aussi bien en raviver le souvenir chez les amateurs qui la connaissent que susciter le désir de la voir chez ceux qui jusqu'alors en ignoraient l'existence ; car un tableau ne vit que par les regards de ceux qui le contemplent.