Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Goethe. Et un de ses admirateurs
Schmidt Arno ; Riehl Claude ; Drews Jörg
TRISTRAM
10,15 €
Épuisé
EAN :9782907681551
Né en 1914 à Hambourg, mort en 1979 à Bargfeld dans la lande de Lunebourg, Arno Schmidt est l'auteur d'une oeuvre dont l'originalité transcende les catégories habituelles.Homme aux passions multiples - de l'arpentage à l'astronomie en passant par la traduction d'Edgar Poe -, il puise aussi dans la culture la plus populaire et sa propre expérience pour construire des récits débordants d'humour burlesque et d'audaces techniques, dont Jean-Patrick Manchette louait « passées les quatre ou cinq premières minutes de surprise, la formidable limpidité ».Par la précision de sa riposte à l'obscurantisme nazi, par l'impact poétique de la langue qu'il s'est forgée, par ses jeux de pensées incessants et inépuisables, Arno Schmidt a révolutionné la littérature allemande de la seconde moitié du 20e siècle. Il est aujourd'hui traduit dans une dizaine de pays.On a enfin trouvé le moyen de ressusciter les défunts, quoique pour une unique fois tous les 100 ans et pour une journée seulement. Une « Académie des Arts et des Lettres » s'emploie à intervalles réguliers à ranimer les grandes têtes molles de la littérature. Un homme du métier - c'est-à-dire « un écrivain contemporain » - est chargé d'accompagner le revenant durant sa brève excursion terrestre. Mais qui s'occupera de qui ? Telle est la question.
Lampon de Samos, un jeune élève d'Aristote, descend le fleuve Euphrate en compagnie d'une petite troupe de comédiens rencontrés par hasard. Il va rejoindre son oncle qui est un des officiers de la garde rapprochée d'Alexandre le Grand à Babylone. Au fil de son voyage et des discussions avec les comédiens notées dans son journal, il perd peu à peu ses illusions sur le conquérant qu'il adulait plus que tout. La belle chanteuse et danseuse Monika achève de le déniaiser, tandis que le tyran agonise, empoisonné. Dans ce court roman de 1949, Arno Schmidt brosse, avec sa précision coutumière et des anachronismes revendiqués, les derniers jours de l'empire macédonien. On comprend vite que son but est de soulever dans l'esprit des lecteurs le problème de l'adhésion en masse du peuple allemand et de certains intellectuels à un régime mégalomane et sanguinaire. Mais, comme toujours dans les récits antiques "de Schmidt, c'est par la restitution merveilleuse des paysages traversés et la capacité de l'écriture à nous rendre proche ce monde révolu, que nous sommes d'abord touchés. "
Les Histoires ordinaires ou extraordinaires sorties tout droit des souvenirs d'un chef géomètre à la retraite sont contées avec humour et fantaisie dans l'unique but de divertir le petit auditoire assemblé autour de lui. Géodésistes, pharmaciens, géomètres ou gendarmes, incarnent les figures emblématiques de la bourgeoisie de province et composent le tableau d'une époque un peu fanée et vieillotte. Comme autant d'anecdotes sans préambules, ni morale d'aucune sorte, ces histoires tantôt graves et macabres, tantôt insouciantes et burlesques brossent le portrait d'un homme et plus généralement d'une société conventionnelle et rigide. Mais bientôt nous quittons le petit cénacle familier pour changer de narrateur qui n'est autre qu'Arno Schmidt lui-même. D'une plume plus directe et incisive, donc plus moderne, c'est au lecteur cette fois qu'il adresse ses Histoires. --Lenaïc Gravis & Jocelyn Blériot
Résumé : Entre " Scènes de la vie d'un faune ", dont l'action se déroule entre 1939 et 1944, et " Miroirs noirs " (à paraître), où Arno Schmidt évoque les lendemains d'une troisième guerre mondiale nucléaire qu'il situe par anticipation en 1960, " Brand's Haide " occupe la place centrale de la trilogie " Enfants de Nobodaddy " écrite encore sous le choc de la guerre. Ce deuxième volet a pour cadre les six mois allant du printemps à l'automne 1946 : le retour de captivité, l'errance des réfugiés, leur accueil réticent par une population qui déjà ne se souvient de rien. L'homme qui s'est sorti de l'enfer va s'installer comme écrivain et homme de lettres dans une double réalité, celle des conditions ambiantes observées avec une acuité sarcastique et celle de l'imaginaire où la forêt est habitée par des esprits élémentaires et où un amour impossible se transforme en littérature. Avec " Léviathan " et la trilogie " Enfants de Nobodaddy " qui sera bientôt disponible en entier, Christian Bourgois aura présenté au public français les textes majeurs de l'?uvre d'Arno Schmidt dans sa première période.
La notoriété posthume, considérable, d'Arno Schmidt en Allemagne est à la mesure inverse du mépris dans lequel il fut tenu longtemps dans son propre pays et de sa confidentialité en France. Tandis que, de son vivant, l'écrivain dépassa rarement le seuil de la pauvreté, des centaines de chercheurs travaillent aujourd'hui, notamment à la fondation qui lui est consacrée à Bargfeld (où il vivait en ermite et où il est mort en 1979), à décrypter ses manuscrits, à repérer les milliers de références dissimulées dans ses textes, à mettre en évidence toutes les dimensions de cette oeuvre stupéfiante."
SÉLECTIONNÉ POUR LE "PRIX MÉDICIS", LE "PRIX DÉCEMBRE" ET LE "PRIX DU ROMAN DES ÉTUDIANTS FRANCE CULTURE - TÉLÉRAMA""J'ai beaucoup aimé La Tannerie de Celia Levi. C'est très fort, très bien écrit. Elle est une héritière directe de Flaubert." (Marie Darrieussecq - FRANCE INTER)"Une bombe que cette satire de nos établissements artistiques et culturels à la mode. Noir et jubilatoire." (Fabienne Pascaud - TÉLÉRAMA)"Aussi discrète qu'engagée, Celia Levi poursuit avec La Tannerie sa peinture critique des nouveaux visages de l'exploitation contemporaine." (Véronique Rossignol - LIVRES HEBDO)"Tout, dans ce roman qui se dévore comme les meilleures séries télé, converge pour photographier notre siècle. Celia Levi dit les espoirs, les fantasmes et la détresse de toute une génération face au monde qui vient." (Grégoire Leménager - L'OBS)"Celia Levi signe un roman dont l'impeccable classicisme et le calme apparent dissimulent une colère brûlante." (Raphaëlle Leyris - LE MONDE)"Un bijou politique. Le roman d'une génération. La nôtre." (Jean-Nicolas Schoeser - CULTUROPOING)Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'" accueillante " à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin.D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil.Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs.Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance.La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent.Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.
Résumé : Pendant les dernières années de sa vie, Mark Twain (Samuel L Clemens) - écrivain le plus célèbre de son temps - s'est consacré à l'écriture d'une immense autobiographie. L'autobiographie l'intéressait, disait-il, à condition de pouvoir tout dire". Mais un livre qui "dirait tout" étant impubliable du vivant de l'auteur et de ses proches, Twain avait spécifié que son Autobiographie ne pourrait paraître que "cent ans après sa mort". Ce moment est arrivé. Les responsables du Mark Twain Project, au sein de l'Université de Califomie, rendent aujourd'hui publique cette somme étourdissante. En grande partie dictée, pour préserver le caractère spontané du récit et de l'expression, sans plan arrêté ni déroulé chronologique traditionnel, cette Autobiographie stupéfie par sa constante liberté de forme et de ton. Riche de centaines de pages, elle comptera trois volumes. Dans L'Amérique d'un écrivain, comme dans Une histoire américaine, Twain est à son meilleur, généreux, déchaîné et plus drôle que jamais - en particulier à travers les très nombreux portraits de ses contemporains. Il embrasse histoire personnelle, passion de l'écrit et Histoire de l'Amérique, dans ce qui peut apparaître comme étant ce fameux "Grand Roman Américain", qui est depuis toujours le mythe ultime de la littérature des Etats-Unis.
Le 16 juillet 1994 dans la région de Manchester, Julie Rouane, dix-sept ans, prétexte un rendez-vous avec une copine pour s'absenter du domicile familial... et disparaît pendant plus de vingt ans.Longtemps après l'abandon de l'enquête par la police, faute d'indices concrets - Raymond Rouane, persuadé que sa fille est toujours vivante, continue à explorer seul toutes les pistes possibles. En vain. La mère de Julie et sa s?ur cadette, Selena, tentent elles aussi de faire front, chacune à leur manière.Puis un soir, Julie refait surface à l'improviste. Alors qu'on avait soupçonné que l'adolescente ait pu être enlevée et assassinée - un homme de la région ayant avoué plusieurs meurtres de femmes -, l'histoire que Julie raconte à Selena est tout à fait différente. Mais est-il possible de la croire ?Après La Course (Prix Millepages 2017), Nina Allan s'impose avec ce nouveau roman comme une virtuose du mystère, des zones d'ombre et des failles intimes. La Fracture est le cinquième livre qu'elle publie aux éditions Tristram.
De William Burroughs à Jean-Jacques Schuhl, de Joy Division à David Cronenberg, nombreux sont les lecteurs pour qui La Foire aux atrocités a été une révélation. Commencé à la fin des années 1960, complété et achevé dans les années 90, ce roman-laboratoire traverse tous les livres de l'auteur de Crash, Empire du Soleil, La Bonté des femmes et Super-Cannes - et les contient tous. Les stéréotypes nourrissant notre quotidien - la violence, la technologie, la culture de la célébrité qui envahissent désormais sans discrimination les musées, les médias et la rue -sont mis à nu dans ce texte prophétique avec une intensité poétique qui sidérera le lecteur contemporain. Chaque paragraphe de chaque chapitre " expose " une facette de la catastrophe invisible qui disloque notre monde. Les notes, échos ou commentaires par lesquels J.G. Ballard a actualisé son propos initial, font de La Foire aux atrocités un livre aujourd'hui sans équivalent. Au moment où la réalité semble avoir rejoint la fiction imaginée naguère par Ballard, où son influence se fait sentir dans tous les domaines de la création, la réédition de l'état final de ce work in progress à lectures multiples devrait en toute logique placer ce "classique moderne" à la place que lui reconnaît la critique anglo-saxonne : celle du plus grand auteur anglais de la fin du 20c' siècle.