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Le clignotement de l'être
Schnell Alexander
HERMANN
28,15 €
Épuisé
EAN :9791037008237
La métaphysique fait de nouveau l'objet d'une attention particulière. Le présent ouvrage développe une position transcendantale qui diffère des approches "réalistes" récentes. Dans les élaborations systématiques de la philosophie allemande classique, les "idéalistes allemands" se comprenaient en même temps comme les plus grands réalistes. Dans le débat actuel, en revanche, toute position idéaliste semble être compromise puisque relevant d'un subjectivisme désuet. L'idéalisme transcendantal ici défendu poursuit une perspective dans laquelle la question de l' "être" doit être posée à l'horizon de ses "corrélations" en deçà d'un rapport sujet-objet hypostasié. Ce traité de métaphysique phénoménologique s'inscrit ainsi dans un débat contemporain qui est autant philosophique (notamment grâce au "nouveau[x] réalisme[s]") qu'anthropologique (à propos du statut du "relationnisme").
Avec son exigence d'un retour aux " choses mêmes ", la phénoménologie husserlienne s'est toujours proposée d'en exhiber la constitution, voire la fondation. Ainsi s'est-elle rapidement conçue comme une nouvelle " philosophie première ". ce qui n'a pas été sans poser des problèmes et des difficultés à ses contemporains et à ses successeurs. Cela impliquait en effet le principe, auquel Husserl ne cesse de revenir depuis le début des années 1920, d'une légitimation absolue de la connaissance phénoménologique. Qu'est-ce qui est susceptible de la légitimer tant eu égard aux données attestables et irréductibles que rencontre une démarche purement descriptive, qu'eu égard à leur origine à savoir que tout ce qui est se constitue, en son sens, dans les structures des actes de la subjectivité transcendantale originairement constituante ? Le présent ouvrage entreprend de repenser cette question à sa racine : c'est bien afin de répondre à sa propre visée de légitimer absolument la constitution du sens des phénomènes (en leur " vérité ") que Husserl procède lorsqu'il se heurte aux limites inhérentes à une phénoménologie descriptive à des constructions phénoménologiques, qui ne sont ni des constructions spéculatives ni des procédés qui feraient exister par la pensée des structures qui n'existeraient pas hors d'elle, mais pour ainsi dire des " systèmes de coordonnées " que le phénoménologue est conduit à mettre en place pour rendre compte de telle ou telle teneur phénoménologique déterminée, et dont il ne découvre la régularité qu'en procédant à ces mises en place elles-mêmes. Les fondements d'une phénoménologie constructive auront ainsi pour tache à la fois d'en clarifier le statut et d'en exhiber la fécondité heuristique quant à ce que rencontre le phénoménologue au fil de ses analyses concrètes - ce qui implique une démarche où souvent, par la nature même de la " chose " en question, " les noms nous l'ont défaut ".
Résumé : La question de la légitimation de la philosophie est l'un des fils conducteurs de l'idéalisme allemand. Dans la première génération des successeurs de Kant en effet, certains ont pour ambition explicite de reprendre ses résultats, mais d'une manière suffisamment justifiée pour répondre aux objections sceptiques. D'autres, en revanche, décident de s'installer dans le renoncement à la fondation systématique, accusant la raison discursive d'être incapable de saisir la vie et la liberté. Quels sont, chez les auteurs de l'idéalisme allemand, les arguments qui plaident en faveur d'un fondement du discours philosophique ? Un tel principe est-il théorique ou pratique, inaugural ou terminal, intuitif ou discursif, tel qu'il adopte la forme d'une proposition singulière ou tel qu'il se confond avec le tout du discours ? En somme, l'enjeu est d'examiner, sous un point de vue nouveau, le thème de la raison dans l'idéalisme allemand. La question est ici abordée dans une perspective historique autant que systématique. La variété et la richesse des études témoignent de la vitalité des recherches actuelles sur l'idéalisme allemand.
Résumé : Comment développer une phénoménologie de la connaissance qui, tout en restant fidèle aux perspectives fondamentales des deux pères fondateurs de la phénoménologie, tire profit des acquis essentiels des deux générations postérieures de phénoménologues ? L'auteur se propose de poursuivre le projet d'une refondation de la phénoménologie qui prend au sérieux les critiques du tondationalisme (traditionnel) sans pour autant abandonner une perspective visant à légitimer le bien-fondé de tout discours exhibant le sens de ce qui apparais La thèse fondamentale est qu'une telle refondation se doit de mettre en son centre non plus la perception objectivante, mais l'imagination (Einbilduners ! raft) à la source de toute formation ou configuration du sens (Sinnbildung), laquelle constitue la base de tout "apparaissant" et de tout "événement". L'imagination est ici comprise à la tois comme dévoilant la constitution "imageante" (imaginaire et imaginal) du réel et comme productrice d'"images" (ou d'"icônes") dont il s'agit de préciser la dimension génétique, voire "générative", eu égard à plusieurs concepts déterminants de la phénoménologie (tels que la "vérité", la "subjectivité", le "réel", l'"Inconscient", le "temps", l'"espace", etc).
Schnell Alexander ; Coriando Paola-Ludovika ; Dast
Résumé : Les Beiträge zur Philosophie (1936-1938) ont été présentées, lors de leur publication en 1989, par l'éditeur F. -W. von Herrmann comme le "second chef-d'oeuvre" de M. Heidegger. Le présent volume rassemble des contributions parmi les plus grands spécialistes des recherches heideggériennes de la France et de l'étranger, qui permet de statuer sur la réception de cet ouvrage aussi fascinant que troublant. Il s'agit, d'une part, de préciser l'objet du texte, d'en exposer la structure, les concepts fondamentaux et son rapport avec Etre et temps (1927), ainsi qu'avec certaines élaborations ultérieures ; d'autre part, des problèmes ciblés, parfois plus techniques, sont abordés, qui permettent d'introduire à ce texte, sans doute le plus difficile de Heidegger, et d'en approfondir la lecture.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.