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EDITH STEIN ET LA SUISSE. Chronique d'un asile manqué
Secretan Philibert
AD SOLEM
10,10 €
Épuisé
EAN :9782940090235
A l'heure de la canonisation d'Edith Stein, et au moment où la Suisse se trouve confrontée à une campagne médiatique sans précédent sur son attitude à l'égard des Juifs durant la Deuxième Guerre Mondiale, il est urgent de faire toute la lumière sur les circonstances qui firent échouer le transfert d'Edith Stein et de sa sœur Rosa, en 1942, du Carmel d'Echt, en Hollande, à celui du Pâquier, dans le canton de Fribourg. Souvent mal interprété par les biographes de la Carmélite, peut-être bientôt utilisé à des fins étrangères à la vérité historique, cet épisode dramatique fait l'objet d'une étude minutieuse de Philibert Secretan, conduite documents en mains grâce à la mise à disposition des archives diocésaines et cantonales de Fribourg et à l'utilisation des lettres d'Edith Stein, que l'on trouvera en annexe de ce livre, dans une traduction inédite. C'est à une course contre la mort que le lecteur est convié de décembre 1941 à août 1942. Une course perdue, mais qui engagea des acteurs lumineux : une juriste de Zurich, la Prieure du Carmel du Pâquier, le Président de la Confédération helvétique, tous membres de ce front invisible des âmes sur lequel vint s'échouer la marée de l'Ombre.
Xavier Zubiri (1898-1983) est une figure capitale de la philosophie espagnole. Elève et ami de Ortega y Gasset, disciple de Husserl, initié à la physique moderne et à la linguistique, il fut également théologien et philosophe de la religion. Les études présentées dans cet ouvrage abordent des problèmes de méthodologie des sciences religieuses, les contenus de la distinction entre le théologal et le théologique ainsi que les questions proprement théologiques abordées à partir des acquis d'une philosophie de la religion.
Une longuefamiliarité avec Pascal m'a conduit à lire saint Augustin autrement qu'à partirdes Confessions, et à l'impression quetout au moins dans la Cité de Dieu, il convenait de distinguer entre l'ordre de l'esprit, c'est-à-dire larationalité, et l'ordre du coeur, autantdire la spiritualité. Distinguer sans opposer, en relevant des 'indices derationalité aussi évidents que le goût des nombre et des proportion - la ratio latine -, puis que l'éthique de la République elle-même, avec ses lois, sonjuridisme raisonnable, et la moralité naturelleet civique de l'honnête homme. Ce n'est qu'avec l'opposition entre le corruptibleet l'incorruptible que se dessine une opposition qui fait la part des deux cités. Une opposition que relève de l'ordre du coeur. L'amour desoi et l'amour de Dieu s'opposent et se répercutent sur la Cité. On en a tirédes leçons qu'il faut entièrement et radicalement réviser, ce qui se fait icigrâce au témoignage des meilleurs interprètes récents du grand Africain. S'il y a un combat entre les deuxcités, ce ne peut être qu'entre la tyrannie et ce que, vaille que vaille, nousappelons la démocratie. Mais c'est aussi, au coeur du chrétien et à l'intérieurde l'Eglise, un choix à faire constamment entre deux obéissances. PhilibertSecretan est un penseur catholiquesuisse. Après une carrière d'enseignant et de traducteur d'ouvragesphilosophiques, il publie des ouvrages de plus en plus marqués d'un souci de clarification. Ce quine va pas sans débats critiques ni prises de positions fermes.
La philosophie de la religion se distingue à la fois de la théologie et des sciences de la religion. Elle tente d'une part de dégager ce qui fait l'essence de la religion en général, c'est-à-dire les traits dominants comparables d'une religion à l'autre ; elle fait converger, d'autre part, la philosophie et la religion, engageant l'une sur les voies d'une rationalité spécifique au risque de sublimer l'autre en un Savoir absolu. Divers modèles de convergence entre philosophie et religion se présentent à l'analyste ; le modèle hégélien demeure l'un des plus aboutis. Mais vaut-il encore pour une philosophie des religions, à laquelle nous engage aujourd'hui le dialogue interreligieux ? A l'heure où le dialogue entre les religions est devenu un impératif et un enjeu d'une mondialisation respectable, les études sur la philosophie de la religion sont d'une actualité évidente. Ce dont cet ouvrage voudrait porter témoignage.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert