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La conquête du passé. Aux origines de l'archéologie, 3e édition
Schnapp Alain ; Le Roy Ladurie Emmanuel
DOMINIQUE CARRE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782373680454
Ce livre est une tentative d'archéologie de l'archéologie, une enquête sur le savoir de ceux qu'on appelle depuis l'Antiquité romaine les antiquaires. Contrairement à une idée répandue, l'archéologie entendue comme l'étude des vestiges du passé n'est pas une invention de la Renaissance. Elle était déjà familière aux scribes d'Assyrie, d'Egypte ou de Chine, elle était discutée par les sophistes d'Ionie, et mise en pratique par les historiens de Rome. Qu'il y ait eu des hommes avant Adam, voilà la révélation scandaleuse du XIXe siècle. Pourquoi cette antiquité de l'homme, connue des Assyriens, des Egyptiens et des Perses, a-t-elle été mise à l'écart par la révélation biblique ? En suivant une piste qui part d'Hésiode et de Lucrèce, à travers la tradition judéo-arabe et Giordano Bruno, pour arriver au génial et méconnu Isaac La Peyrère, la petite musique des préadamites nous découvre un pan des mystères de l'histoire naturelle et si décriée de l'homme. Cette histoire n'est pas une succession harmonieuse de progrès, mais la redécouverte et l'interprétation, souvent erratique, d'observations dont la mémoire s'était perdue. Elle n'a pas été faite par les seuls antiquaires : de Khaemois, fils de Ramsès II, en passant par Nabonide, roi de Babylone, à l'érudit romain Varron, un même goût du passé associe les hommes les plus divers. Plus tard, saint Augustin, les clercs des abbayes médiévales, Pétrarque, Rabelais, Raphaël, Rubens, Newton, Diderot, Jefferson et Goethe apporteront leur note particulière à la passion des hommes pour les traces du passé.
Schnapp Alain ; Vidal-Naquet Pierre ; Sorlin Pierr
Résumé : Publié par Pierre Vidal-Naquet et Alain Schnapp pour la première fois en 1969, quelques mois seulement après le soulèvement étudiant, ce livre rassemble un extraordinaire ensemble d'archives. Les deux historiens, fortement impliqués dans le mouvement, ont collecté et trié parmi plusieurs milliers de documents les 362 textes (tracts, pamphlets, articles, notes) commentés et reproduits ici. Ils expriment les mille facettes d'une irruption historique qu'Edgar Morin a appelée la " Commune étudiante ". Ils sont situés, reliés dans ce qui fait leur profonde unité politique afin qu'apparaisse dans toutes ses dimensions le tumulte qui a secoué la France pendant sept semaines, avec ses racines, ses inspirations, ses prolongements. Voici donc le dossier raisonné du mouvement étudiant, le livre blanc d'une révolte qui faillit s'achever en révolution. Un document sans équivalent préparé au coeur de l'action par deux historiens engagés. Cette troisième édition du Journal de la Commune étudiante est enrichie d'une nouvelle préface de Pierre Sorlin et d'une postface d'Alain Schnapp.
Médecin militaire versé dans l'archéologie, Paul Camichel (1868-1936) consigna presque jour après jour, au fil de la plume, en l'espace d'une grosse décennie jusqu'au seuil de la Grande Guerre, ses recherches sur le terrain et ses découvertes. Outre son intérêt historiographique, la publication de cette chronique par Alain Beyneix jette quelque lumière sur une foule de sites préhistoriques mais aussi protohistoriques et antiques de plusieurs départements du Midi de la France (Gard, Hérault, Tarn, Lot-et-Garonne...).
Résumé : Pour tout Grec en passe de devenir adulte, la chasse est à la fois une épreuve et un passe-temps. Sa pratique est l'un des révélateurs de l'histoire de la cité. En examinant les liens qui unissent les figures du chasseur dans la Grèce archaïque et classique, Alain Schnapp, professeur à l'Université de Paris I et membre du Centre Louis Gernet (CNRS), a voulu, plutôt qu'écrire une histoire de la chasse, montrer comment, à travers cette pratique sociale, la cité grecque s'est construite et pensée. Par un va-et-vient permanent entre les textes classiques et les images peintes sur les vases, il révèle comment la chasse, école de citoyenneté et de civilité, témoin de l'ambivalence de la condition humaine partagée entre humanité et animalité, a constamment suscité passions et inquiétudes. En maîtrisant ses pulsions, en affrontant les risques de la quête en forêt, le chasseur incarne la perfection de la jeunesse, la beauté des corps, bref, l'ordre d'un monde qui doit faire place aux dieux, aux hommes et aux animaux.
Peintre d'histoire formé à l'Académie royale de peinture et sculpture, Louis-François-Sébastien Fauvel (1753-1838) se rend en Grèce pour la première fois en 1780. Quelques années plus tard, il s'y installe. Pendant près de cinquante ans, il explore et fouille sans relâche le sol grec. Il découvre notamment ce que l'on allait bientôt appeler la sculpture archaïque et la céramique géométrique. Son interprétation des sites et des monuments antiques passe par le dessin, le moulage, le relevé architectural et l'étude topographique. L'auteur dresse le portrait de ce personnage hors du commun qui a participé à l'émergence de l'archéologie moderne en Grèce.
Résumé : We Archi propose un cadre original pour présenter la production d'un architecte, d'un urbaniste, d'un paysagiste... bref, de tout créateur influent de l'urbanité. L'objet est de révéler sa pensée, sa posture, son engagement militant ou poétique, dans un rapport dynamique à l'éditorial et au graphisme et dans une édition bilingue. Installé à Paris, très actif sur la scène française, François Leclercq s'est construit une stature d'urbaniste qui masque une oeuvre architecturale pourtant solide. D'Euralille à Marseille, de Nantes à Bordeaux et Lyon, il pose un regard aiguisé quelle que soit l'échelle de ses interventions, osant s'immerger dans le réel le plus prestigieux comme le plus décalé, à la recherche de solutions viables pour tous.
Résumé : Ce livre est un mélange de situations spontanées. Son maître mot - identité - est illustré dans des contextes géographiques très différents, où est née une métaculture populaire, profondément enracinée, qui est à la fois un pied de nez à la culture coloniale ou occidentale et la source d'une grande créativité. Le fil rouge est tissé des nombreuses interviews réalisées au cours de ses différents voyages par Daniele Tamagni, interviews qui rendent compte de façon personnelle des modes de vie, des styles et des rêves d'une autre identité, de la part des sujets photographiés. En choisissant des pays ou des villes loin du contexte habituel de la mode, le livre donne un aperçu du phénomène de globalisation des styles, mais aussi de la résistance et de la préservation des traditions. Le livre détaille le quotidien de différentes populations dont le rapport à la mode est signe d'un activisme créatif et joyeux créatif. Les rockers du Botswana, les hipsters de Johannesburg, les dandys du Congo, les lutteuses de Bolivie, la jeunesse cubaine bling-bling, tous sont photographiés et se racontent dans la consciences de leur univers marginal dont ils veulent se démarquer. Etre à la mode, se déguiser, est un outil plantaire d'identité. Le livre vise à offrir un large éventail de pratiques urbaines, sans exclusion d'aucun aspect en termes de race, de sexe, d'âge ou de zones géographiques. Les gens sont dépeints dans différentes situations et contextes mais photographiés comme ils apparaissent naturellement dans un mélange des portraits posés, des portraits en mouvement et de détails. Les couleurs vives sont une des clés communes. Chaque chapitre est introduit par un écrivain (journaliste, chercheur) qui a été au contact de chacune des communautés. Tous racontent la multiplicité des relations et des contradictions à l'oeuvre : l'élégance vs kitsch, luxe / consumérisme vs pauvreté, tradition vs modernité, transformation vs uniformité, l'individuel / particularité vs généralité, originalité vs stéréotype.
Promue " Ville verte " en 2010, puis inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO deux ans plus tard, Rabat était déjà citée comme une " ville-paysage " modèle au début du XXe siècle.Dès la seconde moitié du XIXe siècle, aux États-Unis comme en Europe, espaces libres et jardins publics occupent une place prépondérante dans l'aménagement des villes. Les concepts de parkway américain, de gardencity anglais ou de "système de parcs " en France seront autant de manières d'exprimer et d'expérimenter une nouvelle relation entre la ville et la nature. C'est dans ce cadre que s'est engagée la planification des nouvelles villes marocaines entre 1912 et 1930, période durant laquelle furent réalisés les plans directeurs d'aménagement et d'extension des principales cités du royaume.L'étude des projets paysagers à Rabat, Marrakech, Meknès, Fès et Casablanca permet de mieux comprendre le contexte de création des parcs et jardins publics au Maroc sous le protectorat. Ces jardins, aujourd'hui objets d'une attention particulière (réhabilitations, classements), restaient encore mal connus malgré la renommée internationale d'urbanistes, d'architectes et de paysagistes français tels que Henri Prost, Albert Laprade et Jean Claude Nicolas Forestier.Ode visuelle à l'art des jardins et à la création des villes, l'ouvrage est jalonné de plans historiques inédits, de somptueux dessins et de photographies anciennes. Il a également bénéficié de campagnes de prises de vue photographiques en couleur qui rendent hommage au savoir-faire des grands créateurs de jardins méditerranéens.Prix Spécial du jury du - Prix Redouté 2018Table des matières : IntroductionLa création de la ville-paysage idéale au début du XXIe siècleLa doctrine urbaine du protectorat français au MarocRabat, la ville-paysage idéaleLe jardin d'Essais, jardin d'acclimatation au coeur de la villeLe jardin du Belvédère, vue sur la villeLe quartier-jardin de la RésidenceNouzhat Hassan, ancien jardin du Triangle de vueLes jardins des Oudaïas et de la Mamounia, deux jardins publics en marge du système de parcsLe Chellah, des vestiges historiques au milieu de jardins d'orangeraiesLes espaces libres complétant le système de parcsLa trame verte de liaison : un réseau continu de voies-promenades plantéesMarrakech, cité des grands jardinsMeknès, la ville des oliviersFès, la ville spirituellesCasablanca, une ville tournée vers son port.Prix Spécial du jury du - Prix Redouté 2018
Résumé : Le dialogue entre professionnels et étudiants est une donnée pédagogique essentielle dans de nombreux pays, mais il reste exceptionnel dans l'enseignement supérieur français. D'où le grand intérêt porté à la démarche des " Ateliers de création urbaine " initiés par la région Île-de-France depuis 2008. Il s'agissait de réunir des étudiants en fin de cycle et de les confronter aux enjeux urbains régionaux, tout en leur laissant une entière liberté d'expression et de jugement. Il en est sorti un éventail très large de contributions, parfois optimistes, parfois sombres, voire catastrophistes. La richesse des propositions repose sur l'hétérogénéité des équipes, aux profils de cursus très différents (universités, écoles d'architecture et de paysage, mais aussi écoles de design, de commerce et de sciences politiques). Le livre Panorama offre une sorte de digest de toutes ces propositions réunies autour des thématiques récurrentes au cours des 6 sessions : les territoires interstitiels et délaissés, les nouvelles formes de commerce possible liées à l'eau ou aux circuits courts, les nouvelles formes d'agriculture urbaine, les gares réaménagées comme de véritables quartiers de ville, etc. Dans un des textes du livre, l'architecte Yves Lion se remémore l'extraordinaire convivialité ? la dimension théâtrale, même ? et la spontanéité qui ont présidé à tout ce travail et mené à un panel de propositions quelquefois des plus iconoclastes, comme la construction de tours de 1000 mètres de haut pour densifier les villes, la montée des eaux vue comme une opportunité à saisir, les robots appelés à gérer les supermarchés en zone sensible, entre autres. L'effervescence était réelle, les contingences oubliées, d'où l'extrême dynamisme intellectuel et graphique dont ce livre rend compte.