Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Flore et faune des villes. Littérature et sciences
Séginger Gisèle ; Machon Nathalie
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9791041301492
Les exigences de l'hygiénisme à partir de la fin du XVIIIe siècle puis l'urbanisme haussmannien ont favorisé le développement d'une nature domestiquée et parfois artificiellement acclimatée. Des espaces dédiés ont fait une place à la faune exotique ; la mode et l'art ont développé le goût d'une flore ornementale. Par ailleurs, chez des écrivains et penseurs républicains ou libertaires une sensibilité pré-écologique a commencé à s'affirmer. Mais on s'est d'abord accordé sur l'idée du nécessaire assainissement des villes. Insectes, rongeurs et oiseaux ont vu leur nombre décroître. L'époque contemporaine se soucie davantage de la biodiversité en ville. Les données scientifiques et les textes littéraires rendent compte du changement des pratiques et des sensibilités. La collaboration de disciplines diverses (de l'écologie urbaine à la littérature) donne un éclairage sur les évolutions et sur les représentations qui ont favorisé la prise de conscience.
Le sens historique date d'hier. Et c'est peut-être ce que le XIXe siècle a de meilleur ". Flaubert définit ainsi la différence épistémologique qui caractérise la connaissance de son époque. Cette transformation donne aux études historiques un élan nouveau. Dans son oeuvre, il fait lui-même une place privilégiée aux représentations de l'histoire qu'elle soit moderne (L'Éducation sentimentale, Bouvard et Pécuchet) ou antique (Salammbô, Hérodias), politique, religieuse (La Tentation), ou encore sociale (Madame Bovary). Son écriture de l'histoire témoigne de la réorganisation du savoir historique au XIXe siècle et de l'émergence de nouveaux objets d'étude (les forces sociales, la vie concrète, les mentalités, les représentations) ; elle introduit également une dimension critique, déconstruisant souvent ironiquement les représentations les plus courantes de l'historiographie de l'époque.
Résumé : Décriée pour sa facilité, son abus du sentiment, marginalisée par le succès de Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé, la poésie de Musset a connu un relatif oubli au XXe siècle. Pourtant Musset invente un lyrisme de la finitude dont les accents peuvent trouver un écho auprès des lecteurs modernes. Enfant terrible d'un siècle qui a voulu réinventer Dieu, sacraliser l'Histoire ou célébrer l'Absolu littéraire, Musset se démarque avec provocation du romantisme. Déchiré entre le désir de croire et la conscience d'une crise des valeurs, il s'interroge sur les raisons de la poésie. Il tente de se détourner de l'attrait de l'infini pour refonder la poésie sur les valeurs de l'immanence. Faire entendre à nouveau la voix propre de Musset, tel est l'objectif de ce livre qui réévalue l'entreprise du poète en la situant dans l'ensemble de son siècle. Ce livre sur Musset est donc aussi un livre sur le lyrisme du XIXe siècle.
Résumé : Ce dictionnaire qui a mobilisé une équipe internationale et pluridisciplinaire d'une centaine de collaborateurs propose une somme de connaissances sur Flaubert dans son siècle, sur ses oeuvres et leur thématique, sur leurs avant-textes et leur réception jusqu'à l'époque contemporaine. Il comporte des notices qui répondent aux principales interrogations sur sa vie, sur son entourage, sur ses conceptions littéraires, philosophiques, politiques, sur ses opinions et ses goûts. Il aborde le travail de l'écrivain depuis ses années de jeunesse, ses projets inédits, son évolution ainsi que tout un contexte culturel et scientifique qui permet de comprendre le rapport de ses oeuvres à l'histoire, à la politique, à la religion et aux savoirs. Certains articles plus longs font le point sur des sujets importants ou des domaines encore peu explorés. Avec plus de 650 notices, ce dictionnaire a l'ambition d'offrir un bilan et une ouverture sur les recherches actuelles.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.