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DIALECTIQUE. Pour une logique de la vérité
Schleiermacher Friedrich
CERF
52,80 €
Épuisé
EAN :9782204050852
DIALECTIQUE. Pour une logique de la vérité. Comme Fichte et Hegel, ses contemporains et collègues à l'université de Berlin, Schleiermacher s'est trouvé engagé dans la quête idéaliste du Système. Mais là où la Doctrine de la science et la Science de la logique prétendent à la fois fonder et achever le savoir, en se mouvant dans l'immanence de la conscience ou de l'esprit, la Dialectique s'ouvre d'emblée sur la réalité transcendante des savoirs en conflit et se contente d'établir, sous le nom ancien d'un «art de philosopher», les principes métaphysiques et logiques de la recherche commune du vrai.Dans une première partie, «transcendantale», l'auteur expose les conditions de possibilité et les limites du savoir pur, pour définir dans la seconde, «technique», les règles de sa construction effective. Partant de l'inévitable relativité du savoir humain, pris dans l'écart constitutif de l'absolu (l'éthique) et du langage (l'herméneutique), cette première théorie de la connaissance intersubjective revêt aujourd'hui une actualité insoupçonnée.
Schleiermacher Friedrich ; Berner Christian ; Décu
L'" Esthétique " de Friedrich Schleiermacher (1768-1834) a été tenue par Dilthey pour " l'esthétique du romantisme " et saluée par Benedetto Croce pour avoir préparé " une orientation complètement différente " des esthétiques de Hegel et Schelling, qui la place dans la lignée de la " Poétique " d'Aristote, de la " Science nouvelle " de Vico et de la " Critique de la faculté de juger " de Kant. Pourtant, pour des raisons qui tiennent sans doute en partie au sort éditorial de ces leçons, la philosophie esthétique de Schleiermacher n'a pas encore rencontré l'écho que son acuité et sa modernité pouvaient lui apporter. Ayant participé à l'aventure du premier romantisme allemand, Schleiermacher suit une lignée critique en déplaçant la problématique de la " réflexion " sur les formes du beau et de l'élaboration d'un système des beaux arts au " faire " artistique dans son universalité anthropologique : l'art n'est pas d'abord affaire de jugement, mais se comprend, dans le processus de la production de l'oeuvre, comme une des possibilités fondamentales de l'activité humaine. Cette démarche évoque ainsi par endroits, plus que les esthétiques ou les philosophies de l'art qui lui sont contemporaines, la " philosophie des formes symboliques " d'Ernst Cassirer. L'art est pour Schleiermacher l'expression du sentiment individuel par le travail de l'imagination (" Fantasie "). Il est à la fois interprétation du monde et formation de la subjectivité. L'oeuvre est la mise en forme d'un sentiment. Réflexion et inspiration sont également impliquées en elle. Une telle esthétique transforme le concept de " génie ", qui n'est plus cantonné à la spontanéité naturelle ni réservé à des esprits d'exception, puisque " tous les hommes sont des artistes ". Il y a donc bien une communauté esthétique qui se forme, mais dans un rapport de constante réciprocité, pour autant qu'apprécier l'oeuvre est participer de sa production, être actif. Par cet aspect, Schleiermacher reprend les motifs les plus féconds du premier romantisme. Le texte traduit est le manuscrit du cours d'esthétique de 1819 complété d'ajouts ultérieurs, de notes critiques et des discours académiques de 1831-1832 sur le concept de beau.
C'est dans le contexte de la mise en place de L'Université humboldtienne à Berlin que Friedrich Schleiermacher, en 1811, publie le présent ouvrage consacré au statut de la théologie, à son organisation interne et à sa fonction. Schleiermacher posait là les bases d'une compréhension moderne de la théologie : délibérément articulée à la réalité d'une histoire à interpréter et à une tâche pratique à réguler (Schleiermacher définit la théologie comme discipline positive), la théologie se noue comme interrogation et élaboration critique spécifique (Schleiermacher parle de théologie philosophique). Schleiermacher rompt avec toute argumentation de type supranaturaliste. La théologie ressortit aux disciplines vouées à l'examen de la vie humaine s'exprimant dans la culture et l'organisation sociale. On lira ce texte avec profit au moment où sont réouverts les débats touchant la légitimité et le statut respectifs des sciences religieuses, d'une philosophie de la religion et de la théologie, à l'heure d'une confrontation interreligieuse plus accusée et d'un questionnement renouvelé touchant la laïcité et la raison.
Schleiermacher Friedrich ; Schlegel Friedrich ; Ri
Cet ouvrage constitue la première traduction en français des Introductions de F.D.E. Schleiermacher aux dialogues de Platon ainsi que des textes de F. Schlegel relatifs à Platon. Cette traduction est précédée d'une introduction où son auteur tente de montrer comment les enjeux philosophiques des penseurs romantiques les conduisirent à négliger la vérité historique dans leur exégèse de Platon. Ainsi, la conception schlégélienne de la philosophie platonicienne et même de la philosophie tout court entrait totalement en contradiction avec l'idée de l'existence d'une doctrine platonicienne non écrite à tendance systématisante. Selon Schlegel, en effet, " la philosophie aspirant à prendre son envol sur l'Infini sans jamais parvenir à l'atteindre ne saurait être confinée ni dans des écrits ni dans des lettres et des systèmes ". Seule la forme dialectique était susceptible de refléter le va-et-vient incessant d'une pensée en quête de l'Infini. " La philosophie de Platon se confondait avec la philosophie en soi car Platon avait réussi à faire coïncider le fond et la forme de sa pensée dans ses écrits. Platon avait une philosophie mais pas de système. " Dans ses écrits, Platon avait choisi le genre le plus adéquat pour traduire sa conception de la méthode et de la forme du discours philosophique, à savoir le dialogue. Loin de crypter les doctrines de Platon, les dialogues embrassaient la quintessence de sa philosophie. Dans ses Introductions aux dialogues de Platon, Schleiermacher reprit à son compte en les " absolutisant " les présupposés philosophiques de Schlegel et substitua ce faisant une herméneutique " organiciste " à l'herméneutique systématisante de W.G. Tennemann. Mais loin de s'imposer, le " paradigme romantique " suscita dès cette époque des réactions critiques, notamment chez l'éminent philologue et disciple de Schleiermacher, A. Boeckh et chez K.F. Hermann. De nos jours, le débat se poursuit entre les antiésotéristes et les tenants de l'ésotérismes platonicien, selon lesquels il s'agit non de combattre Schleiermacher, mais de le dépasser dans la voie qu'il a lui-même tracée. L'ambition de l'ouvrage est de mettre à la portée du lecteur éclairé les textes qui sont à la base de ce débat amorcé au début du XIXe siècle afin qu'il puisse juger sur pièces.
Schleiermacher Friedrich ; Böckh August ; Berner C
Biographie de l'auteur Christian Berner, maître de conférences en philosophie à l'université de Lille-3, a notamment traduit de Schleiermacher : Herméneutique (Ed. du Cerf, " Passages ", 1989), Dialectique (avec D. Thouard, Ed. du Cerf, " Passages ", 1997) et Des différentes méthodes du traduire et autre texte (avec A. Berman, " Points " Ed. du Seuil, 1999). Il a en outre publié La Philosophie de Schleiermacher. Herméneutique, Dialectique, Ethique (Ed. du Cerf, " Passages ",1995). Le projet de traduction de l'Ethique de 1805-1806 a obtenu, en 1997, le " Prix de la traduction scientifique pour la promotion des relations franco-allemandes " de la Fondation DVA
Claude-Jean Allègre, né le 31 mars 1937 à Paris, est un géochimiste et un homme politique français. Ses travaux scientifiques et sa carrière de chercheur ont notamment été récompensés par le prix Crafoord en 1986 et la médaille d'or du CNRS en 1994. Il est membre de l'Académie des sciences française. Il a été ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie dans le gouvernement Lionel Jospin de 1997 à 2000. En parallèle de sa carrière scientifique, Claude Allègre a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et pris des positions publiques sur les thèmes de l'université française et de la recherche. Connu pour son franc-parler, il a suscité des controverses, en particulier par ses prises de position sur l'origine et l'évolution du réchauffement climatique.
Résumé : Père de la théorie de l'évolution, Charles Darwin (1809-I882) a fait vaciller sur leurs bases les dogmes scientifiques et religieux de son temps, affirmant entre autres que "l'homme descend d'un quadrupède velu muni d'une queue, probablement arboricole". Mais quel homme était l'auteur de ce séisme intellectuel dont l'onde de choc vibre encore aujourd'hui ? De l'étudiant en théologie à l'agnostique convaincu, du voyageur audacieux traversant les Andes à clos de mule au vieux sage retiré dans son village du Kent, du rationaliste intransigeant à l'hypocondriaque abusé par des charlatans, Charles Darwin, révolutionnaire malgré lui, aura vécu une existence tout à la fois paisible et schizophrène où le conformiste Mister Charles s'oppose au subversif docteur Darwin.
Un inventaire ses inventions les plus loufoques de tous les temps. De la poussette anti-attaque chimique au casque ventouse en passant par la cage à fenêtre pour bébé, le masque à poker, le parapluie à chaussures, le chapeau radio, le réducteur de menton, le chariot amphibie et le tank volant, nos inventeurs ont fait preuve, à n'en pas douter, d'une imagination sans limites !
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.