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Georges Pompidou et l'Allemagne
Schirmann Sylvain ; Mohamed-Gaillard Sarah
PETER LANG AG
60,65 €
Épuisé
EAN :9789052010588
Bien que Georges Pompidou n'ait pas eu la même intimité avec l'Allemagne que le général de Gaulle ou que le président Giscard d'Estaing, il a su et compris dès son élection en 1969 que la relation franco-allemande, et sa relation avec Brandt, était centrale en Europe et nécessaire à la France. S'il comprenait l'Ostpolitik, il fut également sensible au différentiel économique entre les deux puissances et n'eut de cesse de chercher à développer la coopération industrielle entre les deux pays. Celle-ci devait bien évidemment contribuer à la modernisation de la France. Il oeuvra également en faveur de la langue et de la culture française dans les discussions avec le chancelier Brandt. La reprise du dialogue entre Paris et Bonn en 1969 favorisa la relance européenne. Mais à partir de 1973, des divergences sensibles apparurent malgré tout entre les deux partenaires. Paris assuma alors ses responsabilités. A travers une large sélection de documents issus des archives de la Présidence de la République, cet ouvrage montre comment la politique de Georges Pompidou est inscrite dans une dimension nationale et internationale, notamment européenne.
Quel regard jettent les autres Etats européens sur 50 ans de coopération franco-allemande (traité de l'Elysée de 1963) ? Ne sont-ils pas les mieux placés pour jauger de l'intensité de leurs relations, de leurs dysfonctionnements, de leurs apports aux relations interétatiques et de la construction européenne ? Les autres Etats sont un excellent miroir pour la relation franco-allemande et nous apprennent autant sur la coopération entre les deux riverains du Rhin qu'une investigation centrée sur le seul tandem franco-allemand.
Le XXe siècle a posé au syndicalisme beaucoup de défis dont les enjeux ont dépassé les frontières nationales. Bien que conscient dès ses origines de l'importance de l'international, le mouvement ouvrier a-t-il cependant su leur faire face ? Pris dans les ambivalences de l'"âge des extrêmes" et les bouleversements économiques, le mouvement syndical est demeuré en quête d'unité et de convergence internationale. Son volontarisme s'est cependant souvent trouvé contré par des logiques antagonistes. Cet ouvrage propose divers éclairages, portés à travers le XXe siècle, sur les succès ou l'infortune des rapprochements, réalisés ou simplement envisagés, dans le but de renforcer la position des travailleurs. Il a trait aux manifestations et à la portée de l'action syndicale internationale dans différents contextes et à différents échelons.
Les expériences communes des Européens conduisent-elles à une "européanisation des consciences" ? L'amorce d'un processus de construction européenne au XXe siècle, et notamment après 1945, s'est nourrie d'un narratif mettant en valeur l'apport de ce processus à la paix, au développement socio-économique et à l'enracinement démocratique. Ce narratif est présent dans l'ensemble des discours et décliné à travers des adaptations nationales dans la majeure partie des Etats membres de l'UE. En panne aujourd'hui, il mérite d'être interrogé. Ne favorise-t-il pas des "mémoires concurrentes" , rendent difficile l'émergence de lieux de mémoire européens ? Compte tenu, justement, de certains événements mémoriels : centenaire de la Grande Guerre, soixantième anniversaire du déclenchement de la guerre d'Algérie, conférence de Genève de 1954 qui scelle la fin de la première guerre d'Indochine, échec de la CED en 1954 qui lance le processus de réarmement de l'Allemagne, les auteurs des contributions réunies dans ces actes réfléchissent à la thématique de la destinée européenne, autour de trois axes : les conflits européens (ces "guerres civiles européennes"), les victimes, et les processus de pacification. Ce volume se veut un hommage rendu à l'oeuvre de l'homme qui, dans les murs de sa maison de Scy-Chazelles, a réfléchi à la paix européenne. Il voudrait ainsi permettre le dépassement de cette classique destinée européenne évoquée par le titre de la manifestation.
Les acteurs économiques ont un poids très important dans la plupart des grandes décisions prises en ce domaine par les instances européennes. Mais ces dernières ont aussi la volonté de construire un cadre auquel les entreprises et les secteurs concernés doivent s'adapter. C'est cette double démarche que la troisième livraison des Cahiers de Fare ("Frontières, acteurs, représentations de l'Europe") essaie d'analyser au travers d'une douzaine d'articles tirés d'autant d'interventions présentées lors d'un colloque tenu à Strasbourg sur les rapports entre intégration économique et gouvernante européenne depuis les années 1950. Au fil de la démonstration, nous voyons s'esquisser un dépassement progressif des modèles nationaux dans lequel interviennent non seulement les responsables et les fonctionnaires européens, mais les diverses forces socio-économiques engagées dans ce processus. Ce mouvement général n'est toutefois pas uniforme. Il s'appuie sur les stratégies multiples qu'utilisent les acteurs en fonction des sollicitations qu'ils rencontrent, des rapports de force existants et des conjonctures qu'ils traversent. Il s'agit donc d'un phénomène complexe qu'il convient de ne pas simplifier à l'excès, quand bien même on pourrait en lire les grandes lignes.
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.