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Histoires
Schmidt Arno
TRISTRAM
17,00 €
Épuisé
EAN :9782907681292
Les Histoires ordinaires ou extraordinaires sorties tout droit des souvenirs d'un chef géomètre à la retraite sont contées avec humour et fantaisie dans l'unique but de divertir le petit auditoire assemblé autour de lui. Géodésistes, pharmaciens, géomètres ou gendarmes, incarnent les figures emblématiques de la bourgeoisie de province et composent le tableau d'une époque un peu fanée et vieillotte. Comme autant d'anecdotes sans préambules, ni morale d'aucune sorte, ces histoires tantôt graves et macabres, tantôt insouciantes et burlesques brossent le portrait d'un homme et plus généralement d'une société conventionnelle et rigide. Mais bientôt nous quittons le petit cénacle familier pour changer de narrateur qui n'est autre qu'Arno Schmidt lui-même. D'une plume plus directe et incisive, donc plus moderne, c'est au lecteur cette fois qu'il adresse ses Histoires. --Lenaïc Gravis & Jocelyn Blériot
La notoriété posthume, considérable, d'Arno Schmidt en Allemagne est à la mesure inverse du mépris dans lequel il fut tenu longtemps dans son propre pays et de sa confidentialité en France. Tandis que, de son vivant, l'écrivain dépassa rarement le seuil de la pauvreté, des centaines de chercheurs travaillent aujourd'hui, notamment à la fondation qui lui est consacrée à Bargfeld (où il vivait en ermite et où il est mort en 1979), à décrypter ses manuscrits, à repérer les milliers de références dissimulées dans ses textes, à mettre en évidence toutes les dimensions de cette oeuvre stupéfiante."
Heinrich During, un petit fonctionnaire à l'esprit acéré et critique, observe les effets de la propagande nazie dans l'Allemagne de l'immédiat avant-guerre. Ses collègues de bureau, sa femme et ses propres enfants le dégoûtent. Il n'obtient de réconfort que dans la liaison qu'il entretient avec Käthe, une lycéenne du voisinage, dans ses promenades à travers la campagne et l'étude de vieux documents - sa passion. C'est ainsi qu'il découvre l'histoire d'un déserteur de l'armée napoléonienne qui, un siècle plus tôt, hantait et terrorisait la région. Puis il trouve la cabane qui lui servait de repaire dans les marais. En 1944, quand les bombardements alliés commencent - en une extraordinaire scène d'Apocalypse qui est l'un des nombreux morceaux de bravoure du roman -, Heinrich et Käthe parviennent à s'échapper et à rejoindre la cabane... Scènes de la vie d'un faune est le roman le plus connu d'Arno Schmidt. Pour cette nouvelle traduction, Nicoles Taubes s'est appuyée sur la masse considérable de recherches et de commentaires que ce chef-d'?uvre a suscités depuis sa première parution en 1953.
Avec Miroirs Noirs, le lecteur est reconduit sur les lieux où se déroulait déjà l'action des Scènes de la vie d'un faune et Brand's Haide, les deux premiers volets de la Trilogie Enfants de Nobodaddy. Mais cette fois-ci Arno Schmidt tâte de l'anticipation : tout se passe entre 1960 et 1962, la Troisième Guerre mondiale, nucléaire, est terminée depuis des années (le roman fut rédigé en 1951, en pleine guerre de Corée) et elle a dévasté la presque totalité du monde habité. Surgit un homme qui vient de loin. Il semble le seul survivant. Ce farouche solitaire élit domicile au milieu des genévriers. Il se construit une maison, plante des pommes de terre, réunit une petite bibliothèque, des tableaux. Il n'a plus rien d'autre à faire qu'à écrire. C'est là qu'apparaît une femme, errant à travers l'Europe. Une brève idylle réunira ces deux êtres fiers, mais ils ne deviendront pas un nouveau couple Adam-Eve. Lisa repart, tandis que l'homme reste. Il lui suffit de vivre dans la compagnie de la forêt, du vent et de la lune et d'écrire sous l'oeil des grands écrivains du passé qu'il vénère, les Poe Wieland, Tieck, Cooper, E.T.A. Hoffmann. Peu importe qu'il n'y ait plus de lecteurs, en dehors de toute justification éthique l'écrivain anonyme perpétue la mémoire et l'imaginaire.
Le dernier livre mythique d'Arno Schmidt, Soir bordé d'or, est enfin réédité : cet adieu testamentaire à la vie est en même temps une remémoration des ambitions de jeunesse : l'histoire pétaradante d'une bande de jeunes faisant irruption dans la bibliothèque-forteresse de vieux lettrés qui ne refusent pas la bagarre. Affrontements de toute sorte, métaphysiques, littéraires, politiques, philosophiques et, bien entendu, sexuels. Arno Schmidt admirait Joyce, et la forme dialogique qu'il adopte dans le récit de cette confrontation homérique, roman polymorphe où le réalisme le plus cru côtoie des féeries toutes purcelliennes, où une âpre confession autobiographique recouvre des trésors d'érudition, s'accompagne d'un travail sur la langue qu'aucun écrivain allemand n'avait jusque-là tenté. Une farce féerie, 55 tableaux des confins Rust(r)iques pour amateurs de crocs-en-langue. Dactylogramme au format 32, 5 X 44 cm traduit aux dimensions de l'original. 49 dessins de l'auteur et autres images. Imprimé sur papier chamois de 175 g. Tirage limité à 600 exemplaires. Traduit de l'allemand par Claude Riehl. 215 p. (1991)
SÉLECTIONNÉ POUR LE "PRIX MÉDICIS", LE "PRIX DÉCEMBRE" ET LE "PRIX DU ROMAN DES ÉTUDIANTS FRANCE CULTURE - TÉLÉRAMA""J'ai beaucoup aimé La Tannerie de Celia Levi. C'est très fort, très bien écrit. Elle est une héritière directe de Flaubert." (Marie Darrieussecq - FRANCE INTER)"Une bombe que cette satire de nos établissements artistiques et culturels à la mode. Noir et jubilatoire." (Fabienne Pascaud - TÉLÉRAMA)"Aussi discrète qu'engagée, Celia Levi poursuit avec La Tannerie sa peinture critique des nouveaux visages de l'exploitation contemporaine." (Véronique Rossignol - LIVRES HEBDO)"Tout, dans ce roman qui se dévore comme les meilleures séries télé, converge pour photographier notre siècle. Celia Levi dit les espoirs, les fantasmes et la détresse de toute une génération face au monde qui vient." (Grégoire Leménager - L'OBS)"Celia Levi signe un roman dont l'impeccable classicisme et le calme apparent dissimulent une colère brûlante." (Raphaëlle Leyris - LE MONDE)"Un bijou politique. Le roman d'une génération. La nôtre." (Jean-Nicolas Schoeser - CULTUROPOING)Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'" accueillante " à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin.D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil.Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs.Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance.La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent.Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.
Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s'absenter du domicile familial... et disparaît pendant plus de vingt ans.Longtemps après l'abandon de l'enquête par la police, faute d'indices concrets - Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa s?ur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière.Puis un soir, Julie refait surface à l'improviste. Alors qu'on avait soupçonné que l'adolescente ait pu être enlevée et assassinée - un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes -, l'histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ?Après La Course (Prix Millepages 2017), Nina Allan s'impose avec ce nouveau roman comme une virtuose du mystère, des zones d'ombre et des failles intimes. La Fracture est le cinquième livre qu'elle publie aux éditions Tristram.
Alain Julien Rudefoucauld régénère l'écriture romanesque par un parler direct, jaillissant, imagé, dont l'intensité ne cesse de croître jusqu'au point final du livre. Le Dernier Contingent a obtenu le Prix du Livre France Culture / Télérama 2012.