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Qu'est-ce que la citoyenneté ?
Schnapper Dominique
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070411894
Après un rappel historique des fondements de l'idée et des institutions de la citoyenneté, l'auteur examine les critiques diverses qui ont été adressées à leur endroit ainsi que les nouveaux défis auxquels la citoyenneté est désormais confrontée, notamment avec la montée de l'individualisme, des revendications d'une reconnaissance explicite, dans l'espace public du politique, de la diversité culturelle et du primat de l'économisme que véhicule le processus de mondialisation. Pour D. Schnapper, la citoyenneté est une utopie créatrice qui peut susciter des critiques justifiées mais qui reste indispensable pour dépasser les passions ethniques ou religieuses. Le concept de citoyenneté et celui de communauté des citoyens constituent une transcendance de la société concrète plurielle, avec ses divisions et ses inégalités. Mais ce n'est pas la manifestation d'une rationalité figée. La citoyenneté est un construit politique et social qui n'a cessé d'évoluer et qui devra prendre en compte les nouvelles revendications et le processus de la construction européenne. À cet égard, l'analyse de l'auteur converge sur certains points avec la tentative de J. Habermas ( Après l'État nation) de penser les conditions d'une citoyenneté supranationale. Mais ces deux auteurs ne relèvent pas explicitement le rôle clé que doit jouer l'école dans la formation d'une nouvelle conscience et solidarité européennes. Pourtant, D. Schnapper rappelle dans son analyse historique la spécificité de la conception française de la citoyenneté (d'inspiration rousseauiste) et le fait que l'école est l'institution cardinale de cette citoyenneté. L'école, en effet, a une double fonction (p.156) : elle permet d'acquérir une langue, une culture et des valeurs communes et elle constitue un espace fictif à l'image de la société politique elle-même, un lieu construit contre les inégalités réelles ; son ordre comme celui de la citoyenneté est impersonnel et formel. "L'abstraction de la société scolaire doit former l'enfant à comprendre et maîtriser celle de la société politique". Cette fonction d'abstraction peut donc se heurter à l'impératif d'équité et à la prise en compte des élèves concrets dans leur diversité, notamment par une discrimination positive. D'où le débat égalité/équité qui se superpose au débat intégration/multiculturalisme. Alain Michel
Né de l'inquiétude sur les nouvelles formes de vie sociale que suscitait la modernité, le concept d'intégration recouvre les modalités spécifiques de la vie collective dans les sociétés contemporaines. A l'origine, Durkheim le réserve au problème de la société dans son ensemble. Puis les sociologues s'interrogent sur la formation et le maintien des entités collectives, sur les relations entre l'individu et le groupe. Les recherches montrent alors que l'assimilation des immigrés n'est pas un processus unique ou rectiligne, mais comporte des dimensions et des modalités différentes, voire discordantes. Désormais, les sociologues distinguent entre l'adoption des traits culturels de la société - selon les auteurs, on parlera d'"acculturation", d'"assimilation", voire d'"intégration culturelle" - et la participation aux diverses instances de la vie sociale - l'"assimilation sociale" ou l'"intégration structurelle". Toute la richesse comme l'ambiguïté particulière de l'intégration - puisque le mot appartient en même temps aux registres du politique et de la sociologie - se tiennent là, dans le fait que le concept porte à la fois sur l'intégration des individus à la société et sur l'intégration de la société dans son ensemble. Biographie de l'auteur Dominique Schnapper, directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, a été présidente de la Société française de Sociologie (1991-1995). Elle est, par ailleurs, membre du Conseil constitutionnel. Elle a reçu en 2002 le prix Balzan pour l'ensemble de son oeuvre sociologique.
Résumé : Les nations démocratiques se sont constituées en agrégeant des groupes divers, pré-nationaux, et en élaborant un espace public commun à tous - la communauté des citoyens. Pour ce faire, il convenait de transcender par le civisme les affiliations historiques, religieuses et culturelles - qu'on regroupe sous le terme "d'ethniques" - des individus et des groupes réunis dans la nation. Pour autant, les fidélités particulières qui caractérisent les individus historiques ne disparurent pas. S'agit-il d'une faiblesse ou d'une vertu de la démocratie ? Le destin des juifs, minoritaires, nous éclaire sur la construction de la nation moderne et sur le projet démocratique, ses vertus, ses contraintes et ses dévoiements. C'est l'histoire de la sortie du monde traditionnel par l'émancipation et la promesse de la modernité citoyenne, puis de la trahison de cette promesse. Elle révèle la tension entre un monde nouveau, tourné vers l'avenir et fondé sur l'innovation scientifique et politique, d'une part, et la transmission et la réinterprétation de la tradition, de l'autre. S'affichent alors les limites de l'intériorisation du civisme et de ses exigences par les individus, ainsi que la fragilité intrinsèque du projet démocratique.
Résumé : Alors que l'histoire des juifs en France fut, de 1789 à 1940, l'histoire de leur progressive assimilation et de leur transformation en israélites, les juifs français aujourd'hui ont pris une nouvelle conscience de leur judéité. Les uns ont recueilli le respect de la grande Tradition, héritée de leur père ; d'autres, déjudaïsés depuis une ou plusieurs générations, la retrouvent par la connaissance intellectuelle ; beaucoup transposent les traditions sur le mode politique ; d'autres enfin gardent, malgré leur méconnaissance du judaïsme, une forme d'identité définie par le sens d'un "destin commun, institué à Auschwitz". En dépit ou en raison même de sa particularité, le groupe juif ne constitue-t-il pas un exemple privilégié de ce retour à des traditions spécifiques qui peut apparaître comme l'une des caractéristiques de la deuxième étape de la société industrielle ?
Partout se propage la contamination du nationalisme, partout s'observe l'affaiblissement de la nation. Or, la nation moderne est un projet politique singulier. Née au XVIIIe siècle en Angleterre, aux États-Unis et en France, elle a pour fonction première d'intégrer également chacun à la vie d'une communauté politique et de défendre celle-ci sur la scène internationale. Elle se veut une communauté idéale de citoyens; elle ne connaît que des égaux, qui partagent une langue, une histoire et une volonté de vivre ensemble; elle ignore résolument les particularités ethniques, régionales, culturelles, linguistiques, religieuses de chacun. Ainsi, la nation moderne est historiquement indissociable de la démocratie et essentiellement opposée au nationalisme. Quel peut être l'avenir de cette communauté de citoyens, quand les uns se réclament de leurs particularismes ethniques ou de leur identité religieuse, quand les autres confondent leurs devoirs de citoyens avec leurs droits de consommateurs
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.