Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'effondrement de la nécessité
Schnell Alexander
MILLON
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841373130
Dans un compte rendu datant de la dernière année de sa vie, Hegel a salué Fichte pour avoir déterminé la "tâche éternelle" de la philosophie : celle consistant à mettre en évidence et à légitimer la nécessité. Il insistait par là sur le fait que l'auteur de la Doctrine de la Science avait mis au centre de sa philosophie (et légué à la postérité) une question qui était restée en suspens chez Kant et qui risquait de fragiliser tout le projet criticiste - à savoir celle-là même, justement, de la légitimité et de la légitimation de la nécessité comme caractéristique fondamentale de toute connaissance. Sous sa plume, cette tâche se présentait comme le testament de la philosophie classique allemande ; pour la philosophie post-kantienne, il s'agit du destin de la philosophie transcendantale. Alors que l'on proclame aujourd'hui de toutes parts la rupture de la philosophie dite "continentale" avec le transcendantalisme de Kant et a fortiori avec la philosophie classique allemande, l'auteur du présent ouvrage revient sur cette question de la légitimation de la nécessité. D'une part, ce problème s'avère être un fil directeur privilégié permettant d'identifier l'originalité et la spécificité respectivement du système fichtéen, schellingien et hégélien ; et, d'autre part, un tel retour n'implique pas simplement une reconstruction d'élaborations systématiques datées, voire désuètes, mais une remise en cause - ce qui ne veut pas dire un abandon - de l'idée de "fondation". Un tel questionnement, qui se présente à chaque fois de manière différente chez les protagonistes de la philosophie classique allemande, aboutit à un "effondrement" de la nécessité. Cela veut dire : à loger la contingence au coeur de cette dernière. A travers ces enjeux dont cet ouvrage traite sur un plan tant théorique que pratique, la philosophie de Kant à Hegel témoigne de son caractère vivant et de son actualité au sein du débat contemporain en philosophie.
Schnell Alexander ; Coriando Paola-Ludovika ; Dast
Résumé : Les Beiträge zur Philosophie (1936-1938) ont été présentées, lors de leur publication en 1989, par l'éditeur F. -W. von Herrmann comme le "second chef-d'oeuvre" de M. Heidegger. Le présent volume rassemble des contributions parmi les plus grands spécialistes des recherches heideggériennes de la France et de l'étranger, qui permet de statuer sur la réception de cet ouvrage aussi fascinant que troublant. Il s'agit, d'une part, de préciser l'objet du texte, d'en exposer la structure, les concepts fondamentaux et son rapport avec Etre et temps (1927), ainsi qu'avec certaines élaborations ultérieures ; d'autre part, des problèmes ciblés, parfois plus techniques, sont abordés, qui permettent d'introduire à ce texte, sans doute le plus difficile de Heidegger, et d'en approfondir la lecture.
L'objectif de cet ouvrage est d'introduire le lecteurà la philosophie du "premier" Heidegger à travers un commentaire d'Etre et temps (publié en 1927) etdes cours professés à la fin des années 1920 (enparticulier les Fondements métaphysiques de lalogique et les Concepts fondamentaux de lamétaphysique). L'auteur expose d'abord le projetheideggerien d'une ontologie phénoménologique - en rapport (et en rupture) avec la phénoménologiehusserlienne - mettant en ?uvre une "analytiqueexistentiale" de l'être-là humain qui est reconstituéeselon ses moments structurels. Le chapitre centraldu livre est consacré au problème du temps auquell'auteur accorde une importance cruciale pourcomprendre l'évolution de la pensée de Heideggerdurant cette période. Les deux derniers chapitresprésentent la "métaphysique de l'être-là" et la"métaphysique du monde" avec lesquellesHeidegger s'éloigne de son projet initial et prépare lefameux "tournant" des années 1930.
Résumé : Cet ouvrage est consacré à la refondation richirienne de la phénoménologie, à partir du traitement de la question de l'espace/temps phénoménologique archaïque. Par le biais de l'analyse de cette interrogation spatio-temporelle spécifique et de la pertinence qu'elle développe, l'objectif est double : d'une part, arriver à dégager un lieu de compréhensibilité, inédit, commun aux multiples enjeux les plus fondamentaux de la refonte et de la refondation de la phénoménologie transcendantale entreprises par Richir et, d'autre part, dans la foulée, permettre par là même la possibilité de comprendre l'ensemble des textes du corpus. Cette compréhensibilité des mobiles philosophiques les plus importants de la phénoménologie refondue jointe à la possibilité d'une compréhension globale et transversale de la textualité richirienne doit permettre en outre de réfléchir et de fonder la démarche tout entière. En accomplissant cette refondation de manière tout à fait originale, dans une oeuvre commencée en 1968 qui compte en 2012 près de dix mille pages, réparties en vingt ouvrages et près de deux cents articles, Richir poursuit le but et a comme ambition de bouleverser et de changer en profondeur les paramètres essentiels de la phénoménologie. Et, chemin faisant, la philosophie tout entière est à reprendre à nouveaux frais. Le lecteur est convié à pénétrer au coeur de ce nouvel espace/temps richirien, véritable idée directrice de la phénoménologie et d'une philosophie sans précédent.
Résumé : Comment développer une phénoménologie de la connaissance qui, tout en restant fidèle aux perspectives fondamentales des deux pères fondateurs de la phénoménologie, tire profit des acquis essentiels des deux générations postérieures de phénoménologues ? L'auteur se propose de poursuivre le projet d'une refondation de la phénoménologie qui prend au sérieux les critiques du tondationalisme (traditionnel) sans pour autant abandonner une perspective visant à légitimer le bien-fondé de tout discours exhibant le sens de ce qui apparais La thèse fondamentale est qu'une telle refondation se doit de mettre en son centre non plus la perception objectivante, mais l'imagination (Einbilduners ! raft) à la source de toute formation ou configuration du sens (Sinnbildung), laquelle constitue la base de tout "apparaissant" et de tout "événement". L'imagination est ici comprise à la tois comme dévoilant la constitution "imageante" (imaginaire et imaginal) du réel et comme productrice d'"images" (ou d'"icônes") dont il s'agit de préciser la dimension génétique, voire "générative", eu égard à plusieurs concepts déterminants de la phénoménologie (tels que la "vérité", la "subjectivité", le "réel", l'"Inconscient", le "temps", l'"espace", etc).
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Au IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.