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De l'existence ouverte au monde fini / Heidegger 1925-1930
Schnell Alexander
VRIN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782711617920
L'objectif de cet ouvrage est d'introduire le lecteurà la philosophie du "premier" Heidegger à travers un commentaire d'Etre et temps (publié en 1927) etdes cours professés à la fin des années 1920 (enparticulier les Fondements métaphysiques de lalogique et les Concepts fondamentaux de lamétaphysique). L'auteur expose d'abord le projetheideggerien d'une ontologie phénoménologique - en rapport (et en rupture) avec la phénoménologiehusserlienne - mettant en ?uvre une "analytiqueexistentiale" de l'être-là humain qui est reconstituéeselon ses moments structurels. Le chapitre centraldu livre est consacré au problème du temps auquell'auteur accorde une importance cruciale pourcomprendre l'évolution de la pensée de Heideggerdurant cette période. Les deux derniers chapitresprésentent la "métaphysique de l'être-là" et la"métaphysique du monde" avec lesquellesHeidegger s'éloigne de son projet initial et prépare lefameux "tournant" des années 1930.
La métaphysique fait de nouveau l'objet d'une attention particulière. Le présent ouvrage développe une position transcendantale qui diffère des approches "réalistes" récentes. Dans les élaborations systématiques de la philosophie allemande classique, les "idéalistes allemands" se comprenaient en même temps comme les plus grands réalistes. Dans le débat actuel, en revanche, toute position idéaliste semble être compromise puisque relevant d'un subjectivisme désuet. L'idéalisme transcendantal ici défendu poursuit une perspective dans laquelle la question de l' "être" doit être posée à l'horizon de ses "corrélations" en deçà d'un rapport sujet-objet hypostasié. Ce traité de métaphysique phénoménologique s'inscrit ainsi dans un débat contemporain qui est autant philosophique (notamment grâce au "nouveau[x] réalisme[s]") qu'anthropologique (à propos du statut du "relationnisme").
Résumé : Comment développer une phénoménologie de la connaissance qui, tout en restant fidèle aux perspectives fondamentales des deux pères fondateurs de la phénoménologie, tire profit des acquis essentiels des deux générations postérieures de phénoménologues ? L'auteur se propose de poursuivre le projet d'une refondation de la phénoménologie qui prend au sérieux les critiques du tondationalisme (traditionnel) sans pour autant abandonner une perspective visant à légitimer le bien-fondé de tout discours exhibant le sens de ce qui apparais La thèse fondamentale est qu'une telle refondation se doit de mettre en son centre non plus la perception objectivante, mais l'imagination (Einbilduners ! raft) à la source de toute formation ou configuration du sens (Sinnbildung), laquelle constitue la base de tout "apparaissant" et de tout "événement". L'imagination est ici comprise à la tois comme dévoilant la constitution "imageante" (imaginaire et imaginal) du réel et comme productrice d'"images" (ou d'"icônes") dont il s'agit de préciser la dimension génétique, voire "générative", eu égard à plusieurs concepts déterminants de la phénoménologie (tels que la "vérité", la "subjectivité", le "réel", l'"Inconscient", le "temps", l'"espace", etc).
Résumé : La phénoménologie post-husserlienne s'est détournée des orientations fondamentales de son père fondateur pour adopter une position ou bien déconstructiviste ou bien théologisante - sinon ouvertement anti-idéaliste. Restant fidèle à l'attitude phénoménologique qui consiste à mettre hors circuit tout présupposé métaphysique (qu'il soit de nature antisubjectiviste ou dogmatique), le présent ouvrage met en évidence des motifs cherchant à mettre en place une phénoménologie de la connaissance et de la compréhension qui évite à la fois l'écueil d'un scepticisme radical et celui d'une philosophie de la transcendance. A ce dessein, l'essai se divise en trois parties dans lesquelles sont examinés et explicitées - conformément à une orientation husserlienne, heideggerienne ou encore propre à la phénoménologie française contemporaine - les concepts fondamentaux d'une phénoménologie transcendantale fondée spéculativement. Dans la mesure où se profile par là une position philosophique qui intègre, par ailleurs, des compréhensions et acquis toujours valables de la philosophie classique allemande, se dessinent les lignes fondamentales d'un "transcendantalisme spéculatif" qui essaie de renforcer la phénoménologie du XXIe siècle naissant au sein du débat contemporain (par exemple face au "réalisme spéculatif"). Il s'agit en particulier de répondre, du côté de la phénoménologie, au rapprochement de la tradition européenne effectué actuellement par la génération la plus jeune des penseurs "analytiques". Cela rendra peut-être possible d'élever l'échange entre les deux orientations contemporaines à un niveau qui n'était pas accessible au XXe siècle en raison de préjugés et distorsions idéologiques.
Dans un compte rendu datant de la dernière année de sa vie, Hegel a salué Fichte pour avoir déterminé la "tâche éternelle" de la philosophie : celle consistant à mettre en évidence et à légitimer la nécessité. Il insistait par là sur le fait que l'auteur de la Doctrine de la Science avait mis au centre de sa philosophie (et légué à la postérité) une question qui était restée en suspens chez Kant et qui risquait de fragiliser tout le projet criticiste - à savoir celle-là même, justement, de la légitimité et de la légitimation de la nécessité comme caractéristique fondamentale de toute connaissance. Sous sa plume, cette tâche se présentait comme le testament de la philosophie classique allemande ; pour la philosophie post-kantienne, il s'agit du destin de la philosophie transcendantale. Alors que l'on proclame aujourd'hui de toutes parts la rupture de la philosophie dite "continentale" avec le transcendantalisme de Kant et a fortiori avec la philosophie classique allemande, l'auteur du présent ouvrage revient sur cette question de la légitimation de la nécessité. D'une part, ce problème s'avère être un fil directeur privilégié permettant d'identifier l'originalité et la spécificité respectivement du système fichtéen, schellingien et hégélien ; et, d'autre part, un tel retour n'implique pas simplement une reconstruction d'élaborations systématiques datées, voire désuètes, mais une remise en cause - ce qui ne veut pas dire un abandon - de l'idée de "fondation". Un tel questionnement, qui se présente à chaque fois de manière différente chez les protagonistes de la philosophie classique allemande, aboutit à un "effondrement" de la nécessité. Cela veut dire : à loger la contingence au coeur de cette dernière. A travers ces enjeux dont cet ouvrage traite sur un plan tant théorique que pratique, la philosophie de Kant à Hegel témoigne de son caractère vivant et de son actualité au sein du débat contemporain en philosophie.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.