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Alexandre Scriabine
Schloezer Boris de ; Victoroff Tatiana
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753594746
Boris de Schloezer publia ce livre en russe à Berlin dès 1923. Il fut traduit en français en 1975 à l'initiative de Marina Scriabine. La nouvelle édition propose une traduction révisée et complétée par un corpus d'articles sur Scriabine publiés par Schloezer dans les presses russe et française. Réunis pour la première fois, ces textes révèlent les étapes de sa réflexion sur l'oeuvre du compositeur depuis les premières rencontres entre les deux hommes à Moscou en 1902 jusqu'aux écrits des années 50-60 d'un Schloezer devenu penseur européen reconnu. Dès 1909 et la création du Poème de l'Extase, Schloezer pressent la musique de Scriabine comme "le début d'une nouvelle époque de la culture" . Il précise cette intuition en analysant les tendances à la "dématérialisation" du son dans les sonates ou l'invention, dans les symphonies, de "l'accord de Prométhée" afin de mettre en évidence les nouvelles conceptions harmoniques créées par Scriabine. Cet ensemble de textes est tout aussi révélateur de l'évolution de la philosophie de l'art de Schloezer qui s'élabore en dialogue continu avec le compositeur dont l'oeuvre est perçue comme "une unité vivante et concrète" . Cet Alexandre Scriabine contient en germe plusieurs concepts théoriques de Boris de Schloezer et peut ainsi devenir une excellente introduction à l'ensemble de son oeuvre. Cette oeuvre à la fois philosophique et critique est désormais complètement disponible dans la collection "Aesthetica" des PUR : Introduction à J. -S. Bach (1947, éd. par P. -H. Frangne, 2009) ; Stravinsky (1929, éd. par Ch. Esclapez, 2012) ; Comprendre la musique (articles de presse de 1921 à 1956, éd. par Th. Picard, 2011) ; Problèmes de la musique moderne (1959, éd. par B. Sève, 2016).
Faisant suite à la réédition, également aux Presses universitaires de Rennes, d'Introduction à J S Bach, cet ouvrage a pour but de faire redécouvrir celui qui fut, en France, durant une large partie du XXe siècle, un des plus grands penseurs de la musique, témoin et commentateur avisé des évolutions capitales qu'a connues cet art à l'époque: de la modernité française au sérialisme et à la musique concrète; de la redécouverte de Bach aux innovations de Stravinsky - qui fut pour lui l'interlocuteur essentiel. Critique à La NRF pendant plus de trente ans et collaborateur régulier de La Revue musicale, Boris de Schloezer a en effet été le véritable introducteur et promoteur de l'esthétique musicale en France. Au centre de sa réflexion, on trouve trois questions aussi simples à formuler que complexes à traiter: qu'est-ce que la musique? Qu'est-ce que la comprendre? Comment en rendre compte dans l'ordre du langage? Au fil de ces pages, on verra comment, profitant du moindre événement offert par la vie musicale de son temps pour reformuler avec clarté et rigueur la plupart des problèmes fondateurs de l'esthétique musicale, Schloezer réussit à forger des concepts décisifs et un système de pensée novateur. Il parvient à extorquer un peu de son secret à cette sphinge dont il s'amusait à orner ses chroniques: la musique.
Ce livre est la réédition (avec présentation, bibliographie, index et un texte de Gaëtan Picon) d'un grand livre de philosophie de l'art beaucoup trop méconnu. Écrit pendant la Seconde Guerre mondiale dans le sillage de la phénoménologie d'Edmund Husserl et de Roman Ingarden, il entend refonder la pensée musicale en superposant 3 dimensions: Cette refondation de la pensée musicale se veut systématiquement adossée à l'analyse de la musique de Jean-Sébastien Bach. Cette dernière constitue le socle sur lequel une pensée de la musique ne se veut pas une pure construction abstraite mais se déploie comme un instrument de connaissance qui s'essaye et s'éprouve. Plus profondément, cette refondation se donne pour tâche d'envelopper de façon transhistorique l'ensemble des questions liées à l'essence de la musique et à l'ontologie de l'oeuvre musicale. Structure esthétique fermée sur soi, l'oeuvre musicale ne saurait se réduire ni à la partition, ni à l'exécution, ni aux phénomènes sonores, ni aux états mentaux du musicien ou de l'auditeur. À l'origine de ces deux dimensions, la pensée de Schloezer s'élargit encore pour s'étendre à la philosophie de l'art elle-même préoccupée de la nature et des opérations de toute oeuvre d'art; de la position du récepteur; du travail du créateur et du sens de la signification que l'artiste met en oeuvre. Biographie de l'auteur Pierre-Henry Frangne, maître de conférences en esthétique à l'université Rennes 2 Haute Bretagne.
Chestov Léon ; Schloezer Boris de ; Fotiade Ramona
Résumé : Tome VII des oeuvres telles que Chestov les avait lui-même ordonnées, Le Pouvoir des clés, publié juste après les horreurs de la première guerre mondiale, marque un tournant dans son oeuvre, désormais plus ouvertement orientée vers le questionnement de la foi. Le "pouvoir des clés" , pour Chestov, c'est ce droit que s'arroge chaque homme, qu'il soit catholique ou athée, d'ouvrir pour lui-même et pour ses proches les clés du royaume des cieux, de croire que, s'il fait le bien, il obtiendra le paradis. Or, pour Chestov, l'homme doit renoncer à l'idée que ce pouvoir est entre ses mains, la vérité ne commence qu'au moment où la raison perd pied. On la trouve chez ces hommes (de Plotin à Nietzsche, de Shakespeare à Dostoïevski) qui, à un moment de leur vie, ont perdu toutes les clés et ont connu une expérience qui est de l'ordre de la révélation. Comme tous les livres de Chestov, et comme les grands livres de Nietzsche, Le Pouvoir des clés est construit sans esprit de système, en courts chapitres qui sont autant de petits essais, brillamment écrits, sans jargon philosophique. Il contient en outre le premier article de Chestov sur Husserl, écrit dès 1916. Husserl, avec son projet d'établir définitivement "la philosophie comme science rigoureuse" , est pour Chestov l'adversaire absolu - mais les deux philosophes s'estiment et se rencontrent à plusieurs reprises. "Memento mori" contribua, lors de la parution de sa traduction en 1925, à l'introduction de la phénoménologie en France.
Attaché, tel un diable visionnaire, aux pas chancelants de ses personnages, pantins grotesques autant qu'ils sont pathétiques, Gogol parcourt Pétersbourg, transfigurée sous sa plume en un inquiétant théâtre d'ombres. Du Manteau au Portrait, en passant par Le journal d'un fou, Le Nez et La Perspective Nevsky, ces nouvelles fantastiques et cocasses, par-delà la satire de la société russe, donnent à voir un univers imprévisible, gouverné par le non-sens. Ainsi que l'écrivait Nabokov, "l'essence de l'humanité est dérivée d'une manière irrationnelle du chaos de faux-semblants qui compose le monde de Gogol'."
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.