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Aphorismes sur la sagesse dans la vie
Schopenhauer Arthur ; Cantacuz7NE J-A ; Roos Richa
PUF
12,17 €
Épuisé
EAN :9782130541783
La solitude offre à l'homme intellectuellement haut placé un double avantage: le premier, d'être avec soi-même, et le second de n'être pas avec les autres. On appréciera hautement ce dernier si l'on réfléchit à tout ce que le commerce du monde apporte avec soi de contrainte, de peine et même de dangers. "Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls", a dit La Bruyère. La sociabilité appartient aux penchants dangereux et pernicieux, car elle nous met en contact avec des êtres qui en grande majorité sont moralement mauvais et intellectuellement bornés ou détraqués. L'homme insociable est celui qui n'a pas besoin de tous ces gens-là. Avoir suffisamment en soi pour pouvoir se passer de société est déjà un grand bonheur, par là même que presque tous nos maux dérivent de la société, et que la tranquillité d'esprit qui, après la santé, forme l'élément le plus essentiel de notre bonheur, y est mise en péril et ne peut exister sans de longs moments de solitude.
Résumé : Ma métaphysique s'affirme donc comme étant la seule à posséder une frontière véritablement commune avec les sciences physiques, un point jusqu'auquel celles-ci viennent à sa rencontre par leurs propres moyens, de sorte qu'elles font réellement la jonction avec elle et que l'harmonie s'en trouve établie : ce résultat n'est pas obtenu en faisant violence aux sciences empiriques pour les tourner vers la métaphysique, ni en abstrayant en secret celle-ci de celles-là, pour lui faire trouver, a priori, à la manière de Schelling, ce qu'elle avait appris a posteriori ; au contraire, les deux domaines se rencontrent d'eux-mêmes et sans entente préalable. Ainsi, à la différence des autres, mon système ne reste pas suspendu en l'air, loin au-dessus de toute réalité et de toute expérience, mais il descend jusqu'au sol ferme de la réalité, où les sciences de la nature viennent prendre en charge l'esprit avide de savoir. ARTHUR SCHOPENHAUER.
Cinq essais sont consacrés à la science de la nature et abordent diverses questions scientifiques. Avec Ethique et politique (1995) et Esthétique et métaphysique (1999), Philosophie et science de la nature compose d'ailleurs un véritable triptyque, permettant de couvrir tout le champ de la métaphysique, que Schopenhauer distribue selon trois objets : la nature, le beau et les moeurs. De fait, la lecture de ces essais, intitulés "Philosophie et science de la nature", "Sur la philosophie et sa méthode", "Logique et dialectique", "Sur la théorie des couleurs", et enfin "De la physiognomie", permet de retrouver les thèmes métaphysiques essentiels de Schopenhauer. Par bien des aspects, la réflexion de Schopenhauer se révèle d'une grande profondeur théorique, notamment dans l'analyse anti-kantienne de l'ancrage empirique de toute science et métaphysique, et dans l'affirmation du caractère non apodictique des sciences autres que logique et les mathématiques. Sur un point particulier, enfin, celui de la théorie des couleurs, sa réflexion se révèle incontournable, prolongeant, tout en la modifiant quelque peu, l'approche physiologique de Goethe.
L'oeuvre de Schopenhauer reste en France encore largement méconnue. Disséminée en de multiples opuscules de philosophie digeste et d'aphorismes divertissants, elle a ainsi vu son unité malmenée au gré des publications tronquées. La parution d'une traduction inédite et intégrale du Monde comme volonté et représentation offre ainsi l'occasion de reporter l'attention sur l'entreprise proprement philosophique de Schopenhauer, sur l'intention fondatrice qui unit tous ces développements éparpillés au gré des découpages éditoriaux. Le Monde est l'ouvrage dont il faut sans cesse repartir pour comprendre Schopenhauer. Voilà déjà longtemps que la nécessité se faisait sentir d'offrir aux lecteurs francophones une image plus moderne, et nous l'espérons plus fidèle, de la pensée du maître de Nietzsche.
Le grand philosophe allemand Arthur Schopenhauer (1788-1860) fit avec sa famille un voyage en Europe de 1803 à 1804 quand il avait quinze ans. Arthur tient quotidiennement un journal, écrivant pêle-mêle anecdotes et réflexions sur trois gros cahiers. Le Journal de voyage témoigne d'une vive sensibilité artistique et d'une curiosité insatiable. L'adolescent observe tout : à Londres, à Paris, à Toulon, à Genève, il note les paysages, les monuments, les spectacles, les restaurants (à la fin du journal figure une liste des restaurants fréquentés avec des appréciations allant de "mauvais" à "très bien"). Le Journal de Schopenhauer, c'est un peu celui de Candide, sans les intentions plumitives de Voltaire. Car, ce qui caractérise ces pages, c'est une absence de préjugés, un regard neuf sur le monde. Document étonnant sur l'Europe où chacun recommence à voyager après les troubles de la Révolution, le Journal de voyage est indispensable pour connaître la formation de l'un des plus grands esprits de l'ère nouvelle. Ajoutons que la lecture en est très plaisante.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.