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Le pouvoir des clés
Chestov Léon ; Schloezer Boris de ; Fotiade Ramona
BRUIT DU TEMPS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782358731775
Tome VII des oeuvres telles que Chestov les avait lui-même ordonnées, Le Pouvoir des clés, publié juste après les horreurs de la première guerre mondiale, marque un tournant dans son oeuvre, désormais plus ouvertement orientée vers le questionnement de la foi. Le "pouvoir des clés" , pour Chestov, c'est ce droit que s'arroge chaque homme, qu'il soit catholique ou athée, d'ouvrir pour lui-même et pour ses proches les clés du royaume des cieux, de croire que, s'il fait le bien, il obtiendra le paradis. Or, pour Chestov, l'homme doit renoncer à l'idée que ce pouvoir est entre ses mains, la vérité ne commence qu'au moment où la raison perd pied. On la trouve chez ces hommes (de Plotin à Nietzsche, de Shakespeare à Dostoïevski) qui, à un moment de leur vie, ont perdu toutes les clés et ont connu une expérience qui est de l'ordre de la révélation. Comme tous les livres de Chestov, et comme les grands livres de Nietzsche, Le Pouvoir des clés est construit sans esprit de système, en courts chapitres qui sont autant de petits essais, brillamment écrits, sans jargon philosophique. Il contient en outre le premier article de Chestov sur Husserl, écrit dès 1916. Husserl, avec son projet d'établir définitivement "la philosophie comme science rigoureuse" , est pour Chestov l'adversaire absolu - mais les deux philosophes s'estiment et se rencontrent à plusieurs reprises. "Memento mori" contribua, lors de la parution de sa traduction en 1925, à l'introduction de la phénoménologie en France.
Initialement publié en 1937, Athènes et Jérusalem: un essai de philosophie religieuse, le dernier livre, "le plus hardi et le plus conséquent" de Léon Chestov (1866-1938), est ici réédité avec l'essai que lui a consacré Yves Bonnefoy en 1967, "L'obstination de Chestov", qui demeure la plus belle incitation qui soit à découvrir l'oeuvre du philosophe russe.
Résumé : " Chestov [...] démontre sans trêve que le système le plus serré, le rationalisme le plus universel finit toujours par buter sur l'irrationnel de la pensée humaine. Aucune des évidences ironiques, des contradictions dérisoires qui déprécient la raison ne lui échappe. Une seule chose l'intéresse et c'est l'exception, qu'elle soit de l'histoire du coeur ou de l'esprit. A travers les expériences dostoïevskiennes du condamné à mort, les aventures exaspérées de l'esprit nietzschéen, les imprécations d'Hamlet ou l'amère aristocratie d'un Ibsen, il dépiste, éclaire et magnifie la révolte humaine contre l'irrémédiable. Il refuse ses raisons à la raison et ne commence à diriger ses pas avec décision qu'au milieu de ce désert sans couleurs où toutes les certitudes sont devenues pierres. "
Chestov Léon ; Schloezer Boris de ; Fotiade Ramona
La philosophie prétend absolument être une science, une science telle que les mathématiques, et si les autres moyens d'atteindre ce but lui manquent, c'est la théorie de la connaissance alors qui vient en dernier lieu à sa rescousse. II se peut que la plupart des lecteurs ne veuillent pas le savoir, cependant les oeuvres de Dostoïevski et de Nietzsche contiennent non pas une réponse, mais une question: peuvent-ils encore conserver quelque espoir, ceux qu'ont repoussés la science et la morale? Autrement dit: la philosophie de la tragédie est-elle possible?"
Publié en 1907, deux ans après Monteriano, Le plus long des voyages est le roman le plus autobiographique de Forster, et celui qu'il était "le plus heureux d'avoir écrit", si l'on en croit l'"Introduction de l'auteur" qu'il lui adjoignit en 1960, publiée ici pour la première fois en français.
Publié en 1924 et traduit en français dès l'année suivante, Route des Indes est le dernier et le plus complexe des romans de Forster. La tentative de relier deux mondes que tout oppose, déjà au coeur de ses livres antérieurs, y acquiert une tout autre dimension, confrontant cette fois la réalité infiniment confuse et mystérieuse, insaisissable, de l'Inde à l'orgueil et aux préjugés britanniques. Le roman est ici suivi d'Au fil de l'Inde, recueil d'articles écrits par Forster à la suite de ses voyages, en 1914 et 1923, et réunis par lui sous ce titre en 1936.
Ayant par miracle survécu à cinq années de Goulag, Julius Margolin (1900-1971) est l'auteur d'un témoignage majeur, Voyage au pays des Ze-Ka, écrit dès son retour à Tel-Aviv en 1946. On y quittait Margolin à la sortie du camp, à l'été 1945, sans savoir comment se terminerait son odyssée. Luba Jurgenson a retrouvé et rassemblé des textes inédits de l'auteur relatant le retour, "Le chemin vers l'Occident, Slavgorod, Lodz, Varsovie, Paris, Marseille, après une année passée dans l'Altaï où il fut assigné à résidence à sa libération. Mais aussi une autobiographie inachevée,"Huit chapitres sur l'enfance", qui sont comme un prélude à"l'éducation européenne"de Margotin, permettant de comprendre le cadre social et intellectuel à l'intérieur duquel se forgera le récit de l'expérience fondamentale, celle de la confrontation de l'individu à la violence d'Etat."
Professeur de littérature américaine, traducteur et essayiste, Marc Amfreville est l'auteur de Charles Brockden Brown. La part du doute (Belin, 2000), Herman Melville, Pierre or the Ambiguities. L'ombre portée (Ellipses, 2003), et Ecrits en souffrance (Michel Houdiard, 2009). En 2006, il a reçu le prix Maurice Edgar Coindreau pour sa traduction du livre de Monique Truong, Le Livre du sel, Rivages, 2005.