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LE MARCHAND PHILOSOPHE DE CASPAR BARLAEUS. UN ELOGE DU COMMERCE DANS LA HOLLANDE DU SIECLE D'OR.
SECRETAN CATHERINE
CHAMPION
45,00 €
Épuisé
EAN :9782745305930
Le Mercator sapiens est un éloge de la philosophie qui fut prononcé lors de l'inauguration de l'Ecole illustre d'Amsterdam, en 1632. Par sa forme comme par son contenu, l'œuvre appartient au genre de l'" oratio inauguralis " dont l'histoire des académies et institutions d'enseignement néerlandaises conservent tant d'exemples. Mais seul le discours de Caspar Barlaeus est demeuré célèbre, car, au-delà de sa perfection formelle, ce texte était fondé sur une adéquation parfaite entre son objet et son auditoire. En cette ville, la plus riche et la plus active de l'Europe du XVIIe siècle, associer l'éloge de la philosophie à celle du commerce ne pouvait apparaître, aux grands marchands de l'époque, que comme une forme d'ennoblissement et de légitimation de leur réussite. Ainsi, ce discours inaugural qui exploite la rhétorique d'un genre pour donner une portée nouvelle à un thème ancien, constitue un témoignage précieux sur l'émergence de l'individu à travers la valorisation de ses entreprises.
L'auteur entraîne Blaise Pascal dans le domaine du politique pour projeter sur les " vertus républicaines ", sur la démocratie et sur le tragique de l'histoire, la lumière des trois ordres de la chair, des esprits et du cœur. Il s'agit d'apporter des éclaircissements sur les aspects décisifs de nos sensibilités politiques, et sur nos réactions aux événements qui exigent que position soit prise. Les thèmes de la violence et de l'utopie sont privilégiés, jusqu'à interroger Sartre sur ses allusions à Pascal (dans " Le Diable et le Bon Dieu ") et Thomas More sur sa Société idéale, difficilement compatible avec le réalisme de la foi. Pas plus que dans d'autres ouvrages, l'auteur ne sépare ici sa réflexion philosophique de ses convictions chrétiennes.
Ce livre est porteur d'une illusion : celle de contribuer à sortir un homme du Couloir de la mort, au Texas. Jaime Elizalde, jeune Américain d'origine mexicaine, a dix-sept ans lorsque sa vie bascule : arrêté dans une voiture où a été cachée de la cocaïne, il fait cinq ans de prison. A 22 ans, alors qu'il est en liberté conditionnelle, un double meurtre est commis sous ses yeux, à Houston. Son père est avec lui. La police convainc deux " témoins " d'accuser les deux hommes. Le fils Elizalde est condamné à mort. Son père est menacé de l'être aussi, mais il refuse de signer ses aveux. Sorti de prison en octobre 1999, il se bat dès lors pour établir l'innocence de son fils. " Jamais je n'ai dénoncé quiconque aux flics. Ce n'est pas maintenant que je vais commencer, juste parce que l'État veut me tuer pour un crime que je n'ai pas commis ", déclare Jaime Elizalde dans une des lettres qui sont le cœur de ce livre. Un innocent de plus bientôt exécuté au Texas ? Aux côtés de combien d'autres ? Rogelio Reyes Cannady, lui aussi jeune " hispano ", crie sa révolte, dans un chapitre où il décrit la lente agonie de son voisin. Brian Davis, condamné à mort à la place de sa femme, n'a quant à lui plus qu'un maigre espoir. Ce livre expose un combat mal connu aux États-Unis mêmes : celui de quelque 3 600 hommes, femmes et adolescents reclus dans un Couloir de la mort. C'est aussi le combat de leurs familles et des militants qui luttent " au dehors ".
Regards inquiets est une somme de réflexions qui s'échelonnent sur de nombreuses années. Elles témoignent avant tout d'un souci de clarté sur ce qui se dit, se pense, se débat sur cette place publique mondiale que sont les médias, sans pourtant prétendre y mêler sa voix. L'auteur a vu naître l'écologie et a appris à la prendre au sérieux. Il a vu s'effondrer la superstructure religieuse de notre civilisation. Il continue à penser que rien ne pourra la remplacer, que la paix des religions est une condition essentielle du développement du monde, et que la démocratie est source de trop d'illusions pour que l'on puisse en faire une manière de modèle platonicien, de validité planétaire. L'auteur a vu le pouvoir du virtuel menacer d'obsolescence le réel, qui pourtant permet encore de penser à un ordre créé, incontournable et incomparable. Il croit à des valeurs jugées obsolètes et ne craint de se faire juger de réactionnaire, car il admet qu'il n'y a de vrai progrès que là où de nouvelles forces sont puisées au fondement des choses. La lucidité critique est la lumière dans laquelle il a rédigé ces pages.
Qu'il soit aujourd'hui accepté dans ses significations les plus subversives ou que l'on débatte de son contenu réel, le concept de "Lumières radicales" s'est imposé dans les études historiographiques sur le XVIIe et le XVIIIe siècles: au maximum, comme un concept opératoire déjà mis en ?uvre avec succès ou, minimalement, comme un objet d'interrogation et de discussion entre chercheurs. Tout le monde s'accorde sur l'existence d'une "radicalité" au c?ur des Lumières. C'est sur le sens, le statut et l'histoire de cette "radicalité" plus ou moins clandestine que s'interrogent les différentes études qui composent cet ouvrage, ainsi que sur la continuité ou les ruptures caractéristiques de l'émergence des pensées et des mouvements contestataires depuis le milieu du XVIIe siècle. Existe-t-il un seul et même mouvement unitaire de la libre pensée au début de l'ère moderne? Quelle place attribuer au libertinage érudit vis-à-vis de ce qui deviendra les Lumières "radicales"? Le panthéisme, qui apparaît comme une position majeure du combat des Lumières radicales, enveloppe-t-il un athéisme lui-même radical ou n'exprime-t-il que le fond inavoué voire la vérité même de toute religion? A la lumière des différentes études qui composent cet ouvrage, c'est la multitude des "radicalités" (dans les contenus, les méthodes, les principes, etc.) qui s'impose.