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La communauté des citoyens. Sur l'idée moderne de nation
Schnapper Dominique
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070428823
Partout se propage la contamination du nationalisme, partout s'observe l'affaiblissement de la nation. Or, la nation moderne est un projet politique singulier. Née au XVIIIe siècle en Angleterre, aux États-Unis et en France, elle a pour fonction première d'intégrer également chacun à la vie d'une communauté politique et de défendre celle-ci sur la scène internationale. Elle se veut une communauté idéale de citoyens; elle ne connaît que des égaux, qui partagent une langue, une histoire et une volonté de vivre ensemble; elle ignore résolument les particularités ethniques, régionales, culturelles, linguistiques, religieuses de chacun. Ainsi, la nation moderne est historiquement indissociable de la démocratie et essentiellement opposée au nationalisme. Quel peut être l'avenir de cette communauté de citoyens, quand les uns se réclament de leurs particularismes ethniques ou de leur identité religieuse, quand les autres confondent leurs devoirs de citoyens avec leurs droits de consommateurs
On parle aujourd'hui de l'intégration des immigrés comme s'il s'agissait d'une nouveauté menaçante pour l'intégrité nationale. Ce n'en est une que dans la mesure où la France, vieille terre d'immigration qui s'ignore, a entretenu sa cécité sur les apports étrangers de sa population jusque dans ses observatoires scientifiques. La spécificité de l'immigration récente et des problèmes qu'elle pose appelle une double réflexion sociologique : sur le procès de la modernisation depuis les Trente Glorieuses d'une part, sur la formation et l'évolution de l'idéologie nationale depuis le XIX ? siècle d'autre part. Tant que la France se donnait pour ambition explicite d'"assimiler" tout immigré, ni la réalité sociale ni la politique des gouvernements n'étaient différentes. Aujourd'hui encore comme il y a un siècle, du temps de Renan, la nation à la française ne se définit que comme une machine à intégrer des populations diverses autour d'un projet politique commun. L'intégration reste à la fois un fait, une valeur et une nécessité. C'est la modernité qui, en privilégiant l'activité économique et le modèle marchand des relations sociales, est venue menacer la réalité et la tradition nationales, tout particulièrement en France. Si les démocraties modernes perdent tout principe religieux, dynastique et même national, n'est-ce pas le lien social qui risque de s'affaiblir jusqu'à se dissoudre ?
Résumé : Alors que l'histoire des juifs en France fut, de 1789 à 1940, l'histoire de leur progressive assimilation et de leur transformation en israélites, les juifs français aujourd'hui ont pris une nouvelle conscience de leur judéité. Les uns ont recueilli le respect de la grande Tradition, héritée de leur père ; d'autres, déjudaïsés depuis une ou plusieurs générations, la retrouvent par la connaissance intellectuelle ; beaucoup transposent les traditions sur le mode politique ; d'autres enfin gardent, malgré leur méconnaissance du judaïsme, une forme d'identité définie par le sens d'un "destin commun, institué à Auschwitz". En dépit ou en raison même de sa particularité, le groupe juif ne constitue-t-il pas un exemple privilégié de ce retour à des traditions spécifiques qui peut apparaître comme l'une des caractéristiques de la deuxième étape de la société industrielle ?
Dominique Schnapper, poursuivant sa réflexion sur la dynamique démocratique et ses vertus dont nous profitons sans en prendre toujours conscience tant elles nous paraissent naturelles, analyse ici ses dévoiements possibles, susceptibles de remettre en question les grands principes qui la fondent...
Au coeur de la pensée sociologique. Classes, groupes, communautés, collectivités historiques : la sociologie n'a cessé, depuis ses origines, de penser la question de l'Autre. Critique par nature, elle s'interroge sur le sens des écarts qu'elle observe entre les réalités sociales et les principes affichés - particulièrement le principe de citoyenneté. Celui-ci organise effectivement les sociétés démocratiques, bien qu'il procède au renversement du monde social puisqu'il affirme l'égalité juridique et politique d'individus inégaux.En étudiant les préjugés et les discriminations, la genèse et les pratiques du racisme, les minorités ethniques ou culturelles, l'assimilation des immigrants, les relations concrètes entre les groupes dits ethniques, les origines économiques, politiques et idéologiques des nations et des nationalismes, l'enquête sociologique montre les tensions ou les contradictions entre le principe de l'égalité juridique et politique revendiqué dans les sociétés modernes et les diversités et les inégalités de l'ordre économique et social, entre les valeurs affirmées et les pratiques concrètes inspirées par les passions des hommes. Or le sociologue mène ses enquêtes et forge ses concepts dans une société particulière, dans une tradition intellectuelle marquées par les réalités nationales. L'analyse de la sociologie des relations interethniques comme enquête sur les effets et les limites de la citoyenneté moderne se révèle en cela le meilleur angle d'attaque pour comprendre aujourd'hui ce qu'est la pensée sociologique.La relation à l'Autre - assurément un ouvrage des plus ambitieux et des plus neufs -, d'un même mouvement, restitue de manière originale l'histoire de la sociologie ; montre que celle-ci se structure autour de styles nationaux qui n'ont ni la même origine ni les mêmes objets premiers (par exemple, Durkheim et le défi de l'intégration républicaine ; Max Weber et l'interaction des hommes en société ou en communauté ; la sociologie anglaise et l'héritage de l'Empire ; ou bien encore l'école de Chicago et l'obsession de la ségrégation des Noirs) ; définit enfin la nature de la sociologie - cet effort de connaissance rationnelle de l'ordre social qui universalise par principe des données objectives toujours particulières.
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"