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Théorie de la constitution
Schmitt Carl
PUF
42,60 €
Épuisé
EAN :9782130451464
Au moment où, en France, les traductions de Carl Schmitt se multiplient, la présente traduction dans la collection " Léviathan " de la Théorie de la Constitution (1928) peut être considérée comme un événement. Grâce à elle, le lecteur francophone aura enfin accès à ce chef-d'?uvre de la littérature constitutionnelle et politique de notre siècle et à l'un des rares ouvrages systématiques de cet auteur. Un grand universitaire - un juriste-savant comme l'on dit en Allemagne - au sommet de son art malgré son jeune âge (40 ans), entreprend de donner sa propre description des régimes politiques occidentaux saisis au miroir de la République de Weimar. Le juriste se sentira en terre d'élection lorsqu'il lira les développements sur les notions de Constitution, de pouvoir constituant - les plus abstraits - ou sur les techniques constitutionnelles libérales et démocratiques. Il pourra enfin découvrir avec Schmitt l'un des plus grands juristes-théoriciens de son temps. Toutefois, le public concerné par cet ouvrage déborde, et de loin, celui des juristes. Rassemblant son vaste savoir sur la philosophie politique, le droit et l'histoire constitutionnelle, Carl Schmitt a écrit ici un ouvrage inclassable qui s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à l'Etat moderne. Dans Théorie de la Constitution, l'originalité et la profondeur de sa pensée s'allient avec bonheur à une érudition vivante et à une remarquable capacité de systématisation. Après avoir défendu la validité d'une notion politique de la Constitution et polémiqué avec son grand adversaire - le viennois Hans Kelsen, promoteur du normativisme - Schmitt entreprend d'analyser l'Etat de droit libéral-bourgeois en le décomposant en deux éléments antithétiques - libéraux (les droits de l'homme, la séparation des pouvoirs) et politiques (la représentation et l'identité). L'ouvrage s'achève sur une théorie de la Fédération d'une surprenante actualité au regard de la construction européenne. La visée polémique des propos juridiques de l'auteur ne fait guère de doute. Schmitt, en tant que théoricien " constitutionnel " de la raison d'Etat, subvertit la construction juridique libérale de l'Etat et de la constitution en proposant une théorie de l'Etat issue d'une lecture autoritaire d'Hegel. En mettant à jour les points obscurs et les limites de la démocratie libérale, son ouvrage peut paradoxalement conduire à une plus grande intelligence de ce régime. Plutôt que de lire son ?uvre de façon apologétique, il vaut mieux la recevoir comme un défi intellectuel d'envergure que n'hésiteront pas à relever, sans mépris ni anathème, tous ceux qui examinent les problèmes les plus épineux de la démocratie et du libéralisme. Penseur " dérangeant ", Schmitt appartient bien à la lignée de Machiavel et de Hobbes. Olivier Beaud
Après la Théorie de la Constitution parue dans cette collection en 1993, voici la traduction de la somme de droit international de Carl Schmitt. Si le premier ouvrage fut écrit par un jeune professeur en pleine ascension sous la République de Weimar. Le nomos de la terre est le témoignage d'un homme dont la fulgurante carrière a trouvé une fin abrupte après l'effondrement du Troisième Reich. C'est à partir de cette situation que l'auteur nous propose sa vision du premier ordre juridique global que la terre ait connu : à savoir un droit international public émanant de l'Europe conquérante au début des Temps modernes, culminant aux XVIIIème et XIXème siècles, avant d'être mis au défi par la montée du Nouveau Monde, puis liquidé dans les tourmentes du XXème siècle. Ce droit international - appelé d'ordinaire "classique" - apparaît ici non pas comme avatar d'une catégorie juridique intemporelle, mais comme formation historique concrète et en quelque manière unique, portée par l'Etat souverain, lui aussi considéré comme un produit spécifique de l'Europe post-médiévale. Avant même d'être un ordre normatif, ce droit public de l'Europe qui projetait son nomos sur la terre était un ordre spatial, et c'est de là que lui venait sa véritable cohésion. De là aussi son principal effet, qui était de limiter la guerre en Europe, de la circonscrire à la faveur d'un espace d'expansion et de libre concurrence au dehors. Apprivoiser la guerre, l'enserrer dans une forme : telle est d'ailleurs la fonction première de tout ordre juridique international digne de ce nom, et c'est en quoi a consisté la réussite du Jus publicum Europaeum. Inversement, c'est en quoi ont failli au XXème siècle les tentatives d'abolir la guerre par un nouvel ordre international universaliste fondé sur des constructions purement normatives, détachées de toute assise spatiale concrète. Car on a certes éliminé de la sorte le concept classique de la guerre-duel, qui plaçait les belligérants sur le même pied, sans égard à leur causes respectives ; mais on a aussi compromis la neutralité des Etats tiers et plus encore le retour des belligérants à une paix acceptable pour toutes les parties. En lieu et place, on a ressuscité la notion discriminante de guerre juste, qui pousse les adversaires à se démoniser réciproquement et favorise ainsi la dérive vers la guerre totale, non moins que vers la guerre civile internationale. Voilà les thèses centrales de ce droit des gens sub specie belli ac spatii : parues en 1950, elles bravaient volontiers les modes intellectuelles de l'époque, suscitant débats et contradictions ; pour être en effet discutables, elles restent cependant plus que jamais dignes d'être discutées en cette fin du XXème siècle.
Résumé : Cette traduction, publiée en 1993, fut la première en France de cette oeuvre monumentale, dans laquelle un grand universitaire entreprend de donner sa propre description des régimes politiques occidentaux, au miroir de la République de Weimar. Ce vaste ouvrage s'adresse à tous ceux qu'intéresse l'Etat moderne. Après avoir défendu la validité d'une notion politique de la Constitution et polémiqué avec Hans Kelsen, partisan d'un normativisme, Carl Schmitt analyse l'Etat de droit libéral-bourgeois en le décomposant en deux éléments antithétiques : libéraux (droits de l'homme et séparation des pouvoirs) et politiques (représentation et identité). Il termine sur une théorie de la Fédération novatrice au regard de notre actuelle construction européenne. Toutefois, le but polémique de l'auteur est réel, sa proposition de théorie de l'Etat étant directement issue d'une lecture autoritaire de Hegel. La lecture de ce penseur " dérangeant " reste néanmoins un défi intellectuel pour tous ceux qui étudient les problèmes de la démocratie et du libéralisme.
Schmitt Carl ; Steinhauser Marie-Louise ; Freund J
Deux textes majeurs de Carl Schmitt sont réunis dans ce livre. La Notion de politique (1932) expose les thèses qui forment le coeur de sa pensée: l'Etat ne se confond pas avec la politique, il n'en est qu'une expression historique et périssable. Le politique lui-même est le lieu de discrimination de l'ami et de l'ennemi. Dans l'époque moderne, l'Etat est cette instance qui désigne l'ennemi et décide de la guerre ou de la paix. Théorie du partisan (1962) examine la situation créée par l'effritement du monopole politique de l'Etat à partir de 1945, quand le conflit se généralise du fait de la politisation de toutes les sphères de la vie sociale. Apparaît alors le partisan, que nous appelons parfois le terroriste, combattant de cette guerre totale et figure emblématique de notre modernité.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein