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Edith Stein, l'oeuvre philosophique. Une vue d'ensemble
Secretan Philibert
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343136493
Pourquoi ajouter un ouvrage à tant d'autres qui saluent la mémoire et commentent l'oeuvre d'Edith Stein ? Philosophe allemande de l'école phénoménologique (1891-1942), juive convertie au catholicisme et entrée au Carmel, elle laisse une oeuvre universitaire et spirituelle d'une rare densité. Philibert Secretan, portant le souci d'une philosophie chrétienne, a traduit et commenté de nombreux textes philosophiques, notamment d'auteurs allemands et espagnols. Profondément marqué par la pensée d'Edith Stein, il y discerne comme constantes la réflexion, l'élucidation, et la mise en forme intellectuelle du "monde vécu". C'est cette constante application à penser qu'il a suivie à travers divers champs : celui des sciences (naturelles et humaines) interrogées sur leurs méthodes, celui de la politique et du droit, celui de l'éducation, celui d'une métaphysique réactualisée, et celui de la mystique invoquée au-delà de tout psychologisme et de toute émotivité irrationnelle. Cet ouvrage évoque l'apport d'Edith Stein aux débats actuels sur l'écologie, le féminisme, et la laïcité de l'Etat. Il alerte sur la valeur essentielle de la patience et du goût du silence.
Résumé : Le visage d'Edith Stein a disparu dans le martyre qu'elle subit à Auschwitz le 9 août 1942. Depuis lors, ses différents biographes ont tenté de recomposer les éléments de sa vie et de sa personnalité à partir d'une facette de sa personnalité. Edith Stein philosophe, Edith Stein carmélite, Edith Stein féministe: les approches se succèdent et esquissent les différents traits d'un visage dont l'unité demeure cachée dans le secret d'une destinée. Dans ce livre, Philibert Secretan propose une approche synchronique d'Edith Stein. "Le portrait que je propose ici s'organise autour de trois données de fait : la conversion du judaïsme au christianisme ; le passage de la phénoménologie à la sagesse philosophique ; l'entrée au Carmel. Autant de faits qu'il s'agit de traiter non plus en diachronie, comme autant d'étapes d'une existence étalée dans le temps, mais en synchronie, comme autant de strates d'une personnalité dans laquelle continuent à résonner des échos de ces moments constitutifs de son être singulier". En conclusion, Philibert Secretan s'attache à montrer comment la vertu d'obéissance - à la vérité vue par l'intelligence jusqu'à la volonté de Dieu, de l'université au Carmel - unifie les strates qui constituent la personnalité d'Edith Stein. Un livre de vie. Un testament aussi, de celui qui sur le conseil de Paul Ricoeur a introduit la pensée d'Edith Stein en France.
A l'heure de la canonisation d'Edith Stein, et au moment où la Suisse se trouve confrontée à une campagne médiatique sans précédent sur son attitude à l'égard des Juifs durant la Deuxième Guerre Mondiale, il est urgent de faire toute la lumière sur les circonstances qui firent échouer le transfert d'Edith Stein et de sa sœur Rosa, en 1942, du Carmel d'Echt, en Hollande, à celui du Pâquier, dans le canton de Fribourg. Souvent mal interprété par les biographes de la Carmélite, peut-être bientôt utilisé à des fins étrangères à la vérité historique, cet épisode dramatique fait l'objet d'une étude minutieuse de Philibert Secretan, conduite documents en mains grâce à la mise à disposition des archives diocésaines et cantonales de Fribourg et à l'utilisation des lettres d'Edith Stein, que l'on trouvera en annexe de ce livre, dans une traduction inédite. C'est à une course contre la mort que le lecteur est convié de décembre 1941 à août 1942. Une course perdue, mais qui engagea des acteurs lumineux : une juriste de Zurich, la Prieure du Carmel du Pâquier, le Président de la Confédération helvétique, tous membres de ce front invisible des âmes sur lequel vint s'échouer la marée de l'Ombre.
L'auteur entraîne Blaise Pascal dans le domaine du politique pour projeter sur les " vertus républicaines ", sur la démocratie et sur le tragique de l'histoire, la lumière des trois ordres de la chair, des esprits et du cœur. Il s'agit d'apporter des éclaircissements sur les aspects décisifs de nos sensibilités politiques, et sur nos réactions aux événements qui exigent que position soit prise. Les thèmes de la violence et de l'utopie sont privilégiés, jusqu'à interroger Sartre sur ses allusions à Pascal (dans " Le Diable et le Bon Dieu ") et Thomas More sur sa Société idéale, difficilement compatible avec le réalisme de la foi. Pas plus que dans d'autres ouvrages, l'auteur ne sépare ici sa réflexion philosophique de ses convictions chrétiennes.
La philosophie de la religion se distingue à la fois de la théologie et des sciences de la religion. Elle tente d'une part de dégager ce qui fait l'essence de la religion en général, c'est-à-dire les traits dominants comparables d'une religion à l'autre ; elle fait converger, d'autre part, la philosophie et la religion, engageant l'une sur les voies d'une rationalité spécifique au risque de sublimer l'autre en un Savoir absolu. Divers modèles de convergence entre philosophie et religion se présentent à l'analyste ; le modèle hégélien demeure l'un des plus aboutis. Mais vaut-il encore pour une philosophie des religions, à laquelle nous engage aujourd'hui le dialogue interreligieux ? A l'heure où le dialogue entre les religions est devenu un impératif et un enjeu d'une mondialisation respectable, les études sur la philosophie de la religion sont d'une actualité évidente. Ce dont cet ouvrage voudrait porter témoignage.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.