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LE STATUT DE LA THEOLOGIE. Bref exposé
Schleiermacher Friedrich
CERF
25,30 €
Épuisé
EAN :9782204050364
C'est dans le contexte de la mise en place de L'Université humboldtienne à Berlin que Friedrich Schleiermacher, en 1811, publie le présent ouvrage consacré au statut de la théologie, à son organisation interne et à sa fonction. Schleiermacher posait là les bases d'une compréhension moderne de la théologie : délibérément articulée à la réalité d'une histoire à interpréter et à une tâche pratique à réguler (Schleiermacher définit la théologie comme discipline positive), la théologie se noue comme interrogation et élaboration critique spécifique (Schleiermacher parle de théologie philosophique). Schleiermacher rompt avec toute argumentation de type supranaturaliste. La théologie ressortit aux disciplines vouées à l'examen de la vie humaine s'exprimant dans la culture et l'organisation sociale. On lira ce texte avec profit au moment où sont réouverts les débats touchant la légitimité et le statut respectifs des sciences religieuses, d'une philosophie de la religion et de la théologie, à l'heure d'une confrontation interreligieuse plus accusée et d'un questionnement renouvelé touchant la laïcité et la raison.
Schleiermacher Friedrich ; Schlegel Friedrich ; Ri
Cet ouvrage constitue la première traduction en français des Introductions de F.D.E. Schleiermacher aux dialogues de Platon ainsi que des textes de F. Schlegel relatifs à Platon. Cette traduction est précédée d'une introduction où son auteur tente de montrer comment les enjeux philosophiques des penseurs romantiques les conduisirent à négliger la vérité historique dans leur exégèse de Platon. Ainsi, la conception schlégélienne de la philosophie platonicienne et même de la philosophie tout court entrait totalement en contradiction avec l'idée de l'existence d'une doctrine platonicienne non écrite à tendance systématisante. Selon Schlegel, en effet, " la philosophie aspirant à prendre son envol sur l'Infini sans jamais parvenir à l'atteindre ne saurait être confinée ni dans des écrits ni dans des lettres et des systèmes ". Seule la forme dialectique était susceptible de refléter le va-et-vient incessant d'une pensée en quête de l'Infini. " La philosophie de Platon se confondait avec la philosophie en soi car Platon avait réussi à faire coïncider le fond et la forme de sa pensée dans ses écrits. Platon avait une philosophie mais pas de système. " Dans ses écrits, Platon avait choisi le genre le plus adéquat pour traduire sa conception de la méthode et de la forme du discours philosophique, à savoir le dialogue. Loin de crypter les doctrines de Platon, les dialogues embrassaient la quintessence de sa philosophie. Dans ses Introductions aux dialogues de Platon, Schleiermacher reprit à son compte en les " absolutisant " les présupposés philosophiques de Schlegel et substitua ce faisant une herméneutique " organiciste " à l'herméneutique systématisante de W.G. Tennemann. Mais loin de s'imposer, le " paradigme romantique " suscita dès cette époque des réactions critiques, notamment chez l'éminent philologue et disciple de Schleiermacher, A. Boeckh et chez K.F. Hermann. De nos jours, le débat se poursuit entre les antiésotéristes et les tenants de l'ésotérismes platonicien, selon lesquels il s'agit non de combattre Schleiermacher, mais de le dépasser dans la voie qu'il a lui-même tracée. L'ambition de l'ouvrage est de mettre à la portée du lecteur éclairé les textes qui sont à la base de ce débat amorcé au début du XIXe siècle afin qu'il puisse juger sur pièces.
DIALECTIQUE. Pour une logique de la vérité. Comme Fichte et Hegel, ses contemporains et collègues à l'université de Berlin, Schleiermacher s'est trouvé engagé dans la quête idéaliste du Système. Mais là où la Doctrine de la science et la Science de la logique prétendent à la fois fonder et achever le savoir, en se mouvant dans l'immanence de la conscience ou de l'esprit, la Dialectique s'ouvre d'emblée sur la réalité transcendante des savoirs en conflit et se contente d'établir, sous le nom ancien d'un «art de philosopher», les principes métaphysiques et logiques de la recherche commune du vrai.Dans une première partie, «transcendantale», l'auteur expose les conditions de possibilité et les limites du savoir pur, pour définir dans la seconde, «technique», les règles de sa construction effective. Partant de l'inévitable relativité du savoir humain, pris dans l'écart constitutif de l'absolu (l'éthique) et du langage (l'herméneutique), cette première théorie de la connaissance intersubjective revêt aujourd'hui une actualité insoupçonnée.
Biographie de l'auteur F. D. E. Schleiermacher (1768-1834) est un théologien et philosophe protestant dont l'influence fut essentielle durant tout le XIXe siècle et que l'on redécouvre depuis une trentaine d'années.
Schleiermacher Friedrich ; Chalamet Christophe ; R
Friedrich Schleiermacher (1768-1834) reste l'une des figures majeures de la pensée protestante. Publiés en première édition en 1821-1822, les deux volumes de La foi chrétienne exposée dans sa cohérence selon les principes de l'Eglise protestante ont fait date. Dans le prolongement de ses discours De la religion (1799), Schleiermacher y reprend toutes les affirmations doctrinales du protestantisme et de l'histoire des Eglises pour les discuter, les détricoter, les resituer dans une perspective marquée par la conscience de soi, cela au gré d'une démarche qui n'est pas sans rappeler la maïeutique socratique. Cette oeuvre restait inaccessible en français. La voici dans une traduction de Bernard Reymond qui se veut fidèle tout en surmontant au mieux les difficultés de sa syntaxe originale.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).