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Les saints et les stars: le texte hagiographique dans la culture populaire
Schmitt Jean-Claude
BEAUCHESNE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782701010755
Depuis près de vingt siècles, le culte des saints, médiateurs entre les hommes et le divin, est un des traits originaux du catholicisme ; avec la vénération et le commerce des reliques, les pèlerinages, les images pieuses, la croyance au miracle, il est même l'un des traits marquants de l'histoire des mentalités, de la culture et de la société occidentales. Une journée d'études de la Société d'ethnologie française a permis en 1979 à une quinzaine d'ethnologues et d'historiens, spécialistes pour la plupart du domaine français, de réfléchir ensemble aux modalités de composition, de transmission et de réception du Texte hagiographique dans la culture populaire : ils n'entendent pas par là seulement la Légende dorée de chaque saint ; leurs études montrent au contraire la nécessité de dépasser le seul texte écrit, pour l'inclure dans la totalité des modes d'expression du culte et de la mémoire du saint : les traditions orales, les gestes qui délimitent l'espace rituel, les images, les hymnes qui scandent la marche des fidèles ; elles démontrent ensuite qu'il est impossible d'isoler la "culture populaire" , soumise sans cesse aux traditions savantes - l'hagiographie officielle, mais aussi la littérature édifiante ou l'érudition des folkloristes eux-mêmes - tout en agissant sur elles ; elles montrent enfin comment la permanence de certaines attitudes à l'égard du saint, du héros comme, aujourd'hui, du chanteur à succès, est sans cesse remise en cause par l'histoire, qui réinterprète les formes, modifie les fonctions sociales, interdit d'artificielles filiations : pas plus que les saints chrétiens ne sont les "successeurs des dieux" antiques, le "culte" dont Elvis Presley, Claude François ou Patti Smith sont aujourd'hui l'objet n'est pas identique à celui des saints, et il n'a pas les mêmes significations. Ethnologues, historiens, sociologues des religions trouveront dans ces travaux de première main une foule d'informations inédites, tandis que la diversité des régions et des époques concernées, du IV" au XXe siècle, pourra satisfaire la curiosité d'un plus large public de tous âges. Les études finales sur les stars contemporaines comparées aux saints traditionnels permettront enfin à chacun de s'interroger sur le sens du surnaturel et certaines formes de son attente dans notre propre société.
Vers le milieu du XIIe siècle, un Juif originaire de Cologne, converti au christianisme et devenu prêtre à Cappenberg, en Westphalie, écrit le récit de sa conversion. Cette "autobiographie" est l'une des toutes premières en Occident depuis les célèbres Confessions de saint Augustin. Ce texte singulier divise les historiens, les uns y voyant le "récit vrai" d'un authentique Juif converti, les autres une pure "fiction" forgée par des clercs chrétiens. Pour Jean-Claude Schmitt, ce récit est à la fois "vrai" et "fictif'. Il soulève les questions de l'autobiographie et de la subjectivité, de l'image onirique et de l'image cultuelle, de la conversion individuelle et collective, du nom et de l'identité. Cette étude de cas est l'occasion pour l'auteur de poser des questions centrales sur la méthode et l'écriture de l'histoire. Biographie: Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, spécialiste de l'histoire de la culture et de la société médiévales, Jean-Claude Schmitt a notamment publié La Raison des gestes (Gallimard, 1990), Les Revenants (Gallimard, 1994), Le Corps, les rites, les rêves, le temps (Gallimard, 2001), Le Corps des images (Gallimard, 2002) et Le Saint Lévrier (2e éd. Flammarion," Champs ", 2004)."
Résumé : Les rythmes entraînent dans leur mouvement la vie tout entière des individus et des sociétés : les comportements quotidiens et les expériences esthétiques, les déplacements dans l'espace aussi bien que l'ordre du temps. Il n'y a pas de vie sans rythme, c'est-à-dire - comme dans un air de jazz ou une toile abstraite de Mondrian - sans une mise en ordre variable de faits qui se répètent en combinant indéfiniment périodicité et rupture. Philosophes, sociologues, anthropologues, musicologues s'interrogent parmi d'autres depuis deux siècles sur les rythmes sociaux, dont Marcel Mauss disait qu'ils commandent les représentations du temps. Pourtant, il n'existe pas à ce jour une histoire des rythmes qui confronte nos conceptions et expériences du rythme à celles du passé. Or, le contraste est fort entre notre monde moderne, où les rythmes sont partout, mais sont observés dans des champs séparés (rythmes scolaires, arythmie cardiaque, tempo musical, croissance économique en dents de scie...) et la civilisation holiste de l'Europe médiévale : ici, la notion de rythme, héritée de l'Antiquité gréco-romaine, paraît ne concerner que la musique, la poésie et la danse, mais elle entre en fait en résonance avec la totalité de la Création, que Dieu aurait façonnée en six jours. C'est à ce rythme fondateur que le présent livre emprunte sa propre scansion, en explorant successivement les significations du rhythmus médiéval, les rythmes du corps et du monde, ceux du temps, de l'espace et du récit, avant de s'interroger sur la fonction des rythmes dans le changement social et la marche de l'histoire.
Résumé : Qui veut comprendre le Moyen Âge doit le tenir à distance : poser sur lui le regard de l'anthropologue étudiant une société étrangère à sa propre culture et à ses habitudes de pensée. C'est la première ambition de ce livre : mettre en garde contre l'usage de catégories, la "religion" par exemple, ou l'"individu", dont il convient de saisir la relativité historique. Voilà qui peut sembler paradoxal, mais il n'y a pas, au Moyen Âge, de "religion", au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Toute une "culture", en revanche, complexe, foisonnante, originale, se déploie selon les différents pôles constitutifs de cette société : les clercs et les laïcs, la cathédrale et le château, la communauté paysanne et la ville. S'en dégagent des conceptions irréductibles aux nôtres, du corps et de la personne, de la croyance et des rêves, des rites et du temps, à l'articulation de l'homme et du divin (ou du démoniaque), de l'ici-bas et de l'au-delà, des images et de l'invisible, de la memoria et des futura.Ce livre retrace le parcours sinueux d'une recherche de plus de vingt ans à travers les textes et les images issues de la culture médiévale. Il tente de répondre aux questions que pose la construction d'une anthropologie historique du Moyen Âge : qu'est-ce qu'une "personne" dans la société médiévale ? Qu'en est-il de la notion du "sacré" ? L'idée d'"avenir" est-elle compatible avec la conception eschatologique du temps chrétien ?
Résumé : Successeur de la méthode de J. Wenham, qui avait aidé des générations d'étudiants à apprendre le grec, ce manuel a été entièrement renouvelé par Jeremy Duff. Se fondant exclusivement sur le grec biblique et ne supposant aucune connaissance préalable de cette langue, ce livre permet, au bout d'une vingtaine de leçons, de pouvoir lire le Nouveau Testament dans le texte. Cette nouvelle version est plus pédagogique que celle qui la précède. Adoptant les techniques d'apprentissage des langues vivantes, elle introduit les éléments grammaticaux au fur et à mesure de la progression des leçons : cela permet au débutant de traduire dès les premières leçons des phrases issues du Nouveau Testament L'ouvrage a été considérablement adapté pour le mettre à la disposition du public français. D'une part, le manuel se fonde sur la grammaire du français. D'autre part, il a été largement récrit afin de correspondre aux habitudes universitaires françaises. De nombreux concepts grammaticaux ont été introduits, le grec a été systématiquement accentué, l'ordonnancement de certains chapitres a été revu pour qu'ils répondent aux habitudes d'apprentissage de l'enseignement du grec.
La montée de l'incroyance et de l'athéisme, l'abondance de la littérature du désespoir et du cynisme ont stimulé les croyants à redécouvrir combien leur foi est la semence d'un enthousiasme humain absolument original. Bien plus, par une curieuse convergence, la réflexion philosophique, l'inquiétude théologique, la contestation politique de la religion et le renouveau de la pensée catholique suscité par le dernier concile posent dans des perspectives nouvelles la question du sens de l'espérance chrétienne. Fernand Dumont établit les préalables à une théologie de l'espérance. Michel M. Campbell analyse la tentation de l'espérance dans quelques oeuvres contemporaines. Roger Lapointe recherche, à partir de la parodie du mot Bloomusalem, le sens du langage de l'espérance Jean Richard définit l'espérance à l'époque de la "mort de Dieu" . André Myre situe l'espérance et le royaume de Dieu dans l'Ecriture. Jean-Marc Dufort évoque l'espérance tradition liturgique. André Naud, en conclusion, dégage les espérances séculières à Vatican II. De propos délibéré, ces pages présentent, non pas seulement une étude collective sur un thème donné, mais une recherche sur la méthode prendre pour l'aborder et, par même, esquissent l'amorce d'un renouveau de la démarche et du regard théologiques. a donc semblé opportun et d'un intérêt certain de publier ces recherches de la Société canadienne Théologie dans collection Le Point Théologique, dirigée par Charles KANNENGIESSER.
Cet ouvrage, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux: forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective); délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.
Une application minutieuse inspirée par un répertoire organistique allant de Frescobaldi jusqu'aux oeuvres de l'auteur lui-même est le mot d'ordre de cet ouvrage qui veut faire suite à celui de La Musique et le Geste, aussi confié aux éditions Beauchesne. Remarques porteuses d'expériences pratiques, libres présentations esthétiques accompagnant des lustres de concerts et d'enregistrements et qui permettent d'aller d'emblée à l'essentiel, de toucher ce noyau central qui libère les forces devant présider à l'interprétation. Rencontre entre l'esprit et le monde, comme la rencontre entre La Musique et le Geste, dans ce désir de céder dans l'aura musical au pouvoir de l'écriture. Bref, un fil conducteur stratégique et fonctionnel, menant organistes et amateurs d'orgue, au gré de 142 oeuvres abordées, à la source d'une écoute et d'un acte musical efficients et lumineux. Bref répertoire des oeuvres présentées Parmi les 142 entrées se trouvent les auteurs suivants : Frescobaldi, Michelangelo Rossi, Nicolas de Grigny, J. Stanly, Frei Jacinto, José Carlos Seixas, Vivaldi, Gesualdo, Haendel, D. Scarlatti, J.S. Bach (18 entrées), Mozart, F. Liszt, J. Reubke, C. Franck, F. Mendelshonn, R. Schumann, J. Brahms, Ch.M. Widor, Moussorgsky, Vierne, Rachmaninov, Tchaïkovski, Stravinski, Honegger, Dupré, Bacewicz, Max Bauman et... Jean Guillou (64 entrées)