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L'Orient de Flaubert en images
Séginger Gisèle
CITADELLES
69,35 €
Épuisé
EAN :9782850888595
LE LIVRE L'Orient de Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset) est imprégné d'histoire et d'influences contemporaines. Dès ses oeuvres de jeunesse, le lien entre textes et images illustrant l'Orient et l'Antiquité semble évident pour le jeune artiste. Cet Ailleurs - qui est constitutif de sa vocation d'écrivain - s'affirme très vite comme la contrée de tous les excès, des rêves de luxe impossible, où un esthète exigeant pourrait dormir sans des "hamacs en plume de colibri". Premier beau livre sur Flaubert et les arts, cet ouvrage examine à la fois les images et les oeuvres qui ont marqué la formation visuelle de l'écrivain, ou qui ont été des sources avérées de ses créations, et les nombreuses réinterprétations plastiques auxquelles celles-ci ont donné lieu. Dès son époque - c'est le cas de Gustave Moreau qui ne peindra pourtant jamais de tableaux directement inspiré de son oeuvre -, puis après sa mort, les illustrateurs, sculpteurs, peintres des courants les plus divers qui s'en emparent, de Georges-Antoine Rochegrosse à Salvador Dali. A l'époque moderne, le cinéma et la bande dessinée s'approprient également des romans de Flaubert, comme Philippe Druillet qui a consacré une partie de ses albums et de son oeuvre à Salammbô.
Le passé est toujours recomposé ; l'histoire vue par le prisme de la littérature. Le volume analyse, à travers l'oeuvre de différents auteurs, des questions récurrentes d'un siècle à l'autre : la différence entre l'historique et le véridique, le rapport de l'écriture et de l'engagement... Dans l'écriture de l'histoire se joue un rapport au présent, et la littérature se trouve ainsi impliquée dans la construction d'un avenir, d'une culture, d'une identité nationale.
Les exigences de l'hygiénisme à partir de la fin du XVIIIe siècle puis l'urbanisme haussmannien ont favorisé le développement d'une nature domestiquée et parfois artificiellement acclimatée. Des espaces dédiés ont fait une place à la faune exotique ; la mode et l'art ont développé le goût d'une flore ornementale. Par ailleurs, chez des écrivains et penseurs républicains ou libertaires une sensibilité pré-écologique a commencé à s'affirmer. Mais on s'est d'abord accordé sur l'idée du nécessaire assainissement des villes. Insectes, rongeurs et oiseaux ont vu leur nombre décroître. L'époque contemporaine se soucie davantage de la biodiversité en ville. Les données scientifiques et les textes littéraires rendent compte du changement des pratiques et des sensibilités. La collaboration de disciplines diverses (de l'écologie urbaine à la littérature) donne un éclairage sur les évolutions et sur les représentations qui ont favorisé la prise de conscience.
Séginger Gisèle ; Azoulai Juliette ; Dufour Philip
Flaubert conçoit la littérature comme un art de l'image, du regard et de la vision. Les grands génies, selon lui, savent voir le monde en "se faisant prunelle" ; ils savent voir leur sujet et le faire voir, en transformant leur lecteur en pur "oeil" . Ce volume entreprend d'examiner la nature, la portée et les limites des images pour l'écrivain. Qu'est-ce qui constitue une image marquante pour les personnages ? Comment se présente leur expérience visuelle du monde ? Quel rapport critique, et plus largement éthique et existentiel, convient-il d'engager avec les images ? Le travail acharné du style donne des réponses contrastées et nuancées, les images étant tour à tour bannies et cultivées. La poétique flaubertienne de l'image en fait tantôt une cible d'ironie, tantôt un outil de dévoilement et de connaissance du monde. Observateur ou voyant, myope ou panoramique, adorateur ou contempteur des images, celui qui entendait n'entretenir avec l'humanité qu'un "rapport d'oeil" invite ses lecteurs à constamment varier la focale pour jouir des images sans s'y laisser prendre, et recevoir d'elles ce qu'elles ont à nous révéler. Avec les contributions de : J. Azoulai, O. Bara, J. Bem, B. Donatelli , S. Dord-Crouslé, P. Dufour, J. Dürrenmatt, J. -D. Ebguy, E. Le Calvez, R. Martin, K. Matsuzawa, S. Moussa, J. Neefs, F. Pellegrini, D. Philippot, A. Herschberg Pierrot, G. Séginger, N. Sugaya, F. Vatan, A. Yamazaki.
La construction de l'Escorial marque le début communément admis du Siglo de Oro espagnol qui s'achève par l'accession des rois Bourbons au trône, toujours au monastère royal de l'Escorial, avec une apogée en 1635 au moment de l'édification à Madrid du nouveau palais du Buen Retiro. Après s'être illustré dans la géopolitique, l'économie et la littérature, l'Espagne connaît alors quelques uns des plus grands génies que la peinture ait donnés. Célèbre et méconnue à la fois, avec ses astres brillants et ses talents dans l'ombre, ses spécificités, ses retards et ses fulgurances ... Une période que le XVIIIe siècle eut vite fait d'oublier pour mieux laisser le XIXe siècle s'en éprendre. La visée de cet ouvrage est de faire découvrir par la peinture, à quel point l'or de ce fameux siècle avait été avant tout dans les mains de ses artistes et au bout de leurs pinceaux.