Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'ETHIQUE DU SAGE CHEZ PLOTIN LE PARADIGME DU SPOUDAIOS
SCHNIEWIND
VRIN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782711616169
Le statut de l'éthique dans l'oeuvre de Plotin est controversé. On reproche à Plotin une éthique élitiste qui ne s'adresserait qu'aux sages. Pourtant, celui-ci attribue à sa philosophie une visée éthique particulière celle de ne pas se croire le seul vertueux. Il oppose cette orientation à celle de ses contemporains, les Gnostiques. Ainsi, nous constatons une étonnante similarité entre la critique plotinienne adressée aux Gnostiques et la critique moderne émise à l'encontre de Plotin. Comment comprendre la convergence de ces critiques? Si les analyses modernes étaient justifiées, la critique de Plotin contre les Gnostiques témoignerait d'une incohérence véritable: Plotin reprocherait aux autres ce qui manque dans son propre enseignement. En revanche, si l'on parvient à trouver dans l'oeuvre de Plotin des éléments ayant trait à un véritable souci éthique, une révision des critiques modernes s'impose. L'enjeu est important, la cohérence et le sérieux des propos de Plotin concernant sa propre philosophie sont en cause. Le propos du présent ouvrage est de considérer cette question à partir de la figure du sage, le spoudaios, dans les Ennéades, en particulier dans le traité I 4 [46] Biographie de l'auteur Alexandrine Schniewind est docteur en philosophie de l'Université de Fribourg (Suisse). Elle poursuit actuellement ses recherches sur l'Antiquité tardive avec une bourse postdoctorale du CNRS
Lanouzière Jacqueline ; Schniewind Alexandrine ; C
Les dépressions constituent l'un des soucis majeurs dans le domaine de la vie psychique. Mais ce constat pose d'emblée problème : la dépression relève-t-elle d'une maladie ou bien peut-elle être considérée comme un état naturel de la condition humaine ? C. Chabert, dans le premier chapitre, s'attache à l'analyse des cliniques de la dépression en affirmant la pluralité de ses formes, et propose par ailleurs une métapsychologie de la perte qui permet d'en saisir les soubassements pulsionnels et fantasmatiques. A. Schniewind étudie de manière approfondie la détresse dans l'?uvre freudienne, à partir de ses sources philosophiques, et présente une fine analyse de ses effets transférentiels. J. Lanouzière traite des liens à la fois convenus et énigmatiques entre la mélancolie et la féminité, en illustrant les réflexions théoriques par des références littéraires et mythiques. R. Kaës étudie les dépressions conjointes et propose une étude originale des différentes formes de dépressions partagées, notamment dans le couple, le groupe familial et le groupe. Cet ouvrage explore des voies nouvelles de réflexions cliniques et théoriques en résonance avec l'actualité de la psychopathologie des dépressions.
Résumé : La chose paraît entendue : en inventant l'autonomie de la volonté, Kant, le premier, pose que l'homme est à la fois législateur et sujet de la loi morale. Voilà fondée la modernité philosophique. On comprend généralement pourquoi Kant invente l'autonomie, selon les nécessités de son système ; on saisit moins comment il peut procéder. En d'autres termes, de quels concepts, questions, acquis, impasses, langage dispose-t-il grâce aux réflexions cumulées des moralistes ? à quelles conceptions de la philosophie morale et de ses buts peut-il se référer ? que doit-il forger pour répondre à des défis nouveaux ? La réponse tient dans une mise en perspective non plus des seuls textes explicites, mais du contexte intellectuel et problématique des ?uvres. Il faut, en quelque sorte, non plus partir des textes depuis nos lectures contemporaines, trop souvent animées par la conviction qu'il y aurait un progrès dans le développement de la philosophie morale, mais apprendre à savoir arriver aux textes, les lire avec les lunettes dont disposaient leurs auteurs, avec l'outillage conceptuel des contemporains d'alors. Par là, l'historien renonce à l'illusion d'une finalité unique de la philosophie morale à travers les âges. L'invention de l'autonomie, histoire d'une notion, est tout autant une pressante invitation à écrire l'histoire de la philosophie, morale ou autre, différemment.
Cet ouvrage est le dernier temps d'un dialogue commencé depuis quelques années entre Jacques André et Alexandrine Schniewind dans le cadre d'une recherche universitaire dont le point de départ fut la Verständigung, le « se faire comprendre » que Freud installe au principe de la première rencontre humaine, entre le cri de l'infans et sa réception par le Nebenmensch, l'être-humain-proche en charge du nouveau-né. Dans quelle mesure la psychanalyse, le dispositif d'écoute qu'elle propose, est-elle l'héritière de cette scène originaire? C'est une des questions qui court tout au long de ce livre.Les textes rassemblés font suite à une Journée sur ce thème organisée par le CEPP (Centre d études en psychopathologie et psychanalyse, université Paris-Diderot) en janvier 2011.Jacques André est psychanalyste, membre de l'Association psychanalytique de France (APF), professeur de psychopathologie à l'université Paris-Diderot. Il est notamment l'auteur des 100 mots de la psychanalyse (Que sais-je? n°3854, PUF, 2009), des Désordres du temps (Petite Bibliothèque de Psychanalyse, PUF, 2010), et de Paroles d'hommes (coll. Connaissance de l'Inconscient, Tracés, Gallimard, 2012).
Résumé : Dans l?Antiquité, c?est aux philosophes qu?il revient d?éradiquer la peur de la mort. Philosopher, c?est se préparer à mourir, en apprenant à se dégager des peurs irrationnelles liées à l?idée de dissolution de soi. Ce souci de rattacher la mort à une dimension métaphysique est ensuite repris et poursuivi par les théologiens. Aujourd?hui, la peur de mourir est avant tout liée à la crainte de souffrir (trop) longuement, de perdre son autonomie intellectuelle et sa dignité humaine, et d?être destitué de sa liberté de choix. Ce qui prime, ce sont d?abord les craintes de dégradation physique. De ce fait, tout en accordant une place aux différents intervenants, la responsabilité d?orchestrer les conditions de fin de vie revient en premier lieu au corps médical. Pour traiter de la mort, brosser un tableau historique ne suffit donc pas. Actuellement, ce n?est plus tant la mort en soi qui intéresse ou interpelle, mais bien plus la question concrète du mourir : quand ? Comment ? Traiter de la mort et du fait de mourir, c?est tenter de prendre en compte ces différentes dimensions, d?éclairer par la tradition la différence avec l?actualité. Et si la mort est devenue une affaire qui concerne toute la société et non plus uniquement la sphère privée, ce n?est pas pour autant que l?individu peut être dispensé d?y réfléchir à titre personnel.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.