Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Euro-méditerranée. Histoire d'un futur
Sedjari Ali
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296093706
La Méditerranée est l'une des dernières régions du monde à être exclue de la mondialisation. Son présent est encore fait d'enchevêtrements d'intérêts et de passions, de paradoxes et d'ambiguïtés, de méfiance et de distance. Fragmentée politiquement, économiquement et socialement, sa géopolitique est faite de conflits et de ressentiments, son devenir est encore flou et imprécis. Troublants paradoxes. Au moment où l'Europe parachève son unification, elle a implicitement renoncé à sa vocation méditerranéenne en échange de son expansion nordique. Imperceptiblement, elle s'est délestée de sa latinité au profit d'une culture de marché plutôt anglo-saxonne. Quand elle consacre la libre circulation des biens et des personnes au sein de l'Europe, elle enclenche de façon synchronisée la fermeture automatique de ses frontières avec le Sud. Comment croire à la vocation méditerranéenne de l'Europe quand celle-ci évite de se pencher sérieusement sur les blocages politico-culturels qui la caractérisent ? Comment croire aussi à l'engagement méditerranéen des pays du Sud quand ceux-ci nourrissent un sentiment de méfiance entre eux-mêmes ? II y a là un immense travail pédagogique à faire pour clarifier les situations et les ambiguïtés. Cela nécessite, au nom de la Méditerranée et dans l'Europe entière, une autre appropriation de l'Altérité et, au Sud de la Méditerranée, des ouvertures démocratiques et une nouvelle gouvernance pour affronter la complexité des temps modernes. Il n'y a pas de fatalité méditerranéenne ; cette région n'est pas condamnée à être irrémédiablement une zone de tempêtes et de turbulences interminables. Son avenir dépend de la manière dont l'Union Pour la Méditerranée saura questionner les objectifs et le dispositif. Il dépendra aussi de la capacité de cette nouvelle organisation à rétablir la confiance et le dialogue. Ce livre, synthèse d'une pensée méditerranéenne profonde et plurielle, ouvre les pistes d'un projet euro-méditerranéen prometteur. C'est un appel à la raison et à la responsabilité pour tous ceux qui sont au coeur des appareils de commandement, de décision, de réflexion, de lobbying et de puissance pour reconstruire l'histoire méditerranéenne autrement. Après tout, la question méditerranéenne relève de l'ordre de l'éthique, une éthique de responsabilité. Que les dirigeants des différents Etats de la Méditerranée, ainsi que tous les acteurs économiques, sociaux, politiques, intellectuels, religieux, culturels, civils ou militaires apprennent à comprendre les lois de l'Histoire et analysent clairement les dangers qui menacent la région ; ils sauront faire en sorte qu'il soit encore possible de vivre en harmonie en Méditerranée. Cela est possible. C'est à nous d'écrire l'histoire du futur euroméditerranéen.
Dire que la gestion publique est en mutation relève aujourd'hui de l'évidence ; de nombreux ouvrages et rapports sont consacrés à la question, et le nombre de pays signalant des innovations dans cette direction augmente considérablement. L'action publique est sérieusement affectée dans ses fondements et ses référentiels traditionnels ; sans doute, le désengagement de l'Etat de la sphère des activités productives apparaît-il comme un phénomène général, mais ce mouvement s'explique bien davantage par les contraintes de la globalisation que par le seul souci d'efficience publique. On redécouvre, à des degrés divers, les mérites de la gestion privée et les opportunités offertes par la pratique des PPP qui ne cesse de s'étendre et de s'affirmer dans de nombreux domaines et activités. Le PPP offre une alternative crédible au modèle de l'Etat centralisé. Bien que sa pratique soit très ancienne, le PPP a connu une évolution remarquable à partir des années quatre-vingt-dix et au début du siècle actuel, marquant le début d'une deuxième génération de projets de réforme du secteur public et ouvrant des perspectives prometteuses pour une gouvernance future fondée sur la solidarité et la durabilité. Ce livre, fruit d'un travail collectif au service de la pédagogie et de la réforme, pose des questions multiples relatives aux avantages et aux risques qu'implique la participation des gouvernants à ces partenariats et présente aussi toute une série d'expériences de partenariats réussis marquant un tournant capital dans les rapports entre le public et le privé. Il en résulte un ensemble particulièrement riche de réflexions sur les mutations de l'Etat et l'émergence d'une gouvernance marquée par la multiplication des partenariats de l'action publique.
Depuis les années quatre-vingt, nous sommes entrés dans ce qui est communément appelé la "société de risque", aggravée au cours de ces dernières années par une succession de crises inquiétantes : politiques, économiques, financières et sociales marquant un basculement de la rationalité des sociétés contemporaines et mettant en cause les modes de gouvernance dominants. Rien n'est plus comme avant. Les Etats ne savent plus où porter le regard face aux difficultés et aux inquiétudes générées par ces risques et ces crises. L'Humanité va mal ; les équilibres fondamentaux traditionnels s'effondrent. Les certitudes aussi. La gouvernance classique est en panne face à la faillite d'un système de vérité et à la complexité du réel. Quelles qu'en soient les manifestations, les risques et les crises sont, à cet égard, résolument et puissamment politiques. D'abord parce qu'ils bouleversent les données classiques de la gestion publique, ensuite parce qu'ils posent à l'évidence des questions de pouvoir et donc de gouvernance. Ce livre, fruit d'un travail collectif, aux combinaisons scientifiques pluridisciplinaires et transversales, est une contribution au débat sur les conséquences inquiétantes et parfois désastreuses des crises et des risques. Il apporte des éclairages nouveaux et édifiants sur les rapports de gouvernance des sociétés et les risques et les crises auxquels elles sont confrontées. C'est un livre qui s'adresse à tout le monde, aux responsables publics et privés, d'abord, aux institutionnels, aux chercheurs et aux citoyens, ensuite, et à tous ceux qui se préoccupent de l'avenir de l'Humanité, enfin. C'est aussi un plaidoyer pour une prise de conscience globale pour mieux coordonner les efforts en vue de la mise en place d'un nouveau système de gouvernance planétaire afin de réduire les effets des crises et des risques dont les multiples dimensions s'emboîtent et se renforcent mutuellement. A ceux qui sont aux commandes de s'organiser, d'agir et d'innover. Il y va de notre devenir collectif.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.