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Théorie de la Constitution. 2e édition
Schmitt Carl ; Beaud Olivier
PUF
21,00 €
Épuisé
EAN :9782130627647
Cette traduction, publiée en 1993, fut la première en France de cette oeuvre monumentale, dans laquelle un grand universitaire entreprend de donner sa propre description des régimes politiques occidentaux, au miroir de la République de Weimar. Ce vaste ouvrage s'adresse à tous ceux qu'intéresse l'Etat moderne. Après avoir défendu la validité d'une notion politique de la Constitution et polémiqué avec Hans Kelsen, partisan d'un normativisme, Carl Schmitt analyse l'Etat de droit libéral-bourgeois en le décomposant en deux éléments antithétiques : libéraux (droits de l'homme et séparation des pouvoirs) et politiques (représentation et identité). Il termine sur une théorie de la Fédération novatrice au regard de notre actuelle construction européenne. Toutefois, le but polémique de l'auteur est réel, sa proposition de théorie de l'Etat étant directement issue d'une lecture autoritaire de Hegel. La lecture de ce penseur " dérangeant " reste néanmoins un défi intellectuel pour tous ceux qui étudient les problèmes de la démocratie et du libéralisme.
Résumé : Carl Schmitt (1888-1985) est surtout connu en France pour avoir produit deux nouveaux concepts du politique et de la théologie politique. Le concours qu'il apporta au régime nazi est moins souvent évoqué. On présente ici l'un des textes (inédit) majeurs par lesquels Carl Schmitt a congédié la Constitution de Weimar et a théorisé l'ordre nouveau national-socialiste. L'opposition de l'ami et de l'ennemie est éclairée ici par celle du camarade du peuple et de l'ennemi de la race. Carl Schmitt élabore une doctrine de l'ordre concret qui trouve dans le principe du Führer son centre de décision. Contrairement à Hegel qui pensait l'homme comme " personne universelle ", au centre de la juridiction de l'Etat moderne - un homme universel " parce qu'il est homme non parce qu'il est juif, catholique, protestant, allemand ou italien " -, Carl Schmitt fait de la réalité du peuple allemand la seule source de légitimité des lois. L'actualité de ce texte nous invite à penser les dangers et les ressources d'une conception de l'Etat qui prétend s'affranchir des normes morales universelles.
En dépit de ses engagements politiques, dont sa réputation a porté le poids, Carl Schmitt apparaît aujourd'hui comme une des figures majeures de la pensée politique du xxe siècle, dont l'influence souterraine s'est exercée en profondeur, en particulier sur la réflexion constitutionnelle. Dans sa théorie, la théologie politique est une pièce essentielle pour l'interprétation de la nature du politique: "Presque tous les concepts prégnants de la théorie moderne de l'Etat sont des concepts théologiques sécularisés." Le Dieu tout-puissant est devenu le législateur omnipotent; la "situation exceptionnelle" a finalement pour le droit la même signification que le miracle. De ce vaste transfert, le grand juriste et philosophe souligne les implications et les conséquences pour l'évolution des sociétés modernes. Sous ce titre sont réunis deux essais écrits à près de cinquante ans d'intervalle, 1922 et 1969. Le premier contient, entre autres, le chapitre sur la souveraineté, dont la première phrase - "Est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle" - est devenue célèbre. Le second est une réponse aux critiques de toute théologie politique inspirée du christianisme, critiques développées en 1935 par le théologien Erik Peterson et reçues depuis lors comme un dogme.
Résumé : Au moment où, en France, les traductions de Carl Schmitt se multiplient, la présente traduction dans la collection " Léviathan " de la Théorie de la Constitution (1928) peut être considérée comme un événement. Grâce à elle, le lecteur francophone aura enfin accès à ce chef-d'?uvre de la littérature constitutionnelle et politique de notre siècle et à l'un des rares ouvrages systématiques de cet auteur. Un grand universitaire - un juriste-savant comme l'on dit en Allemagne - au sommet de son art malgré son jeune âge (40 ans), entreprend de donner sa propre description des régimes politiques occidentaux saisis au miroir de la République de Weimar. Le juriste se sentira en terre d'élection lorsqu'il lira les développements sur les notions de Constitution, de pouvoir constituant - les plus abstraits - ou sur les techniques constitutionnelles libérales et démocratiques. Il pourra enfin découvrir avec Schmitt l'un des plus grands juristes-théoriciens de son temps. Toutefois, le public concerné par cet ouvrage déborde, et de loin, celui des juristes. Rassemblant son vaste savoir sur la philosophie politique, le droit et l'histoire constitutionnelle, Carl Schmitt a écrit ici un ouvrage inclassable qui s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à l'Etat moderne. Dans Théorie de la Constitution, l'originalité et la profondeur de sa pensée s'allient avec bonheur à une érudition vivante et à une remarquable capacité de systématisation. Après avoir défendu la validité d'une notion politique de la Constitution et polémiqué avec son grand adversaire - le viennois Hans Kelsen, promoteur du normativisme - Schmitt entreprend d'analyser l'Etat de droit libéral-bourgeois en le décomposant en deux éléments antithétiques - libéraux (les droits de l'homme, la séparation des pouvoirs) et politiques (la représentation et l'identité). L'ouvrage s'achève sur une théorie de la Fédération d'une surprenante actualité au regard de la construction européenne. La visée polémique des propos juridiques de l'auteur ne fait guère de doute. Schmitt, en tant que théoricien " constitutionnel " de la raison d'Etat, subvertit la construction juridique libérale de l'Etat et de la constitution en proposant une théorie de l'Etat issue d'une lecture autoritaire d'Hegel. En mettant à jour les points obscurs et les limites de la démocratie libérale, son ouvrage peut paradoxalement conduire à une plus grande intelligence de ce régime. Plutôt que de lire son ?uvre de façon apologétique, il vaut mieux la recevoir comme un défi intellectuel d'envergure que n'hésiteront pas à relever, sans mépris ni anathème, tous ceux qui examinent les problèmes les plus épineux de la démocratie et du libéralisme. Penseur " dérangeant ", Schmitt appartient bien à la lignée de Machiavel et de Hobbes. Olivier Beaud
Résumé : "L?adhésion de Carl Schmitt au mouvement national-socialiste dès 1933 a jeté sur l?ensemble de son oeuvre une ombre inquiétante", écrit Dominique Séglard en présentation de cet ouvrage. Dans ce texte issu de deux conférences prononcées en 1934 à l?occasion de l?anniversaire de la prise de pouvoir d?Hitler, Carl Schmitt mêle sa pensée économique aux bases de sa justification morale et juridique du nazisme. Il y met en concurrence trois types de pensée juridique : le normativisme, le décisionnisme et la pensée de l?ordre concret, dans laquelle l?Etat possède un pouvoir absolu, la seule conforme à l?essence du peuple allemand. Il conservera cette substance dans sa pensée toute sa vie, alors même que c?est cette vision trop éloignée de la Volksgemeinschaft qui lui vaudra les critiques et le désaveu des cadres du régime dès 1934. Plus qu?un document historique, ce texte est un élément essentiel à la compréhension de la pensée globale de Carl Schmitt.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).