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La dictature
Schmitt Carl
SEUIL
24,80 €
Épuisé
EAN :9782020206013
En 1930, Walter Benjamin écrivait à Carl Schmitt : "Grâce à vos méthodes de recherche en philosophie de l'Etat, j'ai trouvé dans La Dictature, une confirmation de mes méthodes de recherche en philosophie de l'art..." A l'origine, la dictature est une institution de la République romaine. Le dictateur reçoit une mission, il est commis par la République pour rétablir l'ordre républicain, dans un temps limité à six mois. La dictature "souveraine", spécifiquement moderne, telle la "Dictature du prolétariat", est quant à elle illimitée et vise à créer un nouvel ordre. Ainsi, quel qu'en soit le type, la dictature est par essence une institution destinée à faire face à l'état d'exception. Et si le libéralisme hésite devant cette "solution", si radicale, c'est justement parce qu'il ne veut pas entendre parler d'état d'exception, ni de souveraineté. Il postule en effet une constitution qui limite la puissance de l'Etat et est censée prévoir tous les cas. En cela, il est insuffisant - et c'est, entre autres, ce que permet de comprendre la synthèse historique magistrale proposée par Carl Schmitt.
Résumé : Carl Schmitt (1888-1985) est surtout connu en France pour avoir produit deux nouveaux concepts du politique et de la théologie politique. Le concours qu'il apporta au régime nazi est moins souvent évoqué. On présente ici l'un des textes (inédit) majeurs par lesquels Carl Schmitt a congédié la Constitution de Weimar et a théorisé l'ordre nouveau national-socialiste. L'opposition de l'ami et de l'ennemie est éclairée ici par celle du camarade du peuple et de l'ennemi de la race. Carl Schmitt élabore une doctrine de l'ordre concret qui trouve dans le principe du Führer son centre de décision. Contrairement à Hegel qui pensait l'homme comme " personne universelle ", au centre de la juridiction de l'Etat moderne - un homme universel " parce qu'il est homme non parce qu'il est juif, catholique, protestant, allemand ou italien " -, Carl Schmitt fait de la réalité du peuple allemand la seule source de légitimité des lois. L'actualité de ce texte nous invite à penser les dangers et les ressources d'une conception de l'Etat qui prétend s'affranchir des normes morales universelles.
Schmitt Carl ; Deroche-Gurcel Lilyane ; Haggenmach
Carl Schmitt (1888-1985) fut professeur de droit public à Bonn, puis à Berlin sous la République de Weimar. Sa compromission avec le régime nazi le priva de sa chaire pendant la deuxième partie de sa vie, qu'il mena retiré à Plettenberg. Cet ouvrage, publié en 1950, a suscité et suscite toujours de vifs débats, car l'analyse des thèses exprimées concernant un ordre juridique international reste d'actualité.
Schmitt Carl ; Steinhauser Marie-Louise ; Freund J
Deux textes majeurs de Carl Schmitt sont réunis dans ce livre. La Notion de politique (1932) expose les thèses qui forment le coeur de sa pensée: l'Etat ne se confond pas avec la politique, il n'en est qu'une expression historique et périssable. Le politique lui-même est le lieu de discrimination de l'ami et de l'ennemi. Dans l'époque moderne, l'Etat est cette instance qui désigne l'ennemi et décide de la guerre ou de la paix. Théorie du partisan (1962) examine la situation créée par l'effritement du monopole politique de l'Etat à partir de 1945, quand le conflit se généralise du fait de la politisation de toutes les sphères de la vie sociale. Apparaît alors le partisan, que nous appelons parfois le terroriste, combattant de cette guerre totale et figure emblématique de notre modernité.
Résumé : "L?adhésion de Carl Schmitt au mouvement national-socialiste dès 1933 a jeté sur l?ensemble de son oeuvre une ombre inquiétante", écrit Dominique Séglard en présentation de cet ouvrage. Dans ce texte issu de deux conférences prononcées en 1934 à l?occasion de l?anniversaire de la prise de pouvoir d?Hitler, Carl Schmitt mêle sa pensée économique aux bases de sa justification morale et juridique du nazisme. Il y met en concurrence trois types de pensée juridique : le normativisme, le décisionnisme et la pensée de l?ordre concret, dans laquelle l?Etat possède un pouvoir absolu, la seule conforme à l?essence du peuple allemand. Il conservera cette substance dans sa pensée toute sa vie, alors même que c?est cette vision trop éloignée de la Volksgemeinschaft qui lui vaudra les critiques et le désaveu des cadres du régime dès 1934. Plus qu?un document historique, ce texte est un élément essentiel à la compréhension de la pensée globale de Carl Schmitt.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?