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De la démocratie en France
Schnapper Dominique, Simon-Nahum Perrine
JACOB
29,15 €
Épuisé
EAN :9782738135247
Démocratie providentielle", "démocratie extrême", les notions forgées par Dominique Schnapper, une des grandes voix de la pensée politique française, sont passées dans le langage courant. Elle revient dans ce livre sur les thèmes qui sont aujourd'hui au coeur du débat public : le malaise des populations immigrées, le chômage, la place de l'islam, le rapport à la République et à la nation. Comment penser la démocratie en France ? Comment fonder des liens entre les individus et les groupes, afin qu'un avenir commun puisse être envisagé ? Loin des idéologues de l'identité comme des défenseurs du multi-culturalisme, Dominique Schnapper analyse patiemment ce qui permet la relation à l'autre et donne du sens à la citoyenneté. Racisme, laïcité, remise en cause des institutions, intégration, judaïsme, individualisme et communauté, droits des minorités, aucune question n'est éludée et toutes sont abordées avec la même rigueur scientifique et morale.
On parle aujourd'hui de l'intégration des immigrés comme s'il s'agissait d'une nouveauté menaçante pour l'intégrité nationale. Ce n'en est une que dans la mesure où la France, vieille terre d'immigration qui s'ignore, a entretenu sa cécité sur les apports étrangers de sa population jusque dans ses observatoires scientifiques. La spécificité de l'immigration récente et des problèmes qu'elle pose appelle une double réflexion sociologique : sur le procès de la modernisation depuis les Trente Glorieuses d'une part, sur la formation et l'évolution de l'idéologie nationale depuis le XIX ? siècle d'autre part. Tant que la France se donnait pour ambition explicite d'"assimiler" tout immigré, ni la réalité sociale ni la politique des gouvernements n'étaient différentes. Aujourd'hui encore comme il y a un siècle, du temps de Renan, la nation à la française ne se définit que comme une machine à intégrer des populations diverses autour d'un projet politique commun. L'intégration reste à la fois un fait, une valeur et une nécessité. C'est la modernité qui, en privilégiant l'activité économique et le modèle marchand des relations sociales, est venue menacer la réalité et la tradition nationales, tout particulièrement en France. Si les démocraties modernes perdent tout principe religieux, dynastique et même national, n'est-ce pas le lien social qui risque de s'affaiblir jusqu'à se dissoudre ?
Résumé : Nous vivons le temps des paradoxes. Partout se propage la contamination du nationalisme, partout s'observe l'affaiblissement de la nation. La nation est aujourd'hui doublement atteinte à l'extérieur, par les limitations de sa souveraineté que tracent l'internationalisation des échanges et l'interdépendance des économies ; à l'intérieur, par l'idéologie productiviste qui exalte l'individu et ses intérêts mais ignore le citoyen et ses idéaux. Car la nation moderne est un projet politique singulier. Née au XVIIIe siècle en Angleterre, aux Etats-Unis et en France, elle a pour fonction première d'intégrer également chacun à la vie d'une communauté politique et de défendre celle-ci sur la scène internationale. La nation se veut une communauté idéale de citoyens ; elle ne connaît que des égaux et ignore résolument les particularités ethniques, régionales, culturelles, linguistiques, religieuses de chacun. Plus rien ne distingue entre eux les membres de la nation moderne, sinon une langue, une histoire, une volonté de vivre ensemble qui leur ont été inculquées afin de les distinguer collectivement, à la face du monde, des autres nations. Ainsi, la nation moderne est historiquement indissociable de la démocratie et essentiellement opposée au nationalisme. Lequel ne peut vivre que de l'enfermement de chacun dans des particularismes exacerbés. Il n'y a pas de nation par droit du sol ou de nation par droit du sang, vue de l'esprit qui vient buter sur l'unicité de la citoyenneté. La sociologie, tout attachée à mettre en lumière la réalité contrastée des liens sociaux, n'a, depuis longtemps, plus prêté attention à la nation, communauté politique idéelle. De la redécouverte de la nation comme cadre de vie premier, à laquelle nous convie courageusement Dominique Schnapper, nos lendemains diront s'il s'agit d'un chant du cygne. Quel avenir, en effet, pour une communauté de citoyens, quand les uns se réclament de leurs particularismes ethniques ou de leur identité religieuse, quand les autres confondent leurs devoirs de citoyens avec leurs droits de consommateurs ?
Dominique Schnapper, poursuivant sa réflexion sur la dynamique démocratique et ses vertus dont nous profitons sans en prendre toujours conscience tant elles nous paraissent naturelles, analyse ici ses dévoiements possibles, susceptibles de remettre en question les grands principes qui la fondent...
Après un rappel historique des fondements de l'idée et des institutions de la citoyenneté, l'auteur examine les critiques diverses qui ont été adressées à leur endroit ainsi que les nouveaux défis auxquels la citoyenneté est désormais confrontée, notamment avec la montée de l'individualisme, des revendications d'une reconnaissance explicite, dans l'espace public du politique, de la diversité culturelle et du primat de l'économisme que véhicule le processus de mondialisation. Pour D. Schnapper, la citoyenneté est une utopie créatrice qui peut susciter des critiques justifiées mais qui reste indispensable pour dépasser les passions ethniques ou religieuses. Le concept de citoyenneté et celui de communauté des citoyens constituent une transcendance de la société concrète plurielle, avec ses divisions et ses inégalités. Mais ce n'est pas la manifestation d'une rationalité figée. La citoyenneté est un construit politique et social qui n'a cessé d'évoluer et qui devra prendre en compte les nouvelles revendications et le processus de la construction européenne. À cet égard, l'analyse de l'auteur converge sur certains points avec la tentative de J. Habermas ( Après l'État nation) de penser les conditions d'une citoyenneté supranationale. Mais ces deux auteurs ne relèvent pas explicitement le rôle clé que doit jouer l'école dans la formation d'une nouvelle conscience et solidarité européennes. Pourtant, D. Schnapper rappelle dans son analyse historique la spécificité de la conception française de la citoyenneté (d'inspiration rousseauiste) et le fait que l'école est l'institution cardinale de cette citoyenneté. L'école, en effet, a une double fonction (p.156) : elle permet d'acquérir une langue, une culture et des valeurs communes et elle constitue un espace fictif à l'image de la société politique elle-même, un lieu construit contre les inégalités réelles ; son ordre comme celui de la citoyenneté est impersonnel et formel. "L'abstraction de la société scolaire doit former l'enfant à comprendre et maîtriser celle de la société politique". Cette fonction d'abstraction peut donc se heurter à l'impératif d'équité et à la prise en compte des élèves concrets dans leur diversité, notamment par une discrimination positive. D'où le débat égalité/équité qui se superpose au débat intégration/multiculturalisme. Alain Michel
Faut-il préférer le concubinage au mariage ? Comment maintenir le bon équilibre entre intimité et autonomie ? Comment faire durer la passion ? Comment se disputer sans se déchirer ? Quand consulter et comment choisir la thérapie adaptée à votre cas ? A l'heure où le couple traverse une crise sévère, ce livre, nourri d'exemples très concrets, nous fait mieux connaître le territoire mystérieux des rapports entre les hommes et les femmes. Si toute histoire d'amour comporte un risque, le bonheur à deux est cependant possible.
Vous vous interrogez sur ces troubles mystérieux qui ont pour nom dépression, anxiété, boulimie, obsession, autisme et même schizophrénie. Vous vous demandez comment on peut les soigner. La psychiatrie vous inquiète ou vous fascine. Et si le meilleur moyen d'en savoir plus était de pénétrer dans le cabinet d'un psychiatre ? C'est ce que vous propose François Lelord. Vous rencontrerez ainsi la violoncelliste recluse, l'homme pressé, le fils rebelle, la jeune femme aux gants, le petit prince qui saignait, tous ces patients que la psychiatrie moderne a aidés et parfois guéris.
Que se passe-t-il entre un psychanalyste et son patient? Qu'est-ce que cette relation a de particulier? Pourquoi, dans des cas trop nombreux la cure ne procure-t-elle aucun bienfait? Pourquoi, bien souvent, est-elle le théâtre de détériorations persistantes? "François Roustang excelle dans ce texte très polémique." (Corinne Ehrenberg, Esprit.) "François Roustang: un hérétique particulièrement astucieux, des essais toujours surprenants et excitants pour l'esprit. Ce qu'il nous propose: un" gai savoir "de l'inconscient. Il y a donc urgence à le lire et à le relire." (Le Monde.)
Résumé : À la différence des innombrables " régimes minceur " déséquilibrés et souvent dangereux, il existe une manière de manger qui permet de concilier forme, bien-être et santé. Ce " régime santé " s'inspire de l'alimentation traditionnelle crétoise qui, année après année, permet au même miracle de se reproduire. Car c'est en Crète que l'espérance de vie est la plus longue ; c'est là que l'on échappe, plus que partout ailleurs dans le monde occidental, à ce terrible fléau que constituent, pour les pays industrialisés, les maladies cardio-vasculaires. " Que la nutrition soit ta médecine ", disait Hippocrate. Avis aux populations des pays industrialisés désireuses de vivre mieux et plus longtemps !