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La Suisse, serve et souveraine
Secretan Philibert
AD SOLEM
25,80 €
Épuisé
EAN :9782940090761
De 1950 à 2001, jusqu'à la débâcle de Swissair et le massacre de Zoug, ce livre analyse d'un point de vue philosophique un demi-siècle de vie politique, économique et culturelle de la Suisse. Dans les événements de septembre 2001, Philibert Secretan voit les conséquences d'un processus durant lequel le politique s'est progressivement soumis aux impératifs de l'économique. Contre les conditions exigeantes, presque héroïques, de notre liberté politique, la Suisse a échangé un ersatz de souveraineté, ne laissant à la jeunesse que la conquête de " nouveaux marchés " comme manière d'être présente au monde. La Suisse, serve et souveraine : la servitude fut le moteur d'une volonté d'affranchissement qui est à l'origine de la Suisse. Elle doit le redevenir aujourd'hui. Mais la souveraineté à recouvrer ne peut plus signifier un splendide isolement ou une imaginaire autarcie. Elle implique association et interdépendance avec l'Europe, dans le respect et l'intégrité de chacun. Mais auparavant et avant tout, elle exige que la Suisse retrouve sa raison d'être, le sens de son existence.
Pourquoi ajouter un ouvrage à tant d'autres qui saluent la mémoire et commentent l'oeuvre d'Edith Stein ? Philosophe allemande de l'école phénoménologique (1891-1942), juive convertie au catholicisme et entrée au Carmel, elle laisse une oeuvre universitaire et spirituelle d'une rare densité. Philibert Secretan, portant le souci d'une philosophie chrétienne, a traduit et commenté de nombreux textes philosophiques, notamment d'auteurs allemands et espagnols. Profondément marqué par la pensée d'Edith Stein, il y discerne comme constantes la réflexion, l'élucidation, et la mise en forme intellectuelle du "monde vécu". C'est cette constante application à penser qu'il a suivie à travers divers champs : celui des sciences (naturelles et humaines) interrogées sur leurs méthodes, celui de la politique et du droit, celui de l'éducation, celui d'une métaphysique réactualisée, et celui de la mystique invoquée au-delà de tout psychologisme et de toute émotivité irrationnelle. Cet ouvrage évoque l'apport d'Edith Stein aux débats actuels sur l'écologie, le féminisme, et la laïcité de l'Etat. Il alerte sur la valeur essentielle de la patience et du goût du silence.
Xavier Zubiri peut être comparé à Husserl et Heidegger, philosophes qu'il fréquenta en Allemagne dans les années 30. Son propos est d'une part de découvrir dans la Réalité un fondement plus évident que l'être, et dans "l'intelligence sentante" la forme de l'esprit capable de pénétrer cette Réalité. Cinq spécialistes espagnols présentent ici les aspects essentiels de cette pensée et interrogent en particulier Zubiri sur sa philosophie de la religion. Un texte de Zubiri, écrit à Paris en 1937, clôt cette toute première présentation, hors dictionnaire, de Zubiri en France.
L'auteur entraîne Blaise Pascal dans le domaine du politique pour projeter sur les " vertus républicaines ", sur la démocratie et sur le tragique de l'histoire, la lumière des trois ordres de la chair, des esprits et du cœur. Il s'agit d'apporter des éclaircissements sur les aspects décisifs de nos sensibilités politiques, et sur nos réactions aux événements qui exigent que position soit prise. Les thèmes de la violence et de l'utopie sont privilégiés, jusqu'à interroger Sartre sur ses allusions à Pascal (dans " Le Diable et le Bon Dieu ") et Thomas More sur sa Société idéale, difficilement compatible avec le réalisme de la foi. Pas plus que dans d'autres ouvrages, l'auteur ne sépare ici sa réflexion philosophique de ses convictions chrétiennes.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).