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Edith Stein. A la recherche d'un visage perdu
Secretan Philibert
AD SOLEM
13,45 €
Épuisé
EAN :9791090819696
Le visage d'Edith Stein a disparu dans le martyre qu'elle subit à Auschwitz le 9 août 1942. Depuis lors, ses différents biographes ont tenté de recomposer les éléments de sa vie et de sa personnalité à partir d'une facette de sa personnalité. Edith Stein philosophe, Edith Stein carmélite, Edith Stein féministe: les approches se succèdent et esquissent les différents traits d'un visage dont l'unité demeure cachée dans le secret d'une destinée. Dans ce livre, Philibert Secretan propose une approche synchronique d'Edith Stein. "Le portrait que je propose ici s'organise autour de trois données de fait : la conversion du judaïsme au christianisme ; le passage de la phénoménologie à la sagesse philosophique ; l'entrée au Carmel. Autant de faits qu'il s'agit de traiter non plus en diachronie, comme autant d'étapes d'une existence étalée dans le temps, mais en synchronie, comme autant de strates d'une personnalité dans laquelle continuent à résonner des échos de ces moments constitutifs de son être singulier". En conclusion, Philibert Secretan s'attache à montrer comment la vertu d'obéissance - à la vérité vue par l'intelligence jusqu'à la volonté de Dieu, de l'université au Carmel - unifie les strates qui constituent la personnalité d'Edith Stein. Un livre de vie. Un testament aussi, de celui qui sur le conseil de Paul Ricoeur a introduit la pensée d'Edith Stein en France.
L'intuition centrale du grand philosophe espagnol Xavier Zubiri fut que la Réalité prime sur l'être et en est le fondement. Plus profonde que la substance, la Réalité est une force ou un pouvoir - poder de lo real -, non pas physique mais métaphysique, qui se manifeste dans la cohérence du monde, dans les dynamismes de l'histoire et dans l'absolu divin. S'il y a une " expérience " pensée de la Réalité, elle est due à une intelligence " sentante " c'est-à-dire inséparable des sens - pas plus que la sensibilité n'est étrangère à l'intelligence. Proche de l'intuition, l'intelligence sentante appréhende la Réalité qui s'impose par sa présence immédiate. C'est alors que se manifestent les affinités de Zubiri avec la phénoménologie, hormis la réduction du réel à un " phénomène " de la conscience. Sous les diverses modalités, du monde cosmique, de l'histoire de l'humanité, d'une religiosité omniprésente, le réel compose l'universel. L'interlocuteur privilégié de Zubiri est alors Hegel. Mais de même que la physique à laquelle se référait la métaphysique aristotélicienne dut être dépassée par la physique quantique - que Zubiri étudia en Allemagne -, il fallut dépasser le modèle de totalité que Hegel imposa par sa philosophie de l'Esprit. Le réalisme transcendantal accordé à une nouvelle physique et développé dans divers horizons d'une totalité ouverte : tels sont les enjeux majeurs de la philosophie zubirienne.
Une longuefamiliarité avec Pascal m'a conduit à lire saint Augustin autrement qu'à partirdes Confessions, et à l'impression quetout au moins dans la Cité de Dieu, il convenait de distinguer entre l'ordre de l'esprit, c'est-à-dire larationalité, et l'ordre du coeur, autantdire la spiritualité. Distinguer sans opposer, en relevant des 'indices derationalité aussi évidents que le goût des nombre et des proportion - la ratio latine -, puis que l'éthique de la République elle-même, avec ses lois, sonjuridisme raisonnable, et la moralité naturelleet civique de l'honnête homme. Ce n'est qu'avec l'opposition entre le corruptibleet l'incorruptible que se dessine une opposition qui fait la part des deux cités. Une opposition que relève de l'ordre du coeur. L'amour desoi et l'amour de Dieu s'opposent et se répercutent sur la Cité. On en a tirédes leçons qu'il faut entièrement et radicalement réviser, ce qui se fait icigrâce au témoignage des meilleurs interprètes récents du grand Africain. S'il y a un combat entre les deuxcités, ce ne peut être qu'entre la tyrannie et ce que, vaille que vaille, nousappelons la démocratie. Mais c'est aussi, au coeur du chrétien et à l'intérieurde l'Eglise, un choix à faire constamment entre deux obéissances. PhilibertSecretan est un penseur catholiquesuisse. Après une carrière d'enseignant et de traducteur d'ouvragesphilosophiques, il publie des ouvrages de plus en plus marqués d'un souci de clarification. Ce quine va pas sans débats critiques ni prises de positions fermes.
Regards inquiets est une somme de réflexions qui s'échelonnent sur de nombreuses années. Elles témoignent avant tout d'un souci de clarté sur ce qui se dit, se pense, se débat sur cette place publique mondiale que sont les médias, sans pourtant prétendre y mêler sa voix. L'auteur a vu naître l'écologie et a appris à la prendre au sérieux. Il a vu s'effondrer la superstructure religieuse de notre civilisation. Il continue à penser que rien ne pourra la remplacer, que la paix des religions est une condition essentielle du développement du monde, et que la démocratie est source de trop d'illusions pour que l'on puisse en faire une manière de modèle platonicien, de validité planétaire. L'auteur a vu le pouvoir du virtuel menacer d'obsolescence le réel, qui pourtant permet encore de penser à un ordre créé, incontournable et incomparable. Il croit à des valeurs jugées obsolètes et ne craint de se faire juger de réactionnaire, car il admet qu'il n'y a de vrai progrès que là où de nouvelles forces sont puisées au fondement des choses. La lucidité critique est la lumière dans laquelle il a rédigé ces pages.
Tout homme fait dans sa vie des rencontres dont il veut retenir les saveurs. Tout homme qui aime à penser fait la rencontre de lieux et de pages, d'éclairs et de songes, qui exigent de lui qu'il leur donne forme et souffle. Ce livre n'est autre qu'un ensemble de rencontres: avec des problèmes tels ceux de la connaissance et de la croyance; avec des inquiétudes comme celles de l'amour et de l'errance; avec des romans aussi flamboyants que ceux de Nikos Kazantzaki; avec des symboles très réels, pareils à ceux de l'ange; avec des espérances aussi vives et mystérieuses que celles qu'ouvre le pardon. Ecrit sans apprêt, ce "livre de souvenance" veut témoigner de ce qu'à l'ombre de la théologie - et non en pleine lumière - il fait bon cheminer, penser, partager, témoigner.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.