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Cahiers de fare N° 3-4 : Intégration économique et gouvernance européenne depuis les années cinquant
Schirmann Sylvain
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343020938
Les acteurs économiques ont un poids très important dans la plupart des grandes décisions prises en ce domaine par les instances européennes. Mais ces dernières ont aussi la volonté de construire un cadre auquel les entreprises et les secteurs concernés doivent s'adapter. C'est cette double démarche que la troisième livraison des Cahiers de Fare ("Frontières, acteurs, représentations de l'Europe") essaie d'analyser au travers d'une douzaine d'articles tirés d'autant d'interventions présentées lors d'un colloque tenu à Strasbourg sur les rapports entre intégration économique et gouvernante européenne depuis les années 1950. Au fil de la démonstration, nous voyons s'esquisser un dépassement progressif des modèles nationaux dans lequel interviennent non seulement les responsables et les fonctionnaires européens, mais les diverses forces socio-économiques engagées dans ce processus. Ce mouvement général n'est toutefois pas uniforme. Il s'appuie sur les stratégies multiples qu'utilisent les acteurs en fonction des sollicitations qu'ils rencontrent, des rapports de force existants et des conjonctures qu'ils traversent. Il s'agit donc d'un phénomène complexe qu'il convient de ne pas simplifier à l'excès, quand bien même on pourrait en lire les grandes lignes.
Créée par le congrès de Vienne en 1815, la Commission centrale pour la navigation du Rhin (CCNR) est souvent considérée comme la doyenne des organisations internationales contemporaines. Moderne, la CCNR l'est tout à la fois dans sa composition, son fonctionnement et son action. Sur le Rhin, elle favorise la paix, elle définit le droit de la navigation fluviale, elle assure la liberté de navigation et la non-discrimination entre pavillons des Etats membres, elle promeut les échanges économiques et l'activité des bateliers, pour lesquels elle est à l'avant-garde en termes de sécurité sociale et de conditions de travail. Innovante, la Commission centrale l'est aussi dans le développement et la modernisation des techniques de navigation et des normes environnementales. Ses succès se mesurent à l'aune du modèle qu'elle incarne pour d'autres bassins fluviaux en Amérique, en Afrique et en Asie. Pour autant, la Commission centrale reste une institution peu connue. C'est cette lacune que visait à combler — tout au moins en partie — le colloque international et interdisciplinaire des 18 et 19 juin 2015 organisé à Strasbourg à l'occasion des festivités célébrant le bicentenaire de la CCNR. Les contributions réunies dans ce cahier de Fare relèvent tout autant d'universitaires — historiens et juristes — que de praticiens et d'anciens acteurs de la CCNR. Elles éclairent d'abord l'activité internationale de la Commission centrale sous un triple aspect : primo ses relations avec les Etats membres, deuxio celles qu'elle a nouées avec des organisations internationales et des institutions européennes, tertio les conséquences des deux conflits mondiaux sur ses missions. D'autres articles mettent ensuite en lumière l'activité propre de la CCNR : elles retracent son rôle dans l'innovation technologique et scientifique puis présentent sa contribution sur le plan du droit de la navigation fluviale et du droit social des bateliers. Elles évoquent également le modèle que la CCNR représente pour d'autres bassins fluviaux.
Pendant près d'un demi-siècle, le monde a été régi par un ordre international bipolaire. Cet ordre arrive à son apogée au début de la décennie soixante-dix avec la normalisation entre les deux systèmes - l'est et l'ouest - qui n'en restent pas moins opposés. Cette normalisaiton a été permise par un perfectionnement du système internaitonal désormais doté des outils permettant d'empêcher que les crises entre ses deux pôles ne dégénèrent en conflits armés ; tout au moins sur le théâtre central de l'affrontement : l'Europe. Or, à partir de la seconde moitié de la décennie soixante-dix, des crises, d'un type parfois nouveau, commencent à porter à l'ordre ainsi établi des coups qui lui seront fatals. Le présent ouvrage analyse le déclin progressif de cet ordre international bipolaire à travers les crises tant internes qu'externes qui éclatent et qui conduiront à sa chute par un effet progressif et cumulatif. Se pose alors la question de l'ordre - ou du désordre - qui succédera à une bipolarité qui, derrière sa brutalité, avait l'avantage de la simplicité.
Comment expliquer la popularité du football à l'échelle européenne ? Une des pistes pour répondre à cette question est d'étudier le rôle de l'Union des associations européennes de football (UEFA) qui n'a eu de cesse d'agir en vue de renforcer les échanges footballistiques au niveau européen. A partir du dépouillement d'archives inédites, ce livre répond à un vide historiographique en proposant de retracer la genèse et la formation de l'UEFA dans une perspective globale et qui privilégie le long terme. Nous défendons ici la thèse que la mise en place de cette organisation au milieu des années 1950 est un tournant dans l'histoire du football européen. Trois axes principaux complémentaires sont développés tout au long de cet ouvrage. Le premier traite du rôle de la FIFA (Fédération internationale de football association), puis de l'UEFA dans le développement d'une dynamique européenne du jeu. Le deuxième questionne la possibilité qu'ont les dirigeants du football de créer un organisme qui transcende les barrières de la Guerre froide (à sa fondation, l'UEFA compte une trentaine de pays européens). Finalement, le troisième interroge les raisons de la constitution de l'UEFA durant les années 1950 ainsi que le modèle d'organisation choisi par ses promoteurs.
De la politique étrangère de l'Allemagne, on conserve souvent à l'esprit quelques idées forces héritées du passé récent : l'Allemagne serait surtout un géant économique et resterait un nain politique, un acteur avant tout pacifique sur la scène internationale, un pays dont la politique extérieure serait concentrée sur l'espace européen. En ancrant cette histoire dans la moyenne durée, de 1945 à nos jours, cet ouvrage fait apparaître les éléments de continuité mais aussi les grandes ruptures dans la politique étrangère allemande. Il montre comment les Allemagnes puis l'Allemagne réunifiée se sont progressivement affirmées sur la scène internationale, sur le plan économique et politique, mais aussi d'un point de vue culturel et militaire. Il analyse la montée en puissance du pays sur la scène internationale aussi bien que les limites de son action et souligne, un peu plus de 70 ans après la création de la République fédérale d'Allemagne, combien ce pays, au coeur de l'Europe, est redevenu une puissance globale.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.